La Quinzaine des Rédacteurs – mi novembre

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Retrouvez nos derniers coups de cœur/gueule de mi-novembre !

Tous les 15 jours, retrouvez ce qui a animé les deux dernières semaines de vos rédacteurs à travers la musique écoutée, les films et séries visionnés, les jeux vidéos joués, les concerts vécus, l’actualité, etc. Une manière de traiter certains éléments que nous n’avons pas eu le temps d’aborder ou au contraire revenir sur ceux qui nous ont marqué. Toujours dans une optique de découverte et de partage !  

avatar sylvain 2014Sylvain L. 

Musique : On ne peut pas dire que j’ai écouté grand chose cette semaine, reprise du travail oblige. Je me suis surtout repassé Liberation Transmission de Lostprophets dans la voiture. Je me dis que Watkins était quand même un putain de bon chanteur. Au niveau de l’actu, j’aime beaucoup l’inédit « 3 Lettres » de Kyo, qui me rappelle les textes des 2 albums précédent, dommage que L’équilibre ne soit pas plus comme ça finalement.

Cinéma : Une seule sortie ciné : Interstellar de Christopher Nolan, et honnêtement, je pense avoir besoin d’encore un peu de temps pour démêler tout ce que j’ai vu et me faire une opinion. Je sais que visuellement c’était très beau avec de nombreux passages contemplatifs qu’on admire ébahis. J’ai aussi revu Les Aventuriers de l’Arche Perdue, un classique indémodable. J’ai également revu le film Constantine avec Keanu Reeves pour mieux faire le lien avec la série et me rafraîchir la mémoire.

Séries TV : J’ai terminé la saison 1 de The 100 (sci-fi post-apocalyptique – voir ma chronique) et commencé la 2. C’est vraiment ma série du moment, la saison 2 part dans une tout autre direction à ce stade, et je languis de voir comment tous les éléments vont s’imbriquer.

Au niveau des séries DC Comics : je n’ai pas encore regardé les 2 derniers épisodes d’Arrow, Flash ou Constantine (ça se fera sous peu), mais déjà, je peux dire que ma petite préférence se porte sur Constantine, pourtant la moins bien appréciée par les critiques à ce stade ! J’adore Arrow, mais j’ai peur que la saison 3 n’arrive pas à égaler la deux, avec un Manu Bennett (Slade Wilson) parfait, alors que la première image de Ra’s al Ghul que j’ai pu voir était plutôt décevante.

Gotham continue son bout de chemin, entre épisodes plus ou moins biens, mais demeure tout de même celle que j’aime le moins des 4 finalement (avec Flash), même si ça aurait facilement pu devenir ma préférée.

Le 200ème épisode musical de Supernatural était assez fun aussi. Certainement pas celui qui renouera avec l’esprit de la série que j’appréciais mais totalement à part et appréciable en tant que tel.

Enfin, je me marre toujours autant devant Two and a Half-Men avec le mariage de Walden et Alan, et la pique lancée à Charlie par un Walden hors de lui dans le dernier épisode : « Charlie Sheen doesn’t leave here anymore ! ». C’est dit.

Je regarde aussi Star Wars: Rebels (et c’est la seule série d’animation que je regarde actuellement), Lelouch vous en parlait déjà la dernière fois ; j’apprécie vraiment le côté « 1ère trilogie » où l’on suit un petit groupe de rebelles, franchement je n’en pouvais plus de tout ce qui touche de près ou de loin à la guerre des clones ! Le chara-design est moyen mais la réalisation, et notamment les armures des Stromtroopers, sont à tomber.

Jeux Vidéo : C’est là où j’ai passé la plupart de mon temps. Call of Duty : Advanced Warfare est le premier Call of que j’achète, et j’en garde un bon souvenir. La campagne solo est vraiment passionnante et innovante, certes on en fait toujours vite le tour (en 3 jours environ) mais les apports apportés au gameplay sont les bienvenues : jetpacks (et gameplay vertical), hoverdrives, mechas… surtout ces derniers ! J’avais l’impression d’être dans le final de Disctrict 9 ! Je n’ai testé le multi que très rapidement, et ça lagguait tellement que j’ai du me déconnecter (je pense que ça venait de ma connexion). Dommage qu’on ne puisse pas s’affronter à l’intérieur de mechas en deathmatchs (peut-être à l’avenir avec un DLC?), mais on peut s’amuser à en dégommer dans le mode Exo Survival qui propose d’affronter des vagues d’ennemis différents en équipe.

