Archives de catégorie : Chroniques

Chronique : DUNKERQUE

, Le à 5:52

C’est la guerre ! Voilà comment résumer simplement le postulat de départ du nouveau film, ou plutôt nouvelle expérience, de Christopher Nolan. Expérience car oui, DUNKERQUE n’est pas un film traditionnel, se permet de rompre les codes du cinéma plus conventionnel tout comme il rompt ceux du cinéaste lui-même. Continuer la lecture

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Chronique : Wonder Woman

, Le à 11:27

De tout temps, en tout climat social et politique, les héros représentent sûrement notre soupape de sécurité et ce que l’on retrouve de plus inspirant chez eux est bien la sève de ce qui les caractérise en temps qu’icônes héroïques : leur cause, leurs principes. Après Man of Steel, Batman v Superman et Suicide Squad, la quatrième livraison de la saga cinématographique DC s’accorde enfin le droit de lever la tête et de rêver. Wonder Woman de Patty Jenkins s’accorde avec justesse à ses prédécesseurs en y faisant sens mais parvient à s’en émanciper suffisamment afin d’installer un véritable renouveau du genre DC à l’écran tant dans le fond que la forme. Loin des allégories bibliques de la fresque tentaculaire et incomprise de Zack Snyder, Wonder Woman exécute un retour aux sources, plonge dans les abysses d’un long héritage afin de puiser dans le cœur-même de l’espoir et l’héroïsme. A mi-chemin entre le Superman de Richard Donner et le cinéma des sœurs Wachowski, Wonder Woman est un film qui s’articule autour du grand thème du Cœur. Le cœur au combat, le cœur avec ses convictions, l’importance du cœur dans un monde décharné où un défilé de gueules cassées rappelle l’horreur de la grande boucherie des tranchées, le pire de la folie destructrice humaine. Avec sa généreuse, vaillante et naïve Diana, le film de Patty Jenkins interpelle avec classe et pertinence sur des thèmes forts lors de ténébreux et complexes événements et fait le pari osé de questionner l’incrédulité de son public, de le mettre face à son machinisme autant par manque de foi que dans son excès le plus pervers et meurtrier. Le quatrième film DC, s’il s’avère classique dans sa narration, possède une alchimie unique conjuguant les pétillantes blagues sexistes, moments de silence intimes et les grands instants de bravoure, de mystification dont la montée de l’Amazone au front du No Man’s Land restera à tout jamais gravée dans les mémoires. Wonder Woman n’est pas qu’un film sur le Cœur en lui-même, dans toutes ses définitions, c’est également un film qui a du cœur, un noyau-dur viscéral plein de vie et une ode à l’amour. La réalisation de Jenkins est gracieuse, fluide et élégante, dispose d’un grand sens de l’étincelle et de la pause du temps lors de magnifiques séquences impressionnistes presque picturales. Avec son sens moderne du découpage, son écriture délicate, son score merveilleux de Rupert Gregson-Williams (Tu ne tueras point, de Mel Gibson) et sa grande volonté de renouer avec les fondamentaux des mythes du super-héros, Wonder Woman, en plus d’être une leçon de style et de cinéma rappelle que ce n’est pas le combat qui fait le héros mais sa cause et son humanité. Wonder Woman est un film sublime, amoureux et solaire. La Wonder Woman dont nous avions besoin, la Wonder Woman que nous méritions.

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Chronique : Le Roi Arthur – La Légende d’Excalibur

