Chronique : Avenged Sevenfold – Hail To The King

, Le

Trois ans après Nightmare, un album inégal mais génialement expérimental, sur lequel planait l’ombre du décès de Jimmy Sullivan, puis un nouveau morceau en 2011 ( « Not Ready To Die », pour l’extension du jeu vidéo Call Of Duty: Black Ops : Call Of The Dead), le premier enregistrement avec le nouveau batteur, Arin Ilejay (ex-Confide), Avenged Sevenfold revient avec Hail To The King, un hommage assumé au heavy metal des années 80.

Si les premières écoutes peuvent surprendre (et décevoir), puisque moins puissant et moins recherché, il suffit de lui laisser sa chance pour voir où il veut en venir et se laisser complètement séduire. En effet, forcé de simplifier son jeu pour s’adapter au style (heavy metal), le groupe n’en rend sa musique que plus directe, mettant complètement de côté son passé metalcore et allant toujours droit au but. Que ce soit en ressortant les guitares légères d’AC/DC sur « Hail To The King » ou la rythmique fracassante de Metallica sur « This Means War » ou « Sheperd Of Fire », le travail est axé sur sur les riffs et chaque titre laisse son empreinte avec un doux parfum de (futur ?) classique, sans mentionner les solos à tomber de Synyster Gates et Zacky Vengeance !

Quant au chant de M Shadows, il alterne de rageur à angélique selon les morceaux.

On apprécie particulièrement l’enchaînement en milieu d’album de la magnifique power ballade « Crimson Day », que n’aurait pas renié Scorpions, puis de « Heretic » et « Coming Home » (et ses guitares à la Funeral For A Friend), remettant en place des refrains comme seul le groupe sait les faire, légers, bons sans être trop catchy : « My flesh will feed the demon, no trial no case for reason. I been chosen to pay with my life. »

« Requiem » se démarquera aussi avec sa chorale d’intro épique en latin et « Acid Rain » viendra clôturer le disque de façon très bluesy, avec l’accompagnement d’un piano, nous rappelant à quel point la vie est précieuse (et ils en savent quelque chose) : « Life wouldn’t be so precious dear if there never was an end » (la vie ne serait pas si précieuse chérie si elle n’avait pas de fin).

Avec Hail To The King, Avenged Sevenfold remplit parfaitement sa mission d’adapter et retransmettre les grands groupes de son enfance à une nouvelle génération, sans y perdre pour autant son identité. Sans égaler un City Of Evil dans le genre (le côté punk en moins), il surpasse ses deux prédécesseurs qui, s’ils pouvaient avoir de plus « grands » morceaux en leur sein, ne maintenaient pas le niveau tout le long, comme c’est le cas ici. Un disque fun, bon de bout en bout, sans temps-mort, et surtout qu’on ne se lasse pas d’écouter.

Note du rédacteur :  etoile4

Sylvain.

Les + :
– accrocheur et cohérent du début à la fin
– hommage aux rois du heavy tout en gardant son identité
– le meilleur album depuis 2005

Les –  :
– court (10 titres)
– « Doing Time » et « Planets » sont légèrement en-dessous du reste
– le côté trop direct décevra une partie des fans

PS : La piste bonus « St. James », présente sur l’édition digipack deluxe de l’album, est un hommage à Jimmy « The Rev » Sullivan  :

« Sometimes our saints are sinners,
They blur the lines and lead the way »

Tags: , , , ,

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *