Chronique : Justice League Dark

, Le à 2:17

Quand des meurtres à connotations paranormales ont lieu aux quatre coins du monde, la célèbre Ligue des Justiciers est dépassée, pourtant il en faudra plus à l’éternel sceptique Batman pour se débiner. C’est à travers un plongeon de 75 minutes dans les eaux troubles de l’occultisme et des arts obscurs que Justice League Dark offre un divertissement alternatif aux aventures des figures du bien habituelles de l’univers DC, dans la veine d’Assaut sur Arkham mettant en avant le Suicide Squad. Mené par la rockstar John ‘Johnny’ Constantine, le groupe de fortune improvisé et composé de Zatanna, Jason Blood, Boston Brand et autres invités déglingués à l’occasion portent le spectacle sur leurs épaules dans une ambiance lourde dont le premier quart d’heure sait instaurer un sentiment de malaise. Le principal défi à relever pour l’équipe de Jay Oliva, réalisateur, était d’adapter le script original de Guillermo del Toro sur une durée aussi courte en prenant le soin de respecter chaque personnage et son origine ainsi que toute la mythologie du label Vertigo qu’ils traînent avec eux. Magie, démons, légendes arthuriennes, tel est le bloc à intégrer en toile de fond dans l’univers déjà riche de DC et ça marche bien ! On pouvait craindre que le rôle de Batman éclipse celui des protagonistes, l’équipe d’Oliva a eu le bon goût de trouver un dosage malin pour l’homme chauve-souris, ni trop en retrait, ni trop en avant. Si l’affiche se partage plutôt de façon équilibrée entre nos nouveaux (anti)héros, c’est tout de même le duo Constantine/Zatanna qui vient accaparer l’attention fait chavirer les cœurs. Cette aventure se suffisant à elle-même, l’histoire se permet un certain nombre de risques pendant son dernier acte malgré son classicisme par rapport au genre du blockbuster qui passe par la case obligatoire de la casse collatérale en milieu urbain. Là où Justice League Dark brille, c’est clairement dans son écriture, autant dans son cheminement que dans ses dialogues crus, véritable machine à punchlines, et respectueux de l’esprit marginal des personnages. Chacun a droit à son moment de bravoure dans des tempêtes de sorcellerie et d’explosions, la répartie cinglante de Constantine, aka ‘le champion du monde des enfoirés‘ sublimée par un Matt Ryan familier au doublage est salvatrice, en équilibre stable pour ne pas tomber dans le cliché du one-liner ou dans la surenchère. Malheureusement le tableau est entaché par une animation coréenne parfois peu léchée laissant quelques coquilles grossières et par la bande-originale qui divisera par ses choix drastiques. Le travail de Robert J. Krall pour ce métrage s’articule autour d’utilisations de cordes et de chœurs pour souligner la dimension occulte des événements, avec un mix assourdissant de dubstep qu ne sera pas du goût de tous. Si on ne peut s’empêcher au travail de Noisia, on aurait mieux vu un score qui privilégie une ambiance gothique et punk-rock de façon plus adaptée. Justice League Dark est une invitation aux frontières du réel, un film d’animation sombre, désinvolte et cru. Constantine et sa bande fascinent par leur aura particulière et détonnent par l’aspect western qu’ils donnent à l’aventure. Le nouveau film d’animation DC, peu avare en séquences épiques, est facilement ce qu’on a vu de mieux dans cette collection depuis le dyptique The Dark Knight Returns. A voir et à posséder.

NB : Excellent en VO comme VF.

Note du rédacteur : 

Julien-k.