The Walking Dead – Saison 1 édition GOTY : un petit chef d’œuvre ! Une révélation ! Je ne connaissais que de réputation, sans m’être jamais intéressé plus que ça au gameplay que j’imaginais être un simple click’n’play façon Les Chevaliers de Baphomet. Mais non, c’est bien plus que ça, c’est déjà visuellement très beau avec un style comic et des effets de 3D, de plus les déplacements de personnages se font au joystick et non pas en cliquant pour se rendre à un endroit, et enfin, et certainement le plus important : le choix est laissé en permanence, et de nos choix découle la suite du scénario qui se veut complètement personnalisé par chaque joueur : qui meurt, qui vit, qui est abandonné, qui l’on décide de soutenir lors d’une dispute… on construit son groupe ou le déconstruit au fil de l’aventure. A acheter les yeux fermés, hâte de me faire la saison 2 et de découvrir Game of Thrones, le prochain jeu des développeurs qui sera dans le même style.

Assassin’s Creed Unity : j’en suis déjà à 5 ou 6 heures de jeu et je dois dire que ma première impression n’était pas forcément très bonne, alors que j’attendais ce jeu comme le messie. Déjà graphiquement, où est la claque de mon premier jeu exclusivement next-gen ? A peine plus beau que Black Flag sur PS4, et encore, l’eau des Caraïbes m’avait foutu une claque, ne comptez pas sur la Seine pour faire de même. J’ai crié au scandale quand j’ai vu qu’Arno ne se reflétait pas dans un miroir… je me reflétais dans un miroir dans GoldenEye 007 sur N64 déjà, WTF ! Après j’ai été agacé par la quantité de PNJ qui nous gênent clairement quand on marche (pire quand on essaie de courir), et par la multitude des repères sur la carte à en devenir fou. Je ne suis d’ailleurs pas toujours très sûr de l’endroit où je dois me rendre, même si ça s’est amélioré avec le temps. On va dire qu’au bout de quelques heures de jeu on se fait aux nouveaux mécanismes, on apprécie la personnalisation de tous les éléments de la tenue, et on commence à profiter de l’histoire. A voir par la suite, je vais sûrement y consacrer une bonne partie de mon dimanche après-midi. Dieu sait que j’ai envie d’aimer ce jeu, et non, je n’ai pas été touché par des bugs.

PS : je vous parlais la dernière fois de mon problème de joystick qui s’use sur la manette de PS4. Je suis toujours remonté contre Sony, mais j’ai trouvé une solution grâce à deux bouchons caoutchoutés qui viennent se poser dessus et les renforcer tout en améliorant le grip, bref, un accessoire indispensable que je regrette juste de ne pas avoir acheté plus tôt : – de 3€ port compris (import Hong-Kong, comptez 2 semaines de délai) sur Amazon.

Enfin, il y a cette annonce fan-service de la part de Nintendo : le remake de The Legend Of Zelda : Majora’s Mask sur Nintendo 3DS. Entre ça et l’annonce du portage de Xenoblade sur New 3DS, l’achat de la future console est à méditer.

Coup de cœur : The Walking Dead saison 1 est clairement mon coup de cœur de cette quinzaine. La sortie d’AC Unity reste aussi un événement en soit, d’autant plus parce que l’action se situe dans notre beau pays et que le monde entier va redécouvrir cette période de notre histoire.

