AFI : entretien de Davey Havok avec Rolling Stone

, Le

Burials, le 9ème album studio de AFI, est sorti depuis mardi dernier, et c’est l’occasion pour Davey Havok, le chanteur de la formation, d’être interviewé par le magazine Rolling Stone. L’occasion d’en apprendre toujours un peu plus sur la création de l’album, sur le temps qui passe et même parler de fer à lisser. Et comme on est sympas (et surtout fans), on vous a complètement traduit l’entretien :

Les enterrements (burials) provoquent toutes sortes d’émotions. Est-ce que vous recherchiez un thème particulier avec ce titre ? 

Quand il y a beaucoup de thèmes qui circulent dans un disque, les gens choisissent ceux sur lesquels ils veulent se focaliser, ceux qui sont les plus poignants pour eux à ce stade de leurs vies. Le titre Burials parle vraiment à différents degrés sur cet album. Il parle de silence et de panique et d’anxiété et de la perte de soi et de l’isolation, et ces différents niveaux de dissimulation.

L’album a un son plutôt massif. On dirait que différents niveaux de son sot empilés les uns sur les autres, comme ces classiques des années 80 sortis sur 4AD et Factory Records.

Toutes les couches sont apparues durant la première écriture de l’album. Les couches se sont juste étendues encore et encore durant la création de l’album. Une fois en studio, il était juste question de reproduire et enregistrer ces couches. Quand nous faisons un album, nous ne discutons pas sur la façon de le faire. C’est vraiment une création naturelle et organique. Si tu regardes notre album d’avant, Crash Love, c’est vraiment un disque de rock brut, et c’est juste comment on se sentaient à l’époque. Burials est une sorte de réaction à ce que nous expérimentions à l’époque.

Jade Puget et Hunter Burgan ont tous les deux dit que tu étais dans une période sombre quand tu as commencé l’écriture de l’album.

J’ai expérimenté pas mal de chaos à l’époque et c’était très, très présent durant les sessions d’écriture. Ça sortait vraiment tout seul dans ce que nous faisions, musicalement et esthétiquement. Ça parle vraiment de ce qu’il se passait, quels variables il y avait dans ma vie. 

Est-ce que c’était des problèmes personnels, de famille, professionnels… ?

C’était des problèmes personnels. Il y en avait beaucoup dans ma vie. Je ne rentrerai pas plus dans les détails que je ne le fais sur l’album par peur de gâcher ce que les gens pourraient tirer autrement de l’album.

Beaucoup d’artistes ont dit quelque chose comme « Si tu comprends le disque, alors tu me comprends. »

Certainement, c’est vrai. Il n’y a pas forcément besoin pour les gens de comprendre spécifiquement ce que ça signifie. S’ils veulent en prendre quelque chose et l’utiliser d’une façon personnelle, je pense que c’est génial. Je ne veux pas prendre le risque de détruire cela juste pour que quelqu’un me comprenne mieux personnellement.

Tu as 37 ans maintenant, c’est ça ?

Mm hmm. Oui.

Souvent, quand les gens vieillissent, ils sont moins passionnés par les choses, parce qu’ils ont tellement de préoccupations dans la vie, mais ils ont une vue plus large. Est-ce que tu penses, te rapprochant des 40, que tu n’es pas autant affecté par les choses, mais que tu es plus sage ?

Je ne pense pas que ces deux choses doivent être mutuellement exclusives. Je pense en effet que j’ai une compréhension plus large et meilleure des choses maintenant. Mais je me sens aussi passionné par les choses,  pas seulement autant que quand j’avais la vingtaine, mais autant que lorsque j’étais ado. J’étais dans une période de développement arrêté. Les gens ont des familles et vont de l’avant, mais je ne suis jamais allé de l’avant ! Dans un sens, j’ai vécu cette vie la majorité de ma vie, et c’est tout ce que j’ai jamais fait.

Parlons de tes cheveux. Beaucoup de musiciens sombres, plus romantiques, comme Robert Smith, Daniel Ash, Siouxsie Sioux et même Morrissey ont des cheveux géniaux. Qu’elle est le rapport entre les humeurs sombres et les cheveux fantastiques ?

Je pense, tout d’abord, que tu dois être assez chanceux pour avoir les bons gènes pour faire ça. Tous ces artistes ont reçu ce don de par leurs familles à la naissance. Au delà de ça, beaucoup d’artistes s’expriment à travers la musique et la façon dont ils se présentent. C’est une continuité.

Tu as déjà eu un désastre capillaire  ?

Oui ! [Rires] A un moment nous étions dans un pays étranger, et Jade et moi avions branché nos fers à lisser dans une prise qui les a fait exploser. La tendance naturelle de nos cheveux ne nous permet pas de sortir sans les avoir lisser au préalable. On ne pouvait pas quitter nos chambres pour rencontrer la presse comme ça, alors notre manager de tournée a couru à travers la France pour trouver un fer à lisser afin que nous puissions rencontrer la presse sans ressembler à Alice de la série The Brady Bunch.

Tags: , , , ,

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *