Archives de l’auteur : J.

À propos J.

Quand on passe à l'action pour venger ceux que l'on aime, la justice personnelle entre en conflit avec la justice sociale et divine. On devient le juge, le jury, et Dieu. De ce choix découle d'effrayantes responsabilités. Certains hommes plient sous leur poids, d'autres abusent de ce moment. Le vrai hors la loi trouve l'équilibre entre la passion de son coeur, et la raison de son esprit. La solution est toujours un égal mélange de pouvoir et de devoir. Liberté. Le concept était pur, simple, vrai. Il m'a inspiré. Il a allumé en moi le feu de la révolte. Mais finalement, j'ai appris la même leçon que Goldman, Proudon et bien d'autres. Que la véritable liberté s'acquiert au prix de sacrifices et de souffrances. La plupart des hommes croient vouloir être libres, mais la vérité est qu'ils se complaisent dans le carcan de l'ordre social, des lois rigides et du matérialisme. La seule liberté à laquelle l'homme aspire réellement, c'est la liberté d'être bien. On veut tous un petit chez soit où rentrer le soir, à l'abri.

Main Square Festival : nouveaux noms pour l’édition 2017

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13 ans déjà depuis les débuts du festival pop-rock qui faisait résonner les guitares sur la Grand’Place d’Arras. Le Main Square Festival revient pour une treizième fois cette année, à la Citadelle d’Arras pour une nouvelle édition pop/rock/electro comme le veut sa sélection éclectique depuis quelques années. Alors qu’on connaissait déjà la venue de Radiohead, System of a Down et Major Lazer, Live Nation nous offre aujourd’hui plus de contenu ! Continuer la lecture

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Chronique : Justice League Dark

, Le à 2:17

Quand des meurtres à connotations paranormales ont lieu aux quatre coins du monde, la célèbre Ligue des Justiciers est dépassée, pourtant il en faudra plus à l’éternel sceptique Batman pour se débiner. C’est à travers un plongeon de 75 minutes dans les eaux troubles de l’occultisme et des arts obscurs que Justice League Dark offre un divertissement alternatif aux aventures des figures du bien habituelles de l’univers DC, dans la veine d’Assaut sur Arkham mettant en avant le Suicide Squad. Mené par la rockstar John ‘Johnny’ Constantine, le groupe de fortune improvisé et composé de Zatanna, Jason Blood, Boston Brand et autres invités déglingués à l’occasion portent le spectacle sur leurs épaules dans une ambiance lourde dont le premier quart d’heure sait instaurer un sentiment de malaise. Le principal défi à relever pour l’équipe de Jay Oliva, réalisateur, était d’adapter le script original de Guillermo del Toro sur une durée aussi courte en prenant le soin de respecter chaque personnage et son origine ainsi que toute la mythologie du label Vertigo qu’ils traînent avec eux. Magie, démons, légendes arthuriennes, tel est le bloc à intégrer en toile de fond dans l’univers déjà riche de DC et ça marche bien ! On pouvait craindre que le rôle de Batman éclipse celui des protagonistes, l’équipe d’Oliva a eu le bon goût de trouver un dosage malin pour l’homme chauve-souris, ni trop en retrait, ni trop en avant. Si l’affiche se partage plutôt de façon équilibrée entre nos nouveaux (anti)héros, c’est tout de même le duo Constantine/Zatanna qui vient accaparer l’attention fait chavirer les cœurs. Cette aventure se suffisant à elle-même, l’histoire se permet un certain nombre de risques pendant son dernier acte malgré son classicisme par rapport au genre du blockbuster qui passe par la case obligatoire de la casse collatérale en milieu urbain. Là où Justice League Dark brille, c’est clairement dans son écriture, autant dans son cheminement que dans ses dialogues crus, véritable machine à punchlines, et respectueux de l’esprit marginal des personnages. Chacun a droit à son moment de bravoure dans des tempêtes de sorcellerie et d’explosions, la répartie cinglante de Constantine, aka ‘le champion du monde des enfoirés‘ sublimée par un Matt Ryan familier au doublage est salvatrice, en équilibre stable pour ne pas tomber dans le cliché du one-liner ou dans la surenchère. Malheureusement le tableau est entaché par une animation coréenne parfois peu léchée laissant quelques coquilles grossières et par la bande-originale qui divisera par ses choix drastiques. Le travail de Robert J. Krall pour ce métrage s’articule autour d’utilisations de cordes et de chœurs pour souligner la dimension occulte des événements, avec un mix assourdissant de dubstep qu ne sera pas du goût de tous. Si on ne peut s’empêcher au travail de Noisia, on aurait mieux vu un score qui privilégie une ambiance gothique et punk-rock de façon plus adaptée. Justice League Dark est une invitation aux frontières du réel, un film d’animation sombre, désinvolte et cru. Constantine et sa bande fascinent par leur aura particulière et détonnent par l’aspect western qu’ils donnent à l’aventure. Le nouveau film d’animation DC, peu avare en séquences épiques, est facilement ce qu’on a vu de mieux dans cette collection depuis le dyptique The Dark Knight Returns. A voir et à posséder.