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Chronique de la seconde chance : Deadpool

, Le à 23:35

Second round pour Deadpool de Tim Miller et/avec Ryan Reynolds, film le plus corrosif et geek de la St Valentin 2k16 qui n’avait que moyennement convaincu à chaud l’année passée. Pourtant l’eau a coulé sous les ponts, aujourd’hui à froid et plus enclin à recevoir ce que le film est, donne, loin des attentes visiblement trop lourdes ou inadaptées par rapport au projet, entraînant donc le sentiment de déception, qu’en est-il pour que l’on daigne lui accorder son match retour un an plus tard ? Match-retour ou peut-être que certains surnommeront ça « la critique du retournement de veste », reste que Deadpool fait partie de ces long-métrages qui donnent envie que l’on leur accorde une autre chance malgré le tapage, surabusif, tout autour et pour cause le film de Tim Miller à très bas-budget jouit d’une liberté totale par son statut, lui permettant une expression plus ample et un étalage d’esprit salace bien senti. Casting réduit mais qui excelle dans son registre incarnant une panoplie de personnages ayant tous leur pet au casque des protagonistes aux antagonistes jusqu’aux rôles contenus des deux X-Men présents, en décalage absolu et donc indispensables pour animer un final explosif, littéralement. Les défauts notés précédemment subsistent toujours, malgré toute la bonne volonté du monde, Deadpool possède un montage ingénieux dû à sa narration atypique mais clairement cache-misère qui balaye une intrigue simpliste, néanmoins efficace, au profit du one-man show dont la star n’est autre que Ryan Reynolds lui-même, sulfatant plus de vannes que de balles, dont certaines finissent par manquer leurs cibles. Raccord avec l’esprit originel de Deadpool ? Sûrement, ce qui ne l’empêche pas pour autant de tomber dans certains pièges de facilité d’écriture ou dans une certaine lourdeur (au sens balourd) sur la longueur du métrage. Si l’on rit beaucoup pendant le premier acte, le second surprend pour sa gravité et son premier degré viscéral et le sort réservé au personnage de Wade Wilson n’aurait pas été renié par David Cronenberg (La Mouche) ce qui confère à Deadpool une intéressante rupture de ton et un répertoire des genres dans lequel le film pioche avec classe. Tour à tour drôle, grave et graveleux, le film de Tim Miller possède son arrière-goût d’y revenez-y, sappé par la musique de Junkie XL qui joue avec les codes des années 80, dans lesquelles le métrage se plaît à profiter du même caractère décomplexé que durant l’âge d’or de l’actionner à punchlines. Deadpool est un film qui fait du bien autant à soi qu’à l’industrie du film, que l’on se doit de consommer et d’y retourner en cas d’humeur maussade et surtout Deadpool est aussi l’hommage le plus étincelant à George Michael que 2016 avait à offrir à l’artiste, et rien que pour ça : chapeau bas. On a désormais très hâte de voir ce que Chad Stahelski (John Wick) en fera pour le second volet que l’on imagine bigger & louder.

Note du rédacteur : 

Julien-K

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Chronique : Seuls

, Le à 16:24

Cinquième réalisation du français David Moreau, aussi à l’aise dans l’horreur (Ils, The Eye avec Jessica Alba) que la comédie (20 ans d’écart), Seuls est l’adaptation de la BD du même nom de Fabien Vehlmann et Bruno Gazzotti, publiée depuis 2006 et qui en est actuellement à son 10ème tome sur 20 (le film recouvre les 5 premiers). L’histoire de 5 adolescents (Leïla, Dodji, Yvan, Camille et Terry) habitants Fortville qui se réveillent un matin et découvrent, tout comme Eric & Ramzy dans le film Seuls Two, que la ville est désormais déserte, les habitants semblant s’être évaporés, ne laissant que des voitures à l’arrêt et quelques effets personnels à même le sol. Ensemble, ils vont tenter de comprendre ce qu’il s’est passé, tout en trouvant refuge et tentant d’échapper aux « maitre des couteaux », un psychopathe qui s’inspire d’un personnage de BD. A l’instar de Lost et de sa mystérieuse fumée noire, ils sont également envahis par un étrange brouillard corrosif dont ils ignorent l’origine et le sens. Confirmant la jeune Sofia Lesaffre (la fille de Bernard Campan dans la suite des 3 Frères) en chef de groupe, Seuls jouit d’un casting jeune mais hors pair, laissant loin derrière le jeu faux et caricaturé des « grands » habituels, au profit d’une performance naturelle et parfois viscérale. Tour à tour violent puis drôle, toujours sincère et cohérent, mêlant habilement thriller et fantastique jusque dans sa dimension métaphysique, le film, qui n’a rien à envier au cinéma américain de genre, couple une réalisation soignée et une musique inspirée pour ce qui est d’ores et déjà une petite pépite de fantastique à la française. Tenus en haleine jusqu’au bout, on n’attend plus qu’une chose : la suite ! En attendant, on se fera plaisir à suivre les jeunes acteurs dans leurs futurs projets.

Sylvain L.

Note du rédacteur : etoile4

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Chronique : Rogue One – A Star Wars Story

, Le à 0:06

Ajouter l’impossible à la trilogie originale culte et indétrônable, s’imposer comme une réintroduction au mythe et même corriger les facilités d’écriture de l’épisode de 1977, tel était le pari fou de Gareth Edwards avec Rogue One: A Star Wars Story. Premier film indépendant de la saga de la Guerre des Etoiles et pourtant désormais indispensable, Rogue One est un film de guerre filmé à hauteur d’Homme, dans l’intimisme de ses héros brisés où le regard porté vers les étoiles est ramené de force dans la boue et la crasse du conflit pour la liberté qui jamais n’a semblé aussi brut et sanglant dans cette galaxie lointaine, très lointaine. Dans la droite lignée des Sept Samouraïs d’Akira Kurosawa plutôt que n’importe quel autre space-opéra, cette pièce unique de l’univers de George Lucas souffle un air nouveau et épique encore inconnu à la saga jusqu’à ce jour. Rogue One est un film crépusculaire assumé, une histoire de sacrifices, de courage et d’espoir portée par un brillant casting exploitant l’étincelle de chacun de ses acteurs, du talentueux et inquiétant Ben Mendelsohn, à la pétillante et touchante Felicity Jones et Mads Mikkelsen crevant de charisme, émouvant au possible, soutenus par une pléthore d’autres figures mémorables. Le film de Gareth Edwards nous écrase par son œil avisé pour le gigantisme, nous immerge avec une noirceur inédite dans la source de la magie Star Wars, funambule entre le drame familial, récit désespéré et mysticisme. Son écriture puissante creuse une artère sombre et étonnamment violente dont l’intensité atteinte dans le troisième acte par son sens de l’hécatombe reste parmi les plus marquantes sur grand écran. Poisseux, sale et profondément désespéré, Rogue One trouve son salut dans ses personnages variés et hauts en couleurs qui se débattent avec l’espoir au cœur dans cette fresque guerrière où survivre provoque le malaise, où la rouille et la saleté offrent une expansion d’univers grâce à ses lieux aussi sacrés qu’insolites dans une esthétique neuve et digne de la trilogie originale avec son cachet usé et rugueux. Rendant ses lettres de noblesse à la grandeur de la Force sous tous les aspects, autant celle qui anime chacun des personnages que dans ce qu’elle représente de plus spirituel et de mystique, Rogue One est un récit belliciste cohérent jusqu’à sa bouleversante conclusion portée avec maîtrise par la composition musicale de Michael Giacchino. Il est impossible de rendre justice à la grandeur de Rogue One: A Star Wars Story en quelques lignes gribouillées, l’expérience ne se vit et ne se ressent aucunement qu’à travers la descente aux armes sous l’éclat de génie de Gareth Edwards, de là à y voir le meilleur Star Wars depuis… toujours il n’y a qu’un pas. Ce qui est sûr c’est que ce Rogue One égale la dramaturgie, la grandeur et le traitement humain du film d’Irvin Kershner, Gareth Edwards a signé là l’équivalent de l’Empire contre-attaque pour cette génération, un film d’une grande justesse salvatrice dans sa révolte et son écho à notre climat politique actuel ; un blockbuster rebelle et symptomatique de l’ère Trump. Noble et chevaleresque jusqu’au bout, Rogue One rend son « Wars » à Star Wars avec les images les plus impressionnantes de la saga et son morceau de bravoure ultime. Théâtral, poignant, intimidant, Rogue One est plus qu’un Star Wars, est plus qu’un film de guerre, Rogue One: A Star Wars Story est un grand film tout court. Un véritable choc inattendu.  