, Le à 22:54

Appliquer le filtre de Guy Ritchie sur les légendes arthuriennes, voilà qui était culotté et de quoi autant créer l’émoi du spectateur amateur de sensations (très) fortes que de laisser n’importe quel amateur historien le visage tuméfié barbotant dans son sang. Le Roi Arthur est beaucoup de choses mais n’est assurément pas un énième film classique de fantasy ou de chevalerie. Constamment en mouvement et porté par les tambours guerriers et industriels de son incroyable score signé Daniel Pemberton, le nouveau film de Ritchie est un bolide lancé à toute vitesse embarquant ou non les pauvres âmes qui tentent le voyage. Le Roi Arthur est difficile à saisir dans toute sa globalité tant il apparaît comme un de ces films surdoués bien trop en avance sur son temps pour savoir le déchiffrer avec pertinence. Film hybride sous cocaïne et expérimental radical, Le Roi Arthur est une énigme, une chimère séduisante et dangereuse qui frappe avec violence et sans sommation. A l’image du personnage d’Arthur, incarné par Charlie Hunnam (Sons of Anarchy, Hooligans) gamin de la rue sur qui tombe une destinée bien trop lourde de prime abord, le spectateur est fauché dans cette haletante course frénétique que représente la quête de cette histoire. Guy Ritchie, véritable génie du montage, prend sans complexe le monde entier à contre-pied, préférant distribuer des mandales bien sales et favoriser la perte de repères plutôt que de prendre son public par la main dans cette aventure rocambolesque du Roi Arthur version guerilla urbaine et dark fantasy au pays de Snatch et The Witcher plutôt que du côté de chez Merlin. Le Lore arthurien y est malmené comme jamais au profit d’une générosité sans égal, renvoyant avec aise (et une fessée) la trilogie Hobbit dans les jupons de Peter Jackson, un plaisir jamais dissimulé exécuté avec une virtuosité désinvolte dont Ritchie en a le secret. Authentiquement graphique, violent et même onirique et visuellement poétique, Le Roi Arthur : La Légende d’Excalibur saccage joyeusement tous les codes du cinéma traditionnel et s’impose en tant qu’objet anachronique par rapport à son sujet. Complètement fou, difficile à encaisser en une prise, dopé à la testostérone et outrageusement audacieux, la collaboration cinématographique de Guy Ritchie et Charlie Hunnam est un divertissement avant-gardiste de durs à cuire, cynique, arrogant et résolument homérique à ne pas mettre sous tous les yeux sans avoir fait le pacte, au préalable, avec le film en sachant de quoi sera fait ce tour de magie sous acide. Une pièce unique.

J.

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Chronique : Les Gardiens de la Galaxie vol. 2

, Le à 23:08

C’est qu’il était attendu le nouveau film de James Gunn. Suite du très réussi premier volet des Gardiens de la Galaxie pour le compte des studios Marvel, ce second épisode se devait de confirmer l’essai de ce qui s’inscrivait dans le meilleur qu’avait produit le  Marvel Cinematic Universe, de plus frais, surprenant et original autant dans son propre paysage que dans celui du blockbuster américain.  Continuer la lecture

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Chronique : GHOST IN THE SHELL (2017)

, Le à 23:55

L’essor de l’animation japonaise en occident ne date pas d’hier, à l’instar de l’engouement autour de la culture comics, et Hollywood se devait de s’y intéresser avec beaucoup de sérieux afin de s’octroyer de nouvelles licences pensées pour le cinéma de divertissement mais également en ouvrant encore plus en grand les portes du manga et de la japanime aux médias mainstream. Continuer la lecture

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Chronique : Justice League Dark