NB : Excellent en VO comme VF.

Note du rédacteur : 

Julien-k.

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Incubus : retour musclé avec « Nimble Bastard » extrait du prochain album

, Le à 23:57

On se croirait en 2001 avec l’actualité du jour qui se déchire entre Linkin Park, Papa Roach et une nouveauté d’Incubus ! Le célèbre groupe de fusion américaine prépare un nouveau disque après son EP Trust Fall datant déjà de 2015. Continuer la lecture

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Linkin Park : nouvel album One More Light et nouveau single « Heavy » en streaming

, Le à 18:59

Alors oui, Linkin Park sort un nouveau single portant le nom « Heavy » et qui n’a rien de heavy à proprement parlé, au moins les bases sont posées et vous savez à quoi vous attendre. Le groupe sortira son septième album au printemps et a dévoilé aujourd’hui son premier single, on vous dit tout. Continuer la lecture

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Chronique de la seconde chance : Deadpool

, Le à 23:35

Second round pour Deadpool de Tim Miller et/avec Ryan Reynolds, film le plus corrosif et geek de la St Valentin 2k16 qui n’avait que moyennement convaincu à chaud l’année passée. Pourtant l’eau a coulé sous les ponts, aujourd’hui à froid et plus enclin à recevoir ce que le film est, donne, loin des attentes visiblement trop lourdes ou inadaptées par rapport au projet, entraînant donc le sentiment de déception, qu’en est-il pour que l’on daigne lui accorder son match retour un an plus tard ? Match-retour ou peut-être que certains surnommeront ça « la critique du retournement de veste », reste que Deadpool fait partie de ces long-métrages qui donnent envie que l’on leur accorde une autre chance malgré le tapage, surabusif, tout autour et pour cause le film de Tim Miller à très bas-budget jouit d’une liberté totale par son statut, lui permettant une expression plus ample et un étalage d’esprit salace bien senti. Casting réduit mais qui excelle dans son registre incarnant une panoplie de personnages ayant tous leur pet au casque des protagonistes aux antagonistes jusqu’aux rôles contenus des deux X-Men présents, en décalage absolu et donc indispensables pour animer un final explosif, littéralement. Les défauts notés précédemment subsistent toujours, malgré toute la bonne volonté du monde, Deadpool possède un montage ingénieux dû à sa narration atypique mais clairement cache-misère qui balaye une intrigue simpliste, néanmoins efficace, au profit du one-man show dont la star n’est autre que Ryan Reynolds lui-même, sulfatant plus de vannes que de balles, dont certaines finissent par manquer leurs cibles. Raccord avec l’esprit originel de Deadpool ? Sûrement, ce qui ne l’empêche pas pour autant de tomber dans certains pièges de facilité d’écriture ou dans une certaine lourdeur (au sens balourd) sur la longueur du métrage. Si l’on rit beaucoup pendant le premier acte, le second surprend pour sa gravité et son premier degré viscéral et le sort réservé au personnage de Wade Wilson n’aurait pas été renié par David Cronenberg (La Mouche) ce qui confère à Deadpool une intéressante rupture de ton et un répertoire des genres dans lequel le film pioche avec classe. Tour à tour drôle, grave et graveleux, le film de Tim Miller possède son arrière-goût d’y revenez-y, sappé par la musique de Junkie XL qui joue avec les codes des années 80, dans lesquelles le métrage se plaît à profiter du même caractère décomplexé que durant l’âge d’or de l’actionner à punchlines. Deadpool est un film qui fait du bien autant à soi qu’à l’industrie du film, que l’on se doit de consommer et d’y retourner en cas d’humeur maussade et surtout Deadpool est aussi l’hommage le plus étincelant à George Michael que 2016 avait à offrir à l’artiste, et rien que pour ça : chapeau bas. On a désormais très hâte de voir ce que Chad Stahelski (John Wick) en fera pour le second volet que l’on imagine bigger & louder.