Note du rédacteur : 

Julien-K

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Chronique : Assassin’s Creed

, Le à 1:10

Après l’injuste échec de Warcraft dirigé par Duncan Jones, 2016 promettait une seconde ambitieuse adaptation cinématographique d’une célèbre licence vidéoludique : Assassin’s Creed, sous la caméra de Justin Kurzel. Le lourd bagage douloureux que traîne ce sous-genre cinématographique depuis des décennies se répète-t-il à nouveau ? Continuer la lecture

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Chronique : Kenshin le Vagabond, la trilogie

, Le à 18:58

L’année 2016 a surtout été l’occasion de redécouvrir l’œuvre Kenshin le Vagabond manga de Nobuhiro Watsuki au format trilogie live-action avec l’arrivée en France (direct-to-dvd) des trois films réalisés par Keishi Ôtomo avec une nouvelle approche de l’histoire et surtout la preuve que les Japonais peuvent réaliser des films à grand spectacle et bien écrits avec quelqu’un qui sait se servir de sa caméra sans s’accrocher au modèle scolaire du drama. Continuer la lecture

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Le bilan 2016 de la rédaction

, Le à 11:07

House Of Wolves entamera avec vous sa 5ème année en 2017, un webzine encore jeune mais qui, fort notamment des expériences passées de ses rédacteurs, augmente son audience petit à petit, lentement mais sûrement, gagnant, comme nous aimons à le penser, un public de fidèles lecteurs toujours plus large, qui y trouvera son compte d’une façon ou d’une autre, au travers de notre large couverture de l’actualité culturelle passionnée.

Nous avions manqué le rendez-vous en 2015, mais vous n’y échapperez pas cette année, voici le temps de faire un bilan de l’année 2016, qui, si elle fut bien tragique, notamment pour notre pays (parmi tant d’autres), et son lot de célèbres décès à n’en plus compter, nous a offert son lot d’œuvres à ne pas manquer. L’année du débat aussi, ou le public n’a pas hésité à reprendre le pouvoir aux médias, que ce soit pour défendre un film ou ironiser l’actualité politique, pour le plus grand bien de tous.

Bonne fin d’année à tous, et entamons joyeusement une nouvelle  à vos côtés.

Cliquez sur le nom d’un rédacteur ci-dessous pour afficher son dossier de fin d’année :

avatar sylvain 2014Sylvain Créateur, rédacteur en chef

Julien Ka Rockatansky's portrait.
Julien KCo-créateur, rédacteur, reporter

10719486_1574395606122091_885168567_nLucaRédacteur, live reporter

VoidRédacteur

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Chronique : Blair Witch

, Le à 20:28

J’ai adoré autant que détesté Le Projet Blair Witch. J’ai adoré le concept, l’histoire, simple mais terrifiante, de 3 étudiants partis faire un documentaire sur la sorcière de Blair dans la forêt de Black Hills, et qui n’en reviennent pas. Un an plus tard, on retrouve les vidéos. La promo jouait sur le fait que les bandes retrouvées étaient authentiques, de quoi faire frénétiquement saliver. J’avais tellement envie de le voir. Et quand je l’ai vu, une partie de moi a été très déçue : le film ne fait pas peur. Certains ont eu peur, le film le plus terrifiant depuis Shining disait même un journaliste, largement repris pour la promo du film. Dans mon cas, cela n’a pas été le cas du tout. Les raisons : il ne se passe finalement rien, on ne voit rien, et il faut plus qu’un tas de 3 cailloux et quelques bruits pour donner des frissons. Plus intéressant, le documentaire Curse of Blair Witch présent sur le DVD du film, revenait sur les origines de la sorcière et les deux gros évènements tragiques y étant liés, à savoir le meurtre d’enfants par Rustin Parr et le massacre de Coffin Rock. Le tout essayant d’être le plus authentique possible, se voulait à mon sens bien plus réussi et flippant que le film en soit.