, Le à 2:17

Quand des meurtres à connotations paranormales ont lieu aux quatre coins du monde, la célèbre Ligue des Justiciers est dépassée, pourtant il en faudra plus à l’éternel sceptique Batman pour se débiner. C’est à travers un plongeon de 75 minutes dans les eaux troubles de l’occultisme et des arts obscurs que Justice League Dark offre un divertissement alternatif aux aventures des figures du bien habituelles de l’univers DC, dans la veine d’Assaut sur Arkham mettant en avant le Suicide Squad. Mené par la rockstar John ‘Johnny’ Constantine, le groupe de fortune improvisé et composé de Zatanna, Jason Blood, Boston Brand et autres invités déglingués à l’occasion portent le spectacle sur leurs épaules dans une ambiance lourde dont le premier quart d’heure sait instaurer un sentiment de malaise. Le principal défi à relever pour l’équipe de Jay Oliva, réalisateur, était d’adapter le script original de Guillermo del Toro sur une durée aussi courte en prenant le soin de respecter chaque personnage et son origine ainsi que toute la mythologie du label Vertigo qu’ils traînent avec eux. Magie, démons, légendes arthuriennes, tel est le bloc à intégrer en toile de fond dans l’univers déjà riche de DC et ça marche bien ! On pouvait craindre que le rôle de Batman éclipse celui des protagonistes, l’équipe d’Oliva a eu le bon goût de trouver un dosage malin pour l’homme chauve-souris, ni trop en retrait, ni trop en avant. Si l’affiche se partage plutôt de façon équilibrée entre nos nouveaux (anti)héros, c’est tout de même le duo Constantine/Zatanna qui vient accaparer l’attention fait chavirer les cœurs. Cette aventure se suffisant à elle-même, l’histoire se permet un certain nombre de risques pendant son dernier acte malgré son classicisme par rapport au genre du blockbuster qui passe par la case obligatoire de la casse collatérale en milieu urbain. Là où Justice League Dark brille, c’est clairement dans son écriture, autant dans son cheminement que dans ses dialogues crus, véritable machine à punchlines, et respectueux de l’esprit marginal des personnages. Chacun a droit à son moment de bravoure dans des tempêtes de sorcellerie et d’explosions, la répartie cinglante de Constantine, aka ‘le champion du monde des enfoirés‘ sublimée par un Matt Ryan familier au doublage est salvatrice, en équilibre stable pour ne pas tomber dans le cliché du one-liner ou dans la surenchère. Malheureusement le tableau est entaché par une animation coréenne parfois peu léchée laissant quelques coquilles grossières et par la bande-originale qui divisera par ses choix drastiques. Le travail de Robert J. Krall pour ce métrage s’articule autour d’utilisations de cordes et de chœurs pour souligner la dimension occulte des événements, avec un mix assourdissant de dubstep qu ne sera pas du goût de tous. Si on ne peut s’empêcher au travail de Noisia, on aurait mieux vu un score qui privilégie une ambiance gothique et punk-rock de façon plus adaptée. Justice League Dark est une invitation aux frontières du réel, un film d’animation sombre, désinvolte et cru. Constantine et sa bande fascinent par leur aura particulière et détonnent par l’aspect western qu’ils donnent à l’aventure. Le nouveau film d’animation DC, peu avare en séquences épiques, est facilement ce qu’on a vu de mieux dans cette collection depuis le dyptique The Dark Knight Returns. A voir et à posséder.

NB : Excellent en VO comme VF.

Note du rédacteur : 

Julien-k.

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Chronique de la seconde chance : Deadpool

, Le à 23:35

Second round pour Deadpool de Tim Miller et/avec Ryan Reynolds, film le plus corrosif et geek de la St Valentin 2k16 qui n’avait que moyennement convaincu à chaud l’année passée. Pourtant l’eau a coulé sous les ponts, aujourd’hui à froid et plus enclin à recevoir ce que le film est, donne, loin des attentes visiblement trop lourdes ou inadaptées par rapport au projet, entraînant donc le sentiment de déception, qu’en est-il pour que l’on daigne lui accorder son match retour un an plus tard ? Match-retour ou peut-être que certains surnommeront ça « la critique du retournement de veste », reste que Deadpool fait partie de ces long-métrages qui donnent envie que l’on leur accorde une autre chance malgré le tapage, surabusif, tout autour et pour cause le film de Tim Miller à très bas-budget jouit d’une liberté totale par son statut, lui permettant une expression plus ample et un étalage d’esprit salace bien senti. Casting réduit mais qui excelle dans son registre incarnant une panoplie de personnages ayant tous leur pet au casque des protagonistes aux antagonistes jusqu’aux rôles contenus des deux X-Men présents, en décalage absolu et donc indispensables pour animer un final explosif, littéralement. Les défauts notés précédemment subsistent toujours, malgré toute la bonne volonté du monde, Deadpool possède un montage ingénieux dû à sa narration atypique mais clairement cache-misère qui balaye une intrigue simpliste, néanmoins efficace, au profit du one-man show dont la star n’est autre que Ryan Reynolds lui-même, sulfatant plus de vannes que de balles, dont certaines finissent par manquer leurs cibles. Raccord avec l’esprit originel de Deadpool ? Sûrement, ce qui ne l’empêche pas pour autant de tomber dans certains pièges de facilité d’écriture ou dans une certaine lourdeur (au sens balourd) sur la longueur du métrage. Si l’on rit beaucoup pendant le premier acte, le second surprend pour sa gravité et son premier degré viscéral et le sort réservé au personnage de Wade Wilson n’aurait pas été renié par David Cronenberg (La Mouche) ce qui confère à Deadpool une intéressante rupture de ton et un répertoire des genres dans lequel le film pioche avec classe. Tour à tour drôle, grave et graveleux, le film de Tim Miller possède son arrière-goût d’y revenez-y, sappé par la musique de Junkie XL qui joue avec les codes des années 80, dans lesquelles le métrage se plaît à profiter du même caractère décomplexé que durant l’âge d’or de l’actionner à punchlines. Deadpool est un film qui fait du bien autant à soi qu’à l’industrie du film, que l’on se doit de consommer et d’y retourner en cas d’humeur maussade et surtout Deadpool est aussi l’hommage le plus étincelant à George Michael que 2016 avait à offrir à l’artiste, et rien que pour ça : chapeau bas. On a désormais très hâte de voir ce que Chad Stahelski (John Wick) en fera pour le second volet que l’on imagine bigger & louder.