Note du rédacteur : 

Julien-K

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Photo Report : The Pretty Reckless @ Bataclan – Paris (26/01/17)

, Le à 0:07

Le 26 janvier dernier, c’était la sulfureuse Taylor Momsen avec son groupe, The Pretty Reckless, qui assurait un show tout en sueur 100% rock sur la scène du Bataclan de Paris. Retour en photos sur cette date archi-complète et unique pour les fans de la bande. Continuer la lecture

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Chronique : Rogue One – A Star Wars Story

, Le à 0:06

Ajouter l’impossible à la trilogie originale culte et indétrônable, s’imposer comme une réintroduction au mythe et même corriger les facilités d’écriture de l’épisode de 1977, tel était le pari fou de Gareth Edwards avec Rogue One: A Star Wars Story. Premier film indépendant de la saga de la Guerre des Etoiles et pourtant désormais indispensable, Rogue One est un film de guerre filmé à hauteur d’Homme, dans l’intimisme de ses héros brisés où le regard porté vers les étoiles est ramené de force dans la boue et la crasse du conflit pour la liberté qui jamais n’a semblé aussi brut et sanglant dans cette galaxie lointaine, très lointaine. Dans la droite lignée des Sept Samouraïs d’Akira Kurosawa plutôt que n’importe quel autre space-opéra, cette pièce unique de l’univers de George Lucas souffle un air nouveau et épique encore inconnu à la saga jusqu’à ce jour. Rogue One est un film crépusculaire assumé, une histoire de sacrifices, de courage et d’espoir portée par un brillant casting exploitant l’étincelle de chacun de ses acteurs, du talentueux et inquiétant Ben Mendelsohn, à la pétillante et touchante Felicity Jones et Mads Mikkelsen crevant de charisme, émouvant au possible, soutenus par une pléthore d’autres figures mémorables. Le film de Gareth Edwards nous écrase par son œil avisé pour le gigantisme, nous immerge avec une noirceur inédite dans la source de la magie Star Wars, funambule entre le drame familial, récit désespéré et mysticisme. Son écriture puissante creuse une artère sombre et étonnamment violente dont l’intensité atteinte dans le troisième acte par son sens de l’hécatombe reste parmi les plus marquantes sur grand écran. Poisseux, sale et profondément désespéré, Rogue One trouve son salut dans ses personnages variés et hauts en couleurs qui se débattent avec l’espoir au cœur dans cette fresque guerrière où survivre provoque le malaise, où la rouille et la saleté offrent une expansion d’univers grâce à ses lieux aussi sacrés qu’insolites dans une esthétique neuve et digne de la trilogie originale avec son cachet usé et rugueux. Rendant ses lettres de noblesse à la grandeur de la Force sous tous les aspects, autant celle qui anime chacun des personnages que dans ce qu’elle représente de plus spirituel et de mystique, Rogue One est un récit belliciste cohérent jusqu’à sa bouleversante conclusion portée avec maîtrise par la composition musicale de Michael Giacchino. Il est impossible de rendre justice à la grandeur de Rogue One: A Star Wars Story en quelques lignes gribouillées, l’expérience ne se vit et ne se ressent aucunement qu’à travers la descente aux armes sous l’éclat de génie de Gareth Edwards, de là à y voir le meilleur Star Wars depuis… toujours il n’y a qu’un pas. Ce qui est sûr c’est que ce Rogue One égale la dramaturgie, la grandeur et le traitement humain du film d’Irvin Kershner, Gareth Edwards a signé là l’équivalent de l’Empire contre-attaque pour cette génération, un film d’une grande justesse salvatrice dans sa révolte et son écho à notre climat politique actuel ; un blockbuster rebelle et symptomatique de l’ère Trump. Noble et chevaleresque jusqu’au bout, Rogue One rend son « Wars » à Star Wars avec les images les plus impressionnantes de la saga et son morceau de bravoure ultime. Théâtral, poignant, intimidant, Rogue One est plus qu’un Star Wars, est plus qu’un film de guerre, Rogue One: A Star Wars Story est un grand film tout court. Un véritable choc inattendu.  