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Chronique Flash : Kickboxer Vengeance

, Le à 21:33

Et c’est reparti, comme à chaque remake, les commentaires de types aigris à coup de « ils ont ruiné mon enfance », qui voudraient nous faire croire que Kickboxer est un film parfait et Van Damme le seul acteur qui sache jouer. Comme d’habitude, je leur répondrai que, bien entendu, ce remake n’était pas nécessaire, mais que, pourtant, rien ne nous empêche de l’apprécier. Très fidèle au film original, ce Kickboxer: Vengeance n’en modifie que quelques éléments, tout en en reprenant ses scènes et ses plans cultes, et même la plupart de ses mouvements d’art martiaux, tant dans les combats que dans les phases d’entraînements (le pilier, le palmier, les noix de coco, le verre pilé, les fans comprendront). Ici Kurt Sloane, interprété par le cascadeur Alain Moussi (doublure de Jai Courney dans Suicide Squad et de Travis Fimmel dans Warcraft), cherche à tuer Tong Po (Dave Bautista), qui a massacré son frère Eric sur le ring. Après une tentative d’assassinat échouée, il décide de se faire entraîner par celui qui a entraîné son frère, Maître Durand, interprété par Jean-Claude Van Damme. On ne va pas se le cacher, Alain Moussi n’a pas le charisme légendaire de Van Damme, pourtant, alors qu’on en attendait pas grand chose, il surprend agréablement, avec ses airs de Jensen Ackles (Supernatural) et son côté jeune premier pourtant prêt à en découdre, exactement comme Van Damme en son temps, et c’est un plaisir de le voir refaire le fameux coup de pied retourné. Bautista est quant à lui tout simplement impressionnant, effrayant et massif, vraiment parfait dans son rôle de fou furieux introverti. Enfin Van Damme fait son grand retour avec son meilleur rôle depuis Expendables 2, et nous permet d’apprécier à nouveau ses capacités physiques lors d’un combat contre Kurt (à noter qu’il tient aussi le 1er rôle dans une nouvelle série d’Amazon, excellente et décalée, Jean-Claude Van Johnson, à mi-chemin entre Platane d’Eric Judor et espionnage). L’image est soignée, et pour avoir revu le film original il y a peu (disponible sur Netflix depuis ce mois-ci), on vous assure qu’il commence à accuser un peu du poids des années visuellement. Quelques reproches d’ordre scénaristique sont à faire, notamment la façon dont est traité le rôle féminin, et l’agression (viol dans le film original) [SPOILER] abordée mais détournée et aseptisée brutalement, et le côté mou du genou de Van Damme lors du combat final, qui se contente d’encourager timidement son poulain lorsque celui-ci se retrouve à terre. [FIN DU SPOILER] Si vous aimiez le film original et si vous aimez les films d’arts martiaux, vous apprécierez probablement Kickboxer: Vengeance, qui se contente avant-tout de remettre le film original au goût du jour et d’offrir un joli (et important) rôle à Van Damme, avec d’avantage de combats (notamment des combats à l’épée), mais sans pour autant le dépasser dans nos cœurs pour des raisons diverses, variées et personnelles (la nostalgie, la bonne tête du jeune Van Damme, etc). Une suite est déjà en post-production, Kickboxer: Retaliation, toujours avec JCVD et Alain Moussi, mais aussi Christophe Lambert et Hafþór Júlíus Björnsson (« La Montagne » de Games of Thrones) dans le rôle du grand méchant. PS : on ignore encore si les films sortiront en salles ou directement en DTV.