Note du rédacteur : 

Julien-K

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Chronique : Seuls

, Le à 16:24

Cinquième réalisation du français David Moreau, aussi à l’aise dans l’horreur (Ils, The Eye avec Jessica Alba) que la comédie (20 ans d’écart), Seuls est l’adaptation de la BD du même nom de Fabien Vehlmann et Bruno Gazzotti, publiée depuis 2006 et qui en est actuellement à son 10ème tome sur 20 (le film recouvre les 5 premiers). L’histoire de 5 adolescents (Leïla, Dodji, Yvan, Camille et Terry) habitants Fortville qui se réveillent un matin et découvrent, tout comme Eric & Ramzy dans le film Seuls Two, que la ville est désormais déserte, les habitants semblant s’être évaporés, ne laissant que des voitures à l’arrêt et quelques effets personnels à même le sol. Ensemble, ils vont tenter de comprendre ce qu’il s’est passé, tout en trouvant refuge et tentant d’échapper aux « maitre des couteaux », un psychopathe qui s’inspire d’un personnage de BD. A l’instar de Lost et de sa mystérieuse fumée noire, ils sont également envahis par un étrange brouillard corrosif dont ils ignorent l’origine et le sens. Confirmant la jeune Sofia Lesaffre (la fille de Bernard Campan dans la suite des 3 Frères) en chef de groupe, Seuls jouit d’un casting jeune mais hors pair, laissant loin derrière le jeu faux et caricaturé des « grands » habituels, au profit d’une performance naturelle et parfois viscérale. Tour à tour violent puis drôle, toujours sincère et cohérent, mêlant habilement thriller et fantastique jusque dans sa dimension métaphysique, le film, qui n’a rien à envier au cinéma américain de genre, couple une réalisation soignée et une musique inspirée pour ce qui est d’ores et déjà une petite pépite de fantastique à la française. Tenus en haleine jusqu’au bout, on n’attend plus qu’une chose : la suite ! En attendant, on se fera plaisir à suivre les jeunes acteurs dans leurs futurs projets.

Sylvain L.

Note du rédacteur : etoile4

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Chronique : Rogue One – A Star Wars Story

