Chronique Flash : The Pretty Reckless – Who you selling for

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Depuis leur premier EP , la bande à Taylor Momsen (anciennement actrice dans la série Gossip Girl) représente un indéniable renouveau pour la scène rock alternatif en fricotant même souvent avec un bon vieux hard-rock des familles. Après un Going to Hell (2014) des plus puissants et des plus appréciés par les amateurs du genre, The Pretty Reckless a calmé le jeu avec ce nouvel album. Alors que la tragédie a influencé l’écriture de Going to Hell en façonnant directement un son incisif hurlant sa rage à son auditeur, Who you selling for fait ressortir la dépression de la chanteuse et leadeuse du groupe. Indirectement, l’ambiance de ses chansons en ressortent impactées et un cri de désespoir prend place dans un son fortement inspiré blues rock. Dès la diffusion du premier single « Take me down », il était évident que ce nouveau cru saurait plaire aux amateurs de rock’n’roll puissant et mélodique, en plus de la présence de titres dirons-nous plus mouvementé comme « Oh my God » ou « Living in the storm ». L’apparition de nombreuses slow balades, de « Who you selling for » à « Bedroom window », en passant par l’excellent « The Devil’s back » qui pourrait facilement se glisser chez Yelawolf, rajoutent à cet album ce petit quelque chose qui manquait auparavant à The Pretty Reckless : de nombreuses émotions loin de la provoque et de la bad attitude chère à notre jolie blonde. La bande nous sert ici un son plus travaillé, plus mélancolique, … pour ne pas dire plus mature ? Il est évident que dans une set-list, ces nombreux morceaux rajouteront une vraie valeur à d’anciens titres du quasi parfait Light me up mais on regrettera rapidement l’absence de sonorités plus percutantes et plus rentre dedans. Un choix assumé pour un album homogène et cohérent de bout en bout très certainement. Que dire d’autre si ce n’est que The Pretty Reckless ne cesse d’étonner et d’enrichir une discographie déjà très personnelle en soi avec ce Who you selling for, sans pour autant réussir à élever ce dernier au niveau de leurs anciens travaux, sans doute plus éclectiques et moins piégés dans une démarche artistique rédemptrice.

Note du rédacteur : etoile3edemie

Void.