Premières impressions : Assassin’s Creed Syndicate

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A l’occasion de l’E3, Ubisoft organise l’Assassin’s Creed Syndicate Tour où dans 7 villes du monde le jeu peut être testé à défaut d’être à la conférence de Los Angeles. Paris étant l’une des destinations choisies, l’équipe d’House of Wolves a eu le privilège de mettre ses petites pattes sur le nouvel épisode annuel d’Assassin’s Creed, celui du Syndicat du crime.

Après avoir été accueilli chaleureusement et avec le sourire par l’équipe d’Ubisoft, on nous fait entrer dans une black room où le héros du nouvel Assassin’s Creed, Jacob Frye, prend le relais et nous invite à entrer dans son monde. Guidé par la voix française de Jacob, interprétée par le comédien français Sébastien Desjours (Oui le même qui fait Bob l’Éponge, mais pas que…), le contexte historique est présenté sur grand écran avec de très belles animations en peinture, au programme : syndicats du crime, guerres de gangs locaux, lutte des classes, bataille éternelle entre Assassins et Templiers, bière, poignards et autres joyeusetés.

Après cette introduction de bienvenue, le temps est venu de prendre place face à l’un des nombreux écrans mis à disposition chacun étant relié à une Playstation 4. Oui, cet aperçu d’Assassin’s Creed a été fait à partir d’une véritable version Playstation 4 et non d’un PC dissimulé, au grand désespoir du joyeux luron devant moi qui trouve satisfaction à faire du troll même en de telles occasions. Et après on s’étonne de la réputation de certaines communautés chez les joueurs…

Écran d’accueil. Chargement. Synchronisation.

La mission mise à disposition pour ce premier aperçu est celle déjà vue lors de la présentation du jeu lors de la première mondiale : une libération de quartier dans la City et la course-poursuite avec la Bloody Nora. L’avantage étant que cette mission permet de tâter à un large panel de possibilités que vous proposera le contenu final.

Incarnant Jacob Frye, à la tête du gang des Rooks, le premier objectif étant d’éliminer les sbires du gang de la Bloody Nora qui a la main mise sur le quartier, prenant en otage au passage quelques Rooks. Jacob y voit une opportunité pour affaiblir le pouvoir Templier en place mais également pour recruter de nouveaux effectifs dans ses rangs. La première chose qui frappe, une fois la manette en main, c’est le système de navigation repris directement de celui d’Assassin’s Creed Unity. Jacob possède donc les mêmes commandes de déplacements qu’Arno avec ce que cela implique d’animations et de fluidité pendant le parkour.

La première nouveauté d’interface qui s’offre à vous quand Londres s’étend autour de vous, c’est la possibilité de marquer directement avec « X » un lieu de mission depuis le HUD en jeu sans avoir à passer par la carte dans le menu des options. Vous pouvez ainsi switcher d’un marquage à l’autre sans briser l’immersion.

Si Paris était déjà gigantesque, Londres se veut encore plus impressionnante. La distance d’affichage se veut très correcte, les rues larges permettent à la foule et aux voitures à chevaux de circuler librement sans que l’on note un quelconque aliasing ou de chute de framerate, ce qui montre déjà que cette version Alpha se  veut plus stable techniquement qu’Assassin’s Creed Unity à sa sortie. Ubisoft retient donc la leçon par rapport à ses erreurs passées et semble tout mettre en œuvre pour ne pas retomber dans le même piège. De plus, pas de downgrade graphique pour l’instant. Le contenu in-game est bien le même que celui du premier trailer présenté avec les graphismes du jeu.

Après avoir repris ses marques avec la navigation du personnage, on peut s’amuser avec la nouvelle trouvaille de cet épisode : le lance-grappin. Jacob passe ainsi en mode Batman afin d’escalader rapidement les bâtiments ce qui ouvre de plus grandes possibilités d’infiltrations et surtout d’évasion. Le lance-grappin vous permettra aussi d’accélérer vos déplacements grâce au mode tyrolienne vraiment utile, permettant de vous catapulter d’une zone à l’autre pour trouver une bonne fenêtre de tir pour plonger dans l’action ou interagir avec votre environnement. Explosions de barils en feu, empoisonnements de zone, lâchés d’objets suspendus sur vos ennemis, Syndicate reprend les ingrédients qui faisaient la force du gameplay d’Assassin’s Creed Rogue lors des reconquêtes de quartiers.