Sylvain L.

Note du rédacteur : etoile3

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Chronique Flash : Blood Father

, Le à 22:46

Le nouveau film de Jean-François Richet (Mesrine) a su faire une bonne impression cette année au festival de Cannes où il était présenté et il nous tardait vraiment de pouvoir découvrir ce nouveau long-métrage ‘french touch’ sans prétention. Ajoutant une nouvelle cartouche à la carrière de Mel Gibson que l’on n’avait plus vu briller de la sorte depuis longtemps, l’acteur rempile pour un rôle de père de famille au lourd passif et s’embarque aux côtés d’Erin Moriarty, bluffante, dans un road-movie père/fille auquel Richet donne un éclat, une intelligence insoupçonnée et une sensibilité touchante. Dès l’ouverture, le métrage ne ment pas sur ses intentions, en plus de proposer un drame familial sanglant, Richet joue la même carte qu’Andrew Dominik avec Cogan: Killing Them Softly en glissant de subtiles et acides piques critiques sur les dérives de la société capitaliste américaine et le ridicule de la vente libre d’armes à feu. Link (Mel Gibson) est une épave, aussi rouillée et poussiéreuse que la caravane où il vit de son salon de tatouages et de réunions d’alcooliques anonymes, essayant de remettre sa petite sur le droit chemin malgré le lot d’emmerdes que le retour de l’enfant aimé apporte à ce vieux rangé. Loin d’être un  énième thriller d’action débile comme le vend extrêmement mal la communication, Blood Father compte bien plus sur son intimité familiale, ses dialogues solides à l’écriture sarcastique au service du vœu de rédemption, de l’affranchissement d’un passé boueux qui revient à la charge de façon lancinante aussi coupant qu’un tesson de bouteille et séduisant qu’une goutte d’alcool. Blood Father est autant une ode sauvage et intelligente au paternalisme qu’un constat des limites d’une société et de la fin proche d’un système qui ne laisse que gueules cassées et dérives. Le film matérialise son essence ensablée sur la fin de l’héroïsme ou plutôt de la cassure de l’image de l’héroïsme propre, au profit du véritable et non-fantasmé que représente la figure d’un père pour son enfant. La violence du nouveau long-métrage de Jean-François Richet, aussi dure et sanglante soit-elle, n’est jamais gratuite, illustrant autant proprement que salement un récit de complaintes et de contemplations non-loin d’un Blue Ruin et des meilleurs moments de Sons of Anarchy. Inattendu, presque inespéré, Blood Father est une petite perle de sensibilité perdue dans la poussière et le sang. Le film de la rentrée et sûrement parmi ce que 2016 peut vous offrir de mieux. A voir d’urgence !

Note du rédacteur : 

Julien-K

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Chronique : Suicide Squad

, Le à 3:20

Troisième film de l’univers étendu DC Comics sur grand écran, Suicide Squad portait sur ses épaules la lourde de tâche de proposer un spectacle transitoire en attendant la Justice League, toujours prévue pour la fin de l’an prochain, tout en dépeignant une galerie de nouveaux personnages et donc être une extension même de mythologie par rapport aux bases posées par Man of Steel et Batman v Superman. Continuer la lecture

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Chronique Flash : Batman v Superman – Ultimate Edition