, Le à 0:06

Ajouter l’impossible à la trilogie originale culte et indétrônable, s’imposer comme une réintroduction au mythe et même corriger les facilités d’écriture de l’épisode de 1977, tel était le pari fou de Gareth Edwards avec Rogue One: A Star Wars Story. Premier film indépendant de la saga de la Guerre des Etoiles et pourtant désormais indispensable, Rogue One est un film de guerre filmé à hauteur d’Homme, dans l’intimisme de ses héros brisés où le regard porté vers les étoiles est ramené de force dans la boue et la crasse du conflit pour la liberté qui jamais n’a semblé aussi brut et sanglant dans cette galaxie lointaine, très lointaine. Dans la droite lignée des Sept Samouraïs d’Akira Kurosawa plutôt que n’importe quel autre space-opéra, cette pièce unique de l’univers de George Lucas souffle un air nouveau et épique encore inconnu à la saga jusqu’à ce jour. Rogue One est un film crépusculaire assumé, une histoire de sacrifices, de courage et d’espoir portée par un brillant casting exploitant l’étincelle de chacun de ses acteurs, du talentueux et inquiétant Ben Mendelsohn, à la pétillante et touchante Felicity Jones et Mads Mikkelsen crevant de charisme, émouvant au possible, soutenus par une pléthore d’autres figures mémorables. Le film de Gareth Edwards nous écrase par son œil avisé pour le gigantisme, nous immerge avec une noirceur inédite dans la source de la magie Star Wars, funambule entre le drame familial, récit désespéré et mysticisme. Son écriture puissante creuse une artère sombre et étonnamment violente dont l’intensité atteinte dans le troisième acte par son sens de l’hécatombe reste parmi les plus marquantes sur grand écran. Poisseux, sale et profondément désespéré, Rogue One trouve son salut dans ses personnages variés et hauts en couleurs qui se débattent avec l’espoir au cœur dans cette fresque guerrière où survivre provoque le malaise, où la rouille et la saleté offrent une expansion d’univers grâce à ses lieux aussi sacrés qu’insolites dans une esthétique neuve et digne de la trilogie originale avec son cachet usé et rugueux. Rendant ses lettres de noblesse à la grandeur de la Force sous tous les aspects, autant celle qui anime chacun des personnages que dans ce qu’elle représente de plus spirituel et de mystique, Rogue One est un récit belliciste cohérent jusqu’à sa bouleversante conclusion portée avec maîtrise par la composition musicale de Michael Giacchino. Il est impossible de rendre justice à la grandeur de Rogue One: A Star Wars Story en quelques lignes gribouillées, l’expérience ne se vit et ne se ressent aucunement qu’à travers la descente aux armes sous l’éclat de génie de Gareth Edwards, de là à y voir le meilleur Star Wars depuis… toujours il n’y a qu’un pas. Ce qui est sûr c’est que ce Rogue One égale la dramaturgie, la grandeur et le traitement humain du film d’Irvin Kershner, Gareth Edwards a signé là l’équivalent de l’Empire contre-attaque pour cette génération, un film d’une grande justesse salvatrice dans sa révolte et son écho à notre climat politique actuel ; un blockbuster rebelle et symptomatique de l’ère Trump. Noble et chevaleresque jusqu’au bout, Rogue One rend son « Wars » à Star Wars avec les images les plus impressionnantes de la saga et son morceau de bravoure ultime. Théâtral, poignant, intimidant, Rogue One est plus qu’un Star Wars, est plus qu’un film de guerre, Rogue One: A Star Wars Story est un grand film tout court. Un véritable choc inattendu.  

Note du rédacteur : 

Julien-K

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Chronique : Assassin’s Creed

, Le à 1:10

Après l’injuste échec de Warcraft dirigé par Duncan Jones, 2016 promettait une seconde ambitieuse adaptation cinématographique d’une célèbre licence vidéoludique : Assassin’s Creed, sous la caméra de Justin Kurzel. Le lourd bagage douloureux que traîne ce sous-genre cinématographique depuis des décennies se répète-t-il à nouveau ? Continuer la lecture

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Chronique : Kenshin le Vagabond, la trilogie

, Le à 18:58

L’année 2016 a surtout été l’occasion de redécouvrir l’œuvre Kenshin le Vagabond manga de Nobuhiro Watsuki au format trilogie live-action avec l’arrivée en France (direct-to-dvd) des trois films réalisés par Keishi Ôtomo avec une nouvelle approche de l’histoire et surtout la preuve que les Japonais peuvent réaliser des films à grand spectacle et bien écrits avec quelqu’un qui sait se servir de sa caméra sans s’accrocher au modèle scolaire du drama. Continuer la lecture

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Le bilan 2016 de la rédaction

, Le à 11:07

House Of Wolves entamera avec vous sa 5ème année en 2017, un webzine encore jeune mais qui, fort notamment des expériences passées de ses rédacteurs, augmente son audience petit à petit, lentement mais sûrement, gagnant, comme nous aimons à le penser, un public de fidèles lecteurs toujours plus large, qui y trouvera son compte d’une façon ou d’une autre, au travers de notre large couverture de l’actualité culturelle passionnée.

