AFI : Jade nous en dit plus sur le nouvel album

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Alors que le groupe nous a délivré un 3ème extrait de son 10ème album éponyme avec « Aurelia » (en écoute en bas de post), Jade Puget (guitare) d’AFI a été interviewé par Alternative Press, l’occasion de nous parler un peu plus de AFI (The Blood Album), qui arrive le 20 janvier prochain. Il fait suite à Burials (2013).

L’intéressé déclare au téléphone depuis sa maison de Los Angeles : « Ouais 10 c’est une étape. On est passé à deux chiffres, c’est très cool. Je suis très impatient qu’il sorte – ça nous a pris longtemps à le faire. C’est gros pour nous parce qu’on ne sort pas un album tous les ans, alors ça nous a pris du temps pour en arriver à ce point.« 

Retrouvez la quasi-intégralité de l’entretien traduit par nos soins ci-dessous :

Considérant que c’est le 10ème album d’AFI, est-ce qu’il y avait une pression supplémentaire ?

Non, pas vraiment. Je veux dire, on avait pensé à nommer l’album avec quelque chose ayant un rapport avec 10, mais on a finalement décidé le contraire. [Rires.]

D’où vient le titre de l’album ?

A la base, on voulait juste le faire éponyme parce que c’était le 10ème album et qu’AFI n’avait jamais eu d’album éponyme. Mais puisque l’artwork de l’album avait 3 gouttes de sang qui coulaient sur la couverture, on a juste commencé à l’appeler The Blood Album. Alors les gens ont commencé à penser que c’était le véritable titre, et parce qu’on ne voulait embrouiller personne, on l’a rendu officiel.

Au fil des années, votre line-up est resté le même. Peu de groupes y sont arrivés. Quel est votre secret pour rester ensemble ?

Hé bien, je suis le nouveau gars, et je suis dans le groupe depuis 18 ans. [Rires.] Tu as raison – on est ensemble depuis longtemps. C’est difficile. Les musiciens peuvent être des trous du cul, on peut vraiment l’être. Le truc artistique entre en jeu, et tout le monde veut que son apport créatif soit reconnu – c’est comme ça que tu te disputes et que les gens sont blessés. Je pense que nous avons tous du respect mutuel, et c’est très important parce qu’on ne fait pas seulement de la musique ensemble, ce qui peut être difficile, mais on part sur la route ensemble et on vit ensemble. Donc on est juste parvenus à rester amis et rester respectueux au fil des années.

Tu as co-produit l’album avec Matt Hyde (Slipknot, Trivium, Funeral For A Friend). Comment était le processus ? Est-ce que tu aimes la partie production dans l’écriture d’un album ?

Ouais, définitivement. Tout l’enregistrement était différent, spécialement avec quelqu’un à mes côtés pour produire après tout ce temps. Je composais la chanson entière et faisais la démo avant qu’on entre en studio, alors une bonne partie de la production a été faite en amont. Matt était génial et on a vraiment bien travaillé ensemble – tout était très différent pour moi et vraiment différent pour le groupe. Au studio, on a essayé de faire en sorte que ça fonctionne vraiment naturellement parce qu’on aime pas être en studio. C’est la partie travail du truc et on aime la partie créative, l’écriture, et la partie plaisir quand on prend la route. Alors j’ai fait le chant avec Davey, juste lui et moi ensemble dans une pièce pendant que la batterie était enregistrée. Dave et moi avons toujours aimé ne faire le chant que tous les deux et faire un album comme ça. C’était génial et j’ai adoré ça.

Il y a une présence New Wave très importante sur le nouvel album.

Ouais, c’est vrai. Quand Dave et moi on écrit, il n’y a vraiment rien d’intentionnel ; ces directions surgissent juste de nous-même pour une raison ou une autre. Les gens disent qu’AFI fait très années 80 depuis 15 ans maintenant, alors le fait qu’il y ai du New Wave dessus n’est pas très surprenant. Mais il y a des chansons comme « Above The Bridge » et « Feed From The Floor » qui ont ce truc à la Cure, très New Wave. Ce genre de musique est juste ce qu’on écoutait quand on grandissait, et j’aime vraiment cet élément du disque.