, Le à 23:30

Déjà chroniqué dans nos pages au moment de sa sortie dans les salles obscures, le dernier film de Zack Snyder en matière d’adaptation DC Comics a fait couler beaucoup d’encre, à juste titre ou non, jusqu’à encore aujourd’hui et pour encore longtemps. La sortie vidéo de Batman v Superman fut spéciale puisqu’elle amène la tant attendue « director’s cut » revendiquée comme plus longue, violente et compréhensible par son réalisateur. Charmé ou non par l’édition cinéma, vous devriez vivement tenter de revivre l’aventure à travers cette Ultimate Edition qui s’impose comme la version de la seconde chance. L’exercice n’était pas aisé et on comprend pourquoi la première version présentée au public semblait si brusquement hachée maladroitement avec des transitions brutales et floues. Si la version longue du film de Zack Snyder n’ajoute pas de séquences entières, elle reconstruit avec cohérence et limpidité son métrage autant dans la résonance de ses dialogues que dans les contextualisations retravaillées de situations, événements, leurs conséquences et répercussions sur chacun des héros et du monde qui les entoure. Ce nouveau montage clairement complet et accompli ne réconciliera sûrement pas les froissés de certains partis pris, mais il mettra tout le monde d’accord quant à ses (très) grandes qualité d’écriture, de mises en images, de prise de risques et de narration à qui justice est enfin rendue. Vous remarquerez également avec plus d’attention, désormais, le travail de précision apporté à l’habillage sonore du film permettant, pour exemple, d’identifier certaines séquences fantasmées ; le son étouffé et distillé habilement de l’hypermachine (vue dans Man of Steel et responsable de la destruction de Metropolis) revient constamment lors des cauchemars de Bruce Wayne, évoquant un trauma important et nous sert de point d’encrage à nous, spectateurs, afin de mieux nous situer entre rêve et réalité, que ce soit lors de la scène du tombeau familial ou de la séquence post-apocalyptique aux allures d’Apokolips. Batman v Superman: Ultimate Edition est le film que Zack Snyder voulait nous présenter, sa déclaration d’amour aux titans de DC Comics, un véritable essai d’un nouveau genre dans le cinéma du blockbuster et du super-héros, un film crépusculaire à mi-chemin entre le grain de la pellicule et le graphisme propre au comic-book qui retrouve le souffle épique dont il a été privé au préalable. Le film prend son spectateur à revers mais également ses propres concepts à l’instar de l’éternelle initiation du Héros, cette fois amenée sur des sentiers peu communs pour Superman puisant son inspiration directe dans les récits bibliques de la vie de Moïse et Jésus, jusqu’à la référence graphique parfois frontale, tandis que le travail sur Batman va à contre-courant de tout ce que l’on connaissait de lui. On était habitués à voir le parcours d’un jeune Bruce revanchard devenir le Chevalier Noir, cette fois Zack Snyder nous présente son anti-héros déchu retrouver la voie de ce qui faisait de lui une figure inspirante et héroïque. Coup de cœur véritable depuis The Dark Knight de Christopher Nolan venant confirmé son statut au-dessus du lot par ses ambitions, Batman v Superman: Ultimate Edition est un essai vivant dans la plus pure tradition du genre grim & gritty initié par Frank Miller. Un long-métrage beau, violent et dramatique, à la fois haut en couleurs et profondément sombre qui nous plonge dans la psyché des traumatismes humains et sur le besoin de l’Homme à s’accrocher à une figure messianique comme guide spirituel dont le sublime est atteint par sa conclusion aussi tragique que pleine d’espoir. Merci Zack, pour cette déclaration d’amour à ces emblématiques icônes de la pop-culture. Culte et en avance sur son temps, peu importe ce qu’en dit autrui.

Note du rédacteur :

Julien-K

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Lumière Sur : Joel Kinnaman

, Le à 9:22

Prochainement à l’affiche avec Suicide Squad le 3 août prochain dans le rôle de Rick Flag (le militaire qui encadre cette joyeuse bande de criminels), il est temps de vous faire découvrir l’acteur d’origine suédo-américaine Joel Kinnaman, que vous avez déjà forcément aperçu quelque part.