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Les combats au corps à corps ont été repensés avec une souplesse plus prononcé afin de permettre à votre héros de combattre plusieurs ennemis en même temps. Les contres multiples sont de retour, ainsi que le scoring, les enchaînements et le multi-kill comme il était de coutume dans les anciens épisodes depuis Brotherhood jusque Black Flag. C’est d’ailleurs ce qui semble faire la force de cet Assassin’s Creed Syndicate, comme à chaque épisode, les nouveautés sont là même subtiles, mais le gameplay s’appuie sur un feeling plus à l’ancienne, bien plus orienté sur le fun que le combat punitif.

Il ne nous a pas été possible de savoir si Jacob possèdera ou non un arbre de compétences à personnaliser à notre guise selon notre style de combat mais il y’a fort à parier que le gameplay du héros sera réellement orienté sur le corps à corps brutal qui contrebalancera avec celui de sa jumelle Evie, plus en finesse et plus gracieux.

La fin de cette mission nous aura permis de tester la course-poursuite en chariots dans les rues de Londres qui s’avère être moins brouillonne qu’au premier abord. La navigation est plus précise que prévue et le switch entre les commandes du chariot et le mode combat en route est très intuitif. Il reste à déploré sur cette phase de jeu que le script semblait relativement rigide, il était apparemment impossible de tuer la Bloody Nora pendant la course même en réussissant à aborder son carrosse. Obligation d’attendre le lancement de l’animation pour le combat de rue.

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Le combat final, en rang, entre les Rooks et le gang de la Bloody Nora est peut-être la partie la moins convaincante de cet aperçu. IA perfectible, réactions des adversaire lentes, mettons ça sur le dos de la version Alpha mais cette partie mérite vraiment une meilleure optimisation, d’autant qu’elle représente une des nouveautés excitantes de ce nouvel opus, de façon à être immergé dans l’épique de cette imagerie héritée de Gangs of New York.

Ce que l’on espère voir pour la suite réside évidemment dans la présence ou non de la personnalisation de Jacob selon un tableau de compétences, d’appréhender le gameplay d’Evie et d’en expérimenter les différences dans un gameplay enrichi, à la manière d’un GTA V par deux personnages aux approches radicalement différentes. Il serait également intéressant de savoir si les Rooks perdent des effectifs au combat et si ceux-ci peuvent être recrutés comme dans Assassin’s Creed IV Black Flag pendant des libérations de quartiers ou des tavernes.

Assassin’s Creed Syndicate s’avère être un bon Assassin’s Creed manette entre les pattes. Subtiles nouveautés, Londres envoûtante et ambiance des gangs avec sang et bière entre les pavés de la ville, le jeu d’Ubisoft Québec préfère plutôt travailler plus en profondeur ce qu’introduisait l’épisode précédent en termes de navigation tout en reprenant les éléments pertinents de combat des épisodes précédents. Pour l’instant l’équilibre semble bien trouvé entre nouveautés et valeurs sûres du système de jeu, assez pour donner envie de retourner tabasser quelques gueules cassées dans les ruelles de Whitechapel à grands coups de poing américain pour après se vider une bonne pinte entre frères. Les Templiers anglais ont du souci à se faire, les Rooks arrivent. Ambiance Guinness, poignard et bastons de rue, Assassin’s Creed Syndicate s’annonce en grandes pompes sur un air de « London Calling ».

Niveau d’attente

Un grand merci au staff d’Ubisoft Paris pour cet accueil chaleureux dans les locaux prévus pour cet Assassin’s Creed Syndicate Tour, pour leur grande patience, leur grande gentillesse et leurs beaux sourires pendant les animations proposées.

Julien-K