Assassin’s Creed « Comet » et « Unity » : on fait le point

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Rien n’est vrai, tout est permis.

Vous le savez, cette année Ubisoft compte sortir deux épisodes majeurs de sa licence Assassin’s Creed. Après avoir dévoilé les premiers visuels de l’épisode Unity, on fait le point sur ce qui nous attend.

Assassin’s Creed: Comet, second jeu annoncé, de son nom de code et probablement de son nom définitif a l’ambition, à l’instar d’Unity d’être un épisode à l’envergure aussi ambitieuse que les autres jeux disponibles sur consoles de salon et PC. Loin des spin-off portables qu’étaient les Altair’s Chronicles, Bloodlines, Discovery ou Pirates.

Plus que cela encore puisque ce nouveau jeu poursuivrait le canon « Abstergo » lancé par Assassin’s Creed III: Liberation. Depuis la fin du troisième épisode du canon principal de la série, avec Assassin’s Creed III, aucun jeu n’a réellement pris le flambeau réel pour narrer la véritable suite des évènements de la méta-histoire. Ubisoft a trouvé un stratagème pour ne pas avoir à conclure sa licence d’aventures la plus rentable de son catalogue en créant un canon parallèle se déroulant du côté de l’entreprise Abstergo (principale menace du jeu dans la méta-histoire).

Non seulement cela permet la construction d’un univers étendu cross-média, un nouvel arc narratif principal plus étoffe mais également ouvre une voie à la firme française de développer d’autres jeux explorant un nombre conséquent d’époques historiques pour le plus grand plaisir du public, qui chaque année réclame « une révolution française », « un Japon féodal », « une Angleterre victorienne » et même « une seconde guerre mondiale »…

C’est dans ce canon parallèle que prennent place les évènements d’Assassin’s Creed III: Libération et Assassin’s Creed IV: Black Flag où vous êtes mis dans votre propre peau, en tant qu’acteur direct des évènements du jeu vivant la méta-histoire. Employé par Abstergo, vous participez à une toute nouvelle expérience ludique à travers l’Animus, désormais démocratisé et s’imposant comme le prochain pas à franchir vers la réalité virtuelle. Sous ses apparences de développeur de produits vidéoludiques, l’entreprise fictive d’Abstergo reste le repaire le plus important des Templiers où sous couvert de création de divertissements sont menées des investigations à grande échelle de la part des personnes participantes à ce nouveau projet Animus.

Les cobayes, ignorants leur statut, font bien plus que de tester une nouvelle forme de divertissement en revivant la mémoire d’ancêtres à diverses époques… Toutes leurs données sont collectées par les véritables chefs Templiers de la firme qui poursuivent leurs recherches à propos des fragments d’Eden, une technologie perdue aux pouvoirs divins ayant appartenu à la Première Civilisation qui précéda l’humanité sur Terre. C’est sans compter sur la présence d’Erudito, un groupe de hackers en place s’étant donné pour mission de révéler la vérité au grand public en plus de dénoncer la supercherie d’Abstergo.

Qui sont réellement Erudito ? Un groupe de hackers révolutionnaires dans la lignée de nos Anonymous ? Un groupe allié de l’ordre des Assassins ? Un groupuscule des revendiqués « Templiers véritables » qui accusent Abstergo de n’être que des imposteurs et traîtres à leur cause ? Ou encore une ex-croissance moderne d’Assassins-Templiers ?

Si ce canon parallèle existe, d’un point de vue scénaristique, c’est bien pour amener vers quelque chose de plus épique que préparait la fin d’Assassin’s Creed III en nous invitant à vivre deux segments différents de la méta-histoire qui se rejoindront fatalement tôt ou tard pour n’en former qu’un…. l’Unité ?

Pensant être l’élu et sauver le monde de sa fin le 21 décembre 2012, Desmond Miles, le héros de l’arc narratif principal précédent, sacrifia sa vie pour libérer Junon, une entité de la Première Civilisation dont les ambitions ne sont pas moins que la domination de l’humanité entière.