Nous avions manqué le rendez-vous en 2015, mais vous n’y échapperez pas cette année, voici le temps de faire un bilan de l’année 2016, qui, si elle fut bien tragique, notamment pour notre pays (parmi tant d’autres), et son lot de célèbres décès à n’en plus compter, nous a offert son lot d’œuvres à ne pas manquer. L’année du débat aussi, ou le public n’a pas hésité à reprendre le pouvoir aux médias, que ce soit pour défendre un film ou ironiser l’actualité politique, pour le plus grand bien de tous.

Bonne fin d’année à tous, et entamons joyeusement une nouvelle  à vos côtés.

Cliquez sur le nom d’un rédacteur ci-dessous pour afficher son dossier de fin d’année :

avatar sylvain 2014Sylvain Créateur, rédacteur en chef

Julien Ka Rockatansky's portrait.
Julien KCo-créateur, rédacteur, reporter

10719486_1574395606122091_885168567_nLucaRédacteur, live reporter

VoidRédacteur

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Chronique : Blair Witch

, Le à 20:28

J’ai adoré autant que détesté Le Projet Blair Witch. J’ai adoré le concept, l’histoire, simple mais terrifiante, de 3 étudiants partis faire un documentaire sur la sorcière de Blair dans la forêt de Black Hills, et qui n’en reviennent pas. Un an plus tard, on retrouve les vidéos. La promo jouait sur le fait que les bandes retrouvées étaient authentiques, de quoi faire frénétiquement saliver. J’avais tellement envie de le voir. Et quand je l’ai vu, une partie de moi a été très déçue : le film ne fait pas peur. Certains ont eu peur, le film le plus terrifiant depuis Shining disait même un journaliste, largement repris pour la promo du film. Dans mon cas, cela n’a pas été le cas du tout. Les raisons : il ne se passe finalement rien, on ne voit rien, et il faut plus qu’un tas de 3 cailloux et quelques bruits pour donner des frissons. Plus intéressant, le documentaire Curse of Blair Witch présent sur le DVD du film, revenait sur les origines de la sorcière et les deux gros évènements tragiques y étant liés, à savoir le meurtre d’enfants par Rustin Parr et le massacre de Coffin Rock. Le tout essayant d’être le plus authentique possible, se voulait à mon sens bien plus réussi et flippant que le film en soit.

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Chronique Flash : Kickboxer Vengeance

, Le à 21:33

Et c’est reparti, comme à chaque remake, les commentaires de types aigris à coup de « ils ont ruiné mon enfance », qui voudraient nous faire croire que Kickboxer est un film parfait et Van Damme le seul acteur qui sache jouer. Comme d’habitude, je leur répondrai que, bien entendu, ce remake n’était pas nécessaire, mais que, pourtant, rien ne nous empêche de l’apprécier. Très fidèle au film original, ce Kickboxer: Vengeance n’en modifie que quelques éléments, tout en en reprenant ses scènes et ses plans cultes, et même la plupart de ses mouvements d’art martiaux, tant dans les combats que dans les phases d’entraînements (le pilier, le palmier, les noix de coco, le verre pilé, les fans comprendront). Ici Kurt Sloane, interprété par le cascadeur Alain Moussi (doublure de Jai Courney dans Suicide Squad et de Travis Fimmel dans Warcraft), cherche à tuer Tong Po (Dave Bautista), qui a massacré son frère Eric sur le ring. Après une tentative d’assassinat échouée, il décide de se faire entraîner par celui qui a entraîné son frère, Maître Durand, interprété par Jean-Claude Van Damme. On ne va pas se le cacher, Alain Moussi n’a pas le charisme légendaire de Van Damme, pourtant, alors qu’on en attendait pas grand chose, il surprend agréablement, avec ses airs de Jensen Ackles (Supernatural) et son côté jeune premier pourtant prêt à en découdre, exactement comme Van Damme en son temps, et c’est un plaisir de le voir refaire le fameux coup de pied retourné. Bautista est quant à lui tout simplement impressionnant, effrayant et massif, vraiment parfait dans son rôle de fou furieux introverti. Enfin Van Damme fait son grand retour avec son meilleur rôle depuis Expendables 2, et nous permet d’apprécier à nouveau ses capacités physiques lors d’un combat contre Kurt (à noter qu’il tient aussi le 1er rôle dans une nouvelle série d’Amazon, excellente et décalée, Jean-Claude Van Johnson, à mi-chemin entre Platane d’Eric Judor et espionnage). L’image est soignée, et pour avoir revu le film original il y a peu (disponible sur Netflix depuis ce mois-ci), on vous assure qu’il commence à accuser un peu du poids des années visuellement. Quelques reproches d’ordre scénaristique sont à faire, notamment la façon dont est traité le rôle féminin, et l’agression (viol dans le film original) [SPOILER] abordée mais détournée et aseptisée brutalement, et le côté mou du genou de Van Damme lors du combat final, qui se contente d’encourager timidement son poulain lorsque celui-ci se retrouve à terre. [FIN DU SPOILER] Si vous aimiez le film original et si vous aimez les films d’arts martiaux, vous apprécierez probablement Kickboxer: Vengeance, qui se contente avant-tout de remettre le film original au goût du jour et d’offrir un joli (et important) rôle à Van Damme, avec d’avantage de combats (notamment des combats à l’épée), mais sans pour autant le dépasser dans nos cœurs pour des raisons diverses, variées et personnelles (la nostalgie, la bonne tête du jeune Van Damme, etc). Une suite est déjà en post-production, Kickboxer: Retaliation, toujours avec JCVD et Alain Moussi, mais aussi Christophe Lambert et Hafþór Júlíus Björnsson (« La Montagne » de Games of Thrones) dans le rôle du grand méchant. PS : on ignore encore si les films sortiront en salles ou directement en DTV.