C’est vrai que tu as un tatouage Joy Division ?

Ouais, Davey et moi avons tous les deux des tatouages Joy Division. On a tous les deux « Love Will Tear Us Apart », alors tu as juste.

AFI a des racines très ancrées dans le punk rock. Que penses-tu de la scène actuelle ? C’est vraiment difficile de la définir ces jours-ci…

Ouais, si tu parles de la première et seconde vague punk ou du hardcore américain du début des années 80,  c’était des mouvements plus définis, mais « punk » est devenu un terme plus large et plus vague au fil du temps. Il peut signifier quelque chose de différent que lorsque j’ai commencé à en écouter dans les années 80. Je ne suis pas expert sur l’état du punk en 2016, mais je suis sûr qu’il y aura toujours une scène punk vitale, spécialement dans les autres parties du monde qui ne font que maintenant l’expérience de leur période d’or du punk.

La dernière fois qu’on a parlé, tu disais qu’AFI n’avait pas vraiment sa place dans la scène punk actuelle. Je ne suis pas vraiment d’accord. Je vois votre influence à plusieurs endroits, spécialement dans la scène actuelle. Est-ce que tu vois-ça ?

Ouais, je suppose. Ça me rend heureux. AFI est vraiment venu du punk et il est crucial aux débuts de ce groupe. Quand tu écoutes notre nouvel album, tu ne vas pas te dire, « C’est un disque vraiment punk ». Mais il y en a toujours dedans. L’esprit de ce genre est toujours présent. On fait toujours cette musique et ce groupe pour les mêmes raisons que lorsqu’on était un groupe punk. Alors ainsi, l’esprit punk est toujours là. D’une autre façon, si les gens pensent toujours qu’on fait partie de cette scène, même au sens historique, j’en suis fier.

L’une des choses qui demeure dans la musique d’AFI est l’esthétique sombre qui transpire de toutes vos chansons. D’où est-ce que l’amour pour ces ténèbres vous vient ?

C’est juste quelque chose que j’avais depuis longtemps, bien avant d’être dans AFI et bien avant d’être un musicien. Davey est pareil. Quand j’ai rejoins AFI et que lui et moi avons commencé à écrire Black Sails In The Sunset, on avait juste ce truc en commun qu’on aimait tous les deux et c’était en parfaite harmonie. A ce jour, si on forme un aussi bon duo d’écriture c’est parce que ce côté sombre et cette esthétique sombre nous attire tellement. Même enfant, les notes mineures et la musique triste et émotionnelle était toujours ce dans quoi je me noyais. Je suis un gars étrange.

Pour rappel, vous pouvez encore précommander les 4 exemplaires colorés collector du vinyle, correspondant aux 4 groupes sanguins, sur le store européen (ils sont tous épuisés sur le store américain). Une 5ème couleur (rouge et noire) est disponible en exclu sur srcvinyl.

Le groupe ouvrira en mai pour Deftones au Royaume-Uni, certaines espèrent qu’ils seront également là en France pour la date de Deftones du 2 mai à l’Olympia.

Enfin, que les fans du side-project Blaqk Audio (réunissant Jade et Davey) se réjouissent, le duo est (déjà) en train de composer de nouvelles chansons !

afi-the-blood-album-artwork

1. Dark Snow
2. Still a Stranger
3. Aurelia
4. Hidden Knives
5. Get Hurt
6. Above the Bridge
7. So Beneath You
8. Snow Cats
9. Dumb Kids
10. Pink Eyes
11. Feed from the Floor
12. White Offerings
13. She Speaks the Language
14. The Wind That Carries Me Away

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