Note du rédacteur : 

Julien-K

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Les influences de Rian Johnson pour Star Wars: The Last Jedi

, Le à 11:00

La richesse du nouveau souffle de la saga Star Wars depuis le rachat de Lucasfilm par Disney réside clairement dans la volonté d’imprégner chaque nouveau film d’une identité, d’une patte propre à chacun de ses réalisateurs. C’était la force des films originaux, et c’est cette même grande force que l’on tend à retrouver depuis The Force Awakens, Rogue One (quelle claque !) et bientôt The Last Jedi, réalisé par Rian Johnson. Continuer la lecture

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Chronique : Assassin’s Creed

, Le à 1:10

Après l’injuste échec de Warcraft dirigé par Duncan Jones, 2016 promettait une seconde ambitieuse adaptation cinématographique d’une célèbre licence vidéoludique : Assassin’s Creed, sous la caméra de Justin Kurzel. Le lourd bagage douloureux que traîne ce sous-genre cinématographique depuis des décennies se répète-t-il à nouveau ? Continuer la lecture

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Enter Shikari fête les 10 ans de TAKE TO THE SKIES en Europe

, Le à 14:36

Enter Shikari vient d’annoncer les dates européennes de la tournée mondiale célébrant les 10 ans de la sortie de Take To The Skies. Pour fêter la décennie de ce premier album, le groupe s’apprête à donner une série de concerts intimistes dans des villes où il n’est jamais encore passé, ainsi que dans quelques autres qui leur ont laissé un bon souvenir. Continuer la lecture

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Chronique : LOWER THAN ATLANTIS – Safe in Sound

, Le à 14:01

En provenance du Hertfordshire, LOWER THAN ATLANTIS agrandit de mois en mois sa communauté et à juste titre, depuis 2007 le groupe anglais incarne tout ce qu’il y’a de plus rock en définitive et vient confirmer ça dans le sang et l’encre de tatouage avec Safe in Sound, leur cinquième album. Assurément puissant, ambitieusement explosif et délicieusement accrocheur, le groupe qui a commencé par marcher sur les plate-bandes du punk et du post-hardcore il y’a 10 ans a su se forger une identité marquée en évoluant vers un power rock venant titiller les grands noms actuels tels que Biffy Clyro, Bring Me The Horizon ou les Foo Fighters et sans avoir à en rougir. Safe in Sound est une mine à hits qui emmène LOWER THAN ATLANTIS au rang des incontournables de l’arena mais aussi dans notre sélection soundtrack pour un roadtrip. Que ce soit avec « Dumb », « Could be Worse », « I Would », « Work For It » ou encore le ticket gagnant pour un passage victorieux en radio qu’est « Boomerang », la bande anglaise rassure par le respect solennel qu’elle accorde à ses influences premières sans jamais en renier la principale caractéristique bruyante dont LOWER THAN ATLANTIS peut être fier, le timbre de voix clair de Mike Duce non loin de celui de Rou Reynolds (Enter Shikari) aidant clairement, tout en accordant un regard et un emprunt à des sons rock mainstream et alternatif. Sans non plus créer la surprise totale par rapport à Changing Tune (2012) et Lower Than Atlantis (2014), la démarche de Safe in Sound s’inscrit plutôt dans une continuité avec une volonté sévère d’en découdre avec les autres. Presque à contre-courant des productions lisses des vétérans de la scène, LOWER THAN ATLANTIS confirme, à l’instar de Deaf Havana et Bring Me, qu’il est possible de conjuguer l’âme du sale gosse véritable qui transpire l’alcool et le tabac avec une forme plus chic typiquement dans l’héritage du gentleman anglais et c’est ce qu’est cet album : tout ce qu’il y’a de plus anglais (« I don’t want to be here anymore »), un rock de gendre idéal, sûrement quelque chose que Robbie Williams ne renierait à aucun moment. Safe in Sound en plus d’être une démonstration brute et frontale du hit radio-rock ultime, garantit une entrée à LOWER THAN ATLANTIS aux intouchables de la scène anglaise actuelle. Espérant dorénavant que le groupe marquera la postérité avec sa volonté aussi rare qu’appréciable de renouer avec les racines du « bloody rock’n’roll » en les imprimant de suffisamment de pop moderne et acide pour tutoyer les tenors du milieu. L’incontournable du moment !

Note du rédacteur : 

Julien-K.

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