Sylvain L.

Note du rédacteur : etoile3

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Chronique Flash : Blood Father

, Le à 22:46

Le nouveau film de Jean-François Richet (Mesrine) a su faire une bonne impression cette année au festival de Cannes où il était présenté et il nous tardait vraiment de pouvoir découvrir ce nouveau long-métrage ‘french touch’ sans prétention. Ajoutant une nouvelle cartouche à la carrière de Mel Gibson que l’on n’avait plus vu briller de la sorte depuis longtemps, l’acteur rempile pour un rôle de père de famille au lourd passif et s’embarque aux côtés d’Erin Moriarty, bluffante, dans un road-movie père/fille auquel Richet donne un éclat, une intelligence insoupçonnée et une sensibilité touchante. Dès l’ouverture, le métrage ne ment pas sur ses intentions, en plus de proposer un drame familial sanglant, Richet joue la même carte qu’Andrew Dominik avec Cogan: Killing Them Softly en glissant de subtiles et acides piques critiques sur les dérives de la société capitaliste américaine et le ridicule de la vente libre d’armes à feu. Link (Mel Gibson) est une épave, aussi rouillée et poussiéreuse que la caravane où il vit de son salon de tatouages et de réunions d’alcooliques anonymes, essayant de remettre sa petite sur le droit chemin malgré le lot d’emmerdes que le retour de l’enfant aimé apporte à ce vieux rangé. Loin d’être un  énième thriller d’action débile comme le vend extrêmement mal la communication, Blood Father compte bien plus sur son intimité familiale, ses dialogues solides à l’écriture sarcastique au service du vœu de rédemption, de l’affranchissement d’un passé boueux qui revient à la charge de façon lancinante aussi coupant qu’un tesson de bouteille et séduisant qu’une goutte d’alcool. Blood Father est autant une ode sauvage et intelligente au paternalisme qu’un constat des limites d’une société et de la fin proche d’un système qui ne laisse que gueules cassées et dérives. Le film matérialise son essence ensablée sur la fin de l’héroïsme ou plutôt de la cassure de l’image de l’héroïsme propre, au profit du véritable et non-fantasmé que représente la figure d’un père pour son enfant. La violence du nouveau long-métrage de Jean-François Richet, aussi dure et sanglante soit-elle, n’est jamais gratuite, illustrant autant proprement que salement un récit de complaintes et de contemplations non-loin d’un Blue Ruin et des meilleurs moments de Sons of Anarchy. Inattendu, presque inespéré, Blood Father est une petite perle de sensibilité perdue dans la poussière et le sang. Le film de la rentrée et sûrement parmi ce que 2016 peut vous offrir de mieux. A voir d’urgence !

Note du rédacteur : 

Julien-K

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