Lelouch

Épisode 2, qu’est-ce que je vous réserve cette semaine ? Une fois n’est pas coutume commençons par la Musique ! Les nouveautés qui m’intéressent ne se bousculent pas réellement en cette fin d’année, je retiens de ces 15 premiers jours quand même 3 nouveaux albums : Silent so Long d’Emigrate qui signe le retour sur le devant de la scène du guitariste de Rammstein, Richard Z. Kruspe avec un album de qualité. Même s’il n’invente rien ou ne réinvente rien dans l’univers machinal du métal industriel avec ses guitares lourdes et mécaniques, ses rythmiques martiales et ses samples à tue-tête, Kruspe se paie des guests de choix entre Jonathan Davis, Marilyn Manson ou encore Lemmy Kilmister qui donnent un cachet hétérogène à l’album et une identité à chaque chanson. On attend impatiemment le retour de Rammstein maintenant. Le second album retenu est celui des Australiens de Kontrust, réputés et connus pour distiller une musique entre le néo métal et le crossover avec une approche déjantée. A la croisée de System of a Down et de Lacuna Coil (vulgairement), le quatrième album de Kontrust, Explositive, maintient la bande dans ce qu’elle sait faire de mieux : un son explosif, groovy au possible et en phase avec leur titre explosif et positif. Une énergie folle, sincère et positive se dégage de leur métal dérangé, un vrai bol d’air frais. Quant au troisième et dernier album de la quinzaine c’est l’amour patriotique de son pays mais surtout de sa langue et sa culture qui prend le dessus sur tout le reste, le retour fracassant d’AqME avec Dévisager Dieu. Un disque viscéral, puissant et même violent qui n’oublie jamais sa finesse et son raffinement purement français. La bande est définitivement mature et leur nouveau départ avec Vincent Peignart-Mancini au chant ne fait que renforcer cette image de résurrection.

A part ces trois nouveautés je suis retourné à écouter les grands albums classiques de Nine Inch Nails ces derniers jours dont des titres comme « Closer », « Sin », « Wish », « Head like a hole », « Terrible Lie » me font toujours vibrer, même 10 ans après leur découverte. En parlant de découverte, l’heure était également à la redécouverte de groupes moins connus du mouvement néo métal et qui, pourtant, ont sorti de véritables pépites à leur époque. Je pense notamment à des groupes comme DEPSWA, Tantric, Nonpoint, Boy Hits Car, Taproot, The Apex Theory… De quoi rendre bien nostalgique.

Côté Cinéma, maintenant, deux films visionnés et dont j’ai envie de parler. Le premier étant Interstellar de Christopher Nolan, le monument de science-fiction tant attendu et… pour moi il s’agit d’une claque, d’un coup de poing ou d’un coup de boule, ce que vous voulez. Le film divise beaucoup les gens, soit il est adulé, soit il est détesté. Ca a toujours été ainsi avec les grands cinéastes et surtout les grands films… Interstellar réunit en un seul film tout ce que j’aime au cinéma : une histoire solide, des thèmes humains, de la science-fiction vintage, un message intelligent et une bande-son mémorable. Au-delà même de la science-fiction, j’aurais tendance à classer Interstellar parmi les films d’anticipation. Jamais le thème de l’amour n’a été aussi bien abordé que dans ce film au cinéma, l’amour transcende l’espace, le temps, la gravité… Un grand merci et surtout un immense bravo au cinéaste. Le second long-métrage est Dracula Untold de Gary Shore. Film fantastique donc sur les origines du vampire Dracula qui accumule les bonnes idées de mise en scène malgré certains défauts dont un rythme extrêmement rapide ou une caméra qui se pose très difficilement lors des scènes d’affrontement. Avec Dracula Untold, son jeune réalisateur Gary Shore tente d’iconiser le personnage de Vlad en lui donnant davantage une vision tragique plutôt qu’horrifique. Vlad le tueur sanguinaire devient un héros tragique avec une iconisation qui n’est jamais sans rappeler l’univers gothique des Castlevania: Lords of Shadow. Sans être irréprochable et encore moins le film ultime sur le thème, ce premier long-métrage d’une longue série en prévision est ce que l’on pourrait qualifier de « blockbuster cool » qui remplit parfaitement son rôle de divertissement en plus d’amener une certaine révision du mythe du comte Dracula loin d’être inintéressante.

Séries, les Sons of Anarchy toujours, l’intégrale de The Walking Dead…. c’est tout. Le temps manquant pour les autres. Alors que l’intrigue de l’ultime saison des SOA semblait partir dans tous les sens, les deux derniers épisodes remettent de l’ordre dans le chaos et on commence enfin à y voir clair et surtout à voir se dessiner le destin de certains personnages. La sauce prend enfin car le contenu se veut moins éparpillé et surtout plus prenant. Le final semble bien parti pour être à la hauteur de sa série.

Du côté des lectures, j’avoue ne pas avoir lu énormément ces deux dernières semaines. Je poursuis ma route dans la saga littéraire du Sorceleur d’Andrzej Sapkowski qui inspira les excellents jeux vidéo The Witcher, et en profite aussi pour tenter à nouveau l’expérience du Seigneur des Anneaux au format littérature. L’œuvre de Tolkien vient d’être rééditée en France avec une toute nouvelle traduction et un nouveau format. Le premier volet, retraduit La Fraternité de L’Anneau est donc disponible dans toute bonne librairie, j’espère maintenant pouvoir vraiment profiter du lyrisme de Tolkien et de pouvoir dépasser les 150 premières pages sans hurler à l’indigestion.

Enfin, le loisir vidéoludique avec la fin de l’attente pour Assassin’s Creed Unity et Assassin’s Creed Rogue. Entre polémiques politiques, tests mi-figue mi-raisin, que dire honnêtement ?

Je pense qu’Assassin’s Creed Unity est un très bon jeu d’aventure et surtout d’infiltration (désormais). Un monde ouvert où il SE PASSE DES VRAIES CHOSES grâce à une population possédant comportement vraiment crédible (un peu comme dans Watch Dogs avec des meurtres commis, des émeutes et autres événements aléatoires…), le jeu s’offre un contenu gigantesque mais surtout des activités annexes prenantes : des enquêtes à mener sur des meurtres qui vous mèneront dans les coins les plus mystérieux du vieux Paris, des contrats d’Assassinat repensés pour l’occasion, des énigmes de Nostradamus qui demandent un bon sens de l’observation et surtout de la déduction.

Unity c’est un peu le reboot de la saga au final, le Assassin’s Creed premier du nom, de la nouvelle génération de machines et ça se sent jusque dans le gameplay. C’est innovant mais aussi parfois handicapant. Il y’a eu une vraie refonte du système de combat, de parkour et surtout une évolution via équipements et arbre de compétences.
En début de jeu, Arno se fait littéralement violer en combat frontal et la fuite s’avère être bien souvent un meilleur moyen de survie. Plus que jamais on fait appel aux compétences de discrétion, de disparition et de fuite car les adversaires y sont coriaces quoi que toujours limite au niveau de l’IA et les combats sont davantage à visée punitive. Sans non plus égaler le degré d’exigence d’un Dark Souls ou d’un Lords of Fallen, Assassin’s Creed Unity se veut enfin plus difficile et force le joueur à considérer ses options d’approche avant de se lancer. Sans non plus avoir une liberté de mouvement aussi poussée que Dishonored, le jeu vous demandera de mobiliser vos ressources et vos compétences bien plus qu’auparavant.

Arno, le héros, n’est pas Ezio qui se promenait armé jusqu’aux dents et en armure qui brille tel un sapin de Noël, on note un degré de réalisme ajouté pour le personnage que ce soit dans ses mouvements ou même sa résistance. Il ne résistera pas à 15 coups de feu et ne pourra pas non plus affronter 10 adversaires en même temps.

Les nouvelles mécaniques vont se montrer frustrantes en début de jeu, alors que nous étions habitués (mauvaises habitudes) à des personnages machines de guerre, armés comme des bourrins et des techniques ultra-meurtrières qui transformait Assassin’s Creed en beat’em all… Là, l’infiltration et la discrétion sont vraiment mais VRAIMENT au cœur de cette refonte.
J’adore personnellement, ça fait du bien de voir du neuf même si on pourrait avoir tendance à voir ça comme une régression par rapport aux épisodes depuis Assassin’s Creed II où les héros étaient de plus en plus meurtriers et s’éloignaient de la dimension originelle d’Assassin’s Creed.

Voilà tout, pour moi AC Unity est l’équivalent du premier AC pour la nouvelle génération, comme un reboot, une renaissance. Des nouveautés, de la fraîcheur, un tas de bonnes idées mais des défauts techniques à revoir/corriger et des éléments qui seront mieux exploités pour les suites à prévoir. Mon seul regret réside dans la disparition quasi-totale de la méta-histoire qui se déroule à notre époque. Ça devient triste car le charme de la licence était de suivre deux intrigues à la fois… Celle de l’animus avec la mémoire génétique et l’histoire contemporaine plutôt branchée SF.

Le coup de cœur de la quinzaine est Interstellar. Rarement une odyssée spatiale n’a été si humaine et si pertinente.