Tout au long de la série des Assassin’s Creed il est suggéré qu’Assassins comme Templiers étaient frères au-delà de la nuit des temps et qu’une cassure entre eux s’est faite suite à un désaccord des méthodes employées. Les deux camps cherchent la paix pour l’humanité, mais là où les Assassins croient en la liberté et le libre-arbitre, les Templiers pensent à l’ordre et au contrôle.

Il ne faut pas oublier également que cette différence aussi floue qui réside entre Assassins et Templiers a déjà vu naître des excroissances dans les deux camps ainsi que des tentatives de trêve comme vues dans Assassin’s Creed III entre Connor mentor de la confrérie des Assassins d’Amérique du Nord et son père, le charismatique Haytham, grand maître Templier. Ainsi, si la lignée d’Altair (héros historique du premier jeu) a pu perdurer c’est grâce à son union avec une femme du camp adverse. Serait-ce là une sorte de compromis, de nouveaux Adam et Eve prouvant que l’unité est à nouveau possible dans les deux camps ? Ubisoft nous emmènerait-il enfin vers la route de la réconciliation entre ces deux factions qui se livrent une lutte fratricide depuis tant de siècles ? L’unité semble, aujourd’hui, primordiale pour triompher de la nouvelle menace qui pèse contre l’humanité.

C’est ce que semble suggérer Assassin’s Creed: Unity dont le segment historique se déroulera pendant la Révolution Française, une période où la confrérie des Assassins a vécu, semble-t-il, une cassure au sein de ses propres rangs.

Quant à Assassin’s Creed: Comet, le second jeu, il a été recueilli qu’il mettrait en scène le canon Abstergo en méta-histoire tout en apportant une conclusion épique à la saga « Kenway » sur le segment historique. Aujourd’hui, nous avons la confirmation qu’Assassin’s Creed: Comet sera la suite directe d’Assassin’s Creed: Black Flag, prendra place en 1758, année du retour de la comète de Halley.

Comme aperçu dans Assassin’s Creed: Brotherhood avec Copernic, il paraît évident de croiser la route d’Edmond Halley dans Assassin’s Creed: Comet.

Non seulement on parie sur le retour des célèbres et épiques batailles navales dont « Comet » faisant écho aux étoiles, principale donnée de navigation pour les marins, mais on met également une option sur la méta-histoire qui sera une véritable aventure vivante à l’instar de celle d’Assassin’s Creed II et III dans le but de réunir les deux canons de l’histoire.

Quel lien entre Comet et Unity ? A ceci je répondrais : certainement la famille Kenway. On sait déjà que la famille Kenway sera au centre d’Assassin’s Creed: Comet, très certainement par le biais d’Haytham, fils d’Edward et père de Connor, lien d’autant plus renforcé par la mise en avant d’Assassin’s Creed: Freedom Cry, spin-off de Black Flag centré sur Adéwalé, le second d’Edward Kenway dont les deux familles et descendances resteront étroitement unies. On devine également et aisément la présence de Connor dans Assassin’s Creed: Unity. Ce dernier ayant rencontré La Fayette durant la révolution américaine qui l’a lui-même invité à venir passer quelques temps en France, à Paris, où cette « si belle ville est malade », souffrant de la corruption des politiques de l’époque.

Si ces spéculations s’avèrent exactes, il se pourrait bien que la famille Kenway soit la clé de voûte de l’histoire et que Connor avec ses idées avant-gardistes de paix entre Assassins et Templiers soit le chemin vers l’Unité et la raison de la cassure au sein de chaque ordre.

Assassin’s Creed: Comet et Assassin’s Creed: Unity débarqueront dans les chaumières en Automne 2014 et risquent de bien surprendre à la fois les aficionados de la célèbre licence d’Ubisoft mais également de faire taire bon nombre de détracteurs tant la cohérence de l’univers semble plus solide que jamais et que les mécaniques de jeu révisées pour l’occasion permettront une expérience plus fluide, réfléchie et ergonomique au service de la saga de SF la plus ambitieuse de cette génération avec Mass Effect.