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Chronique Flash : Tarzan

, Le à 22:59

Nouvelle itérations des aventures de Tarzan, qui a la bonne idée de se placer en suite au lieu d’énième relecture, ce cru 2016 version David Yates (la saga Harry Potter) est tout ce qu’il y a de plus pertinent ! Le vampire de True Blood, Alexander Skarsgård, apporte son aura inquiétante lorsque le civilisé Lord Greystoke arpente son manoir tel un Bruce Wayne en repentir, bien décidé à rester en Angleterre et oublier son passé, et qui ne retournera dans la jungle que par la force des choses. L’esthétique plutôt froide rappelle la jungle inquiétante du King Kong de Peter Jackson, tandis que l’on retrouve l’univers varié de Rice Burroughs et la violence des comics au bon goût de pulp des années 30. Margot Robbie, la future Harley Quinn de Suicide Squad, entre forces et faiblesses, donne une performance moderne et très juste du personnage de Jane, tandis que Samuel L. Jackson nous arrache régulièrement un sourire avec son rôle de sidekick à la traîne. Seul le méchant Christoph Waltz (Spectre) manque comme à son habitude d’imposance pour être véritablement inquiétant, mais son rôle est appuyé par le plus dangereux Djimoun Hounsou. Les passages plus connus du mythe sont amenés sous forme de flashbacks, dans lesquels Tarzan est vu comme une sorte d’esprit à la Batman par les indigènes, tandis que le reste du film, outre le très classique « sauver Jane », s’inscrit dans le passé colonialiste de la Belgique, où le roi Léopold II tente de créer une armée de mercenaires au Congo, ce que Tarzan et sa bande devront empêcher. Les animaux sont tous réalisés en images de synthèse pour un rendu final très réaliste, et le film nous épargne le côté familial ou la bonne morale facile qui découlent souvent de leur présence, notamment par la force d’esprit d’un Tarzan mature et détaché. Un bon film d’aventures à l’ancienne dans une forme ultra moderne, et la meilleure adaptation à ce jour. Les amateurs du genre, foncez.

Sylvain L.

Note du rédacteur : etoile3edemie

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Chronique Flash : Warcraft – Le Commencement

, Le à 21:17

Comment réussir une adaptation cinématographique de jeu vidéo ? Offrez lui un vrai réalisateur (Duncan Jones, à qui l’on doit notamment l’excellent Source Code), un casting à la hauteur de ses ambitions (Travis Fimmel de la série Vikings, Dominic Cooper, le nouveau Preacher de AMC, et Paula Patton, aperçue notamment dans Mission Impossible : Protocole Fantôme), et un compositeur de renommée (Ramin Djawadi : Game of Thrones, Pacific Rim, Iron Man). Déjà, là, on savait que le film partait sur de bonnes bases, avec une volonté de qualité affichée. Autant accessible au novice de par son histoire claire, voire même un peu trop simple (les Orcs, dont le monde est mourant, envahissent celui des humains via un portail de téléportation, ces derniers se défendent), qu’au fan de longue date qui y trouvera ses marques et ses clins d’œil, le film respecte avant tout l’œuvre dont il s’inspire, notamment sur le plan visuel, avec le design des armures, les décors ou les effets (réussis) de magie. Le film se veut brutal et massif, avec des Orcs parfaitement réalisés en images de synthèse (une prouesse), dont l’ultra-violence est extrêmement bien rendue lors des combats, avec des basses qui font vibrer le coeur et des mandales qu’on aimerait pas se prendre en pleine poire. Si vous aimiez les scènes de bataille du Seigneur des Anneaux, vous serez servis, car on a rien vu d’aussi épique dans le genre depuis l’adaptation du roman de Tolkien. Travis Fimmel est parfait dans le rôle de Lothar, qui partage un peu le côté cabotin et joueur de Ragnar, son personnage dans Vikings. Un peu plus inquiets concernant Ben Schnetzer, qui interprète un jeune magicien limite cosplay, son rôle se révèle finalement bien écrit. L’histoire avance comme celle d’une enquête policière, avec quelques moments de tendresse sans tomber dans le ridicule ou le cliché, et surtout, des personnages loin d’être manichéens, rendant hommage aux joueurs des deux clans adverses du jeu. Un film parfait pour les amateurs d’heroic fantasy qui aiment les combats impressionnants. Qu’une hâte, voir la suite !

Note du rédacteur : etoile4

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