Chronique Flash : Riddick

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Celui-ci, on l’attendait avec impatience. Riddick, sous-titré ‘Dead Man Stalking’ ou parfois même ‘Rule the Dark’, second volet d’une trilogie (prévue) amorcée par Pitch Black (renommé Les Chroniques de Riddick : Pitch Black) en 2000 puis du premier volet officiel Les Chroniques de Riddick en 2004. De l’eau a coulé sous les ponts depuis, mais on y retrouve donc toujours Vin Diesel dans la peau du renégat, cette fois-ci laissé pour mort sur une planète brûlée soit-disant déserte, devant survivre face à des prédateurs plus dangereux que les humains. Scénario un peu léger quand on connait la qualité d’écriture de la saga, mais peut-être plein de surprise ? Et bien pas vraiment… On se remémore douloureusement les jeux de pouvoir mis en place par le premier volet, doté d’une écriture sans pareille pour un film du genre, tant celle de ce Riddick est loupée à tout point de vue. Pour dire, le seul moment intéressant du film reste le flashback de la première demi-heure nous contant les évènements qui ont conduit notre aventurier de Helion Prime à cette planète. Planète à la colorimétrie très simpliste, se résumant à un bi-ton jaune/orangé. On aurait pu se dire pourquoi pas, tant que les décors suivent… Et bien là non plus, pas vraiment. Les décors sont quasiment les mêmes du début à la fin du film, entre désert rocailleux apocalyptique et base de fortune. Là encore, peut-être que, si les effets spéciaux arrivent à retranscrire à merveille l’univers… Quoi ? Non plus ? Et bien que reste-t-il au film ? Une photographie réussie bourrée de filtres ? Si seulement cela pouvait élever au rang de simple bon film une production digne de série B… Ah ! Attendez ! Et les dialogues ? On se souvient des répliques plus que badass des autres opus, alors… Alors mieux vaut ne pas en parler ici, tant la richesse de ces derniers peine à rivaliser avec ceux d’un The Expendables. C’est pour dire. Quand au personnage même de Riddick, celui-ci est plus risible qu’autre chose. Riddick est présent, omniprésent, tapi dans l’ombre et la lumière. Risible, donc, car ce n’est absolument pas ce que l’on attend de lui. On s’attend à le trouver là où on ne s’y attend pas. Malheureusement, ici, il est partout. Difficile donc de trouver ne serait-ce qu’une seule qualité au film tant la déception est grande. Peut-être rattrapée pour certains par un très maigre aperçu du corps de l’actrice Katee Sackhoff Plus sérieusement, il est sincèrement et réellement regrettable que le potentiel d’une saga au demeurant plus que réussie sur bien des aspects ait été gâché par le même réalisateur qui l’a fait naitre. Bien plus fadasse que badass ce nouveau Riddick.

Note du rédacteur :