Chronique Flash : Yellowcard – Yellowcard

, Le

Pour beaucoup, Yellowcard se résume grossièrement à Ocean Avenue, leur 4ème album, notamment grâce à l’idée ingénieuse d’incorporer un violon à des compositions pop-punk, leur confiant une ambiance singulière et unique par moment. Pour d’autres, Yellowcard rime avec éponyme, et surtout dernier album. 12 ans de carrière, 10 albums, et un ultime adieu avant une séparation définitive avec un dix titres très condensé où l’on retrouvera un Yellowcard classiquement pop-punk mais diablement efficace ( « Got yours » , « Savior robes » ), un Yellowcard plus déchirant sur la pente d’un émouvant adieu ( « Rest In Peace » , « The hurt is gone » , « Fields and fences » ) et enfin un Yellowcard étonnamment peu inspiré sur les musiques les plus dépouillées ( « Leave a light on » , « I’m a wrecking ball » ). Non exempt de défauts, la plupart des morceaux font du bien aux oreilles et nous déchirent le coeur lorsque l’on prend conscience que l’un des colosses du genre ne sonnera plus, que ce soit sur CD ou en concert. Authenticité étant le maitre mot, nul doute que certains choix musicaux seront (sont déjà ?) vivement critiqués mais peu importe, parce que Yellowcard a beaucoup apporté à une industrie laissant très (trop) souvent la spontanéité au placard. Souvenez-vous lorsque vous partagiez les paroles du groupe sur Skyblog ou au tout début de Facebook. Parce que Yellowcard, c’est aussi et surtout des paroles réconfortantes, mimant une seconde chance à tous et à toutes parce que tel est le message porté et voulu par le groupe. Ici, à nous d’accepter leur au revoir et de nous souvenir d’eux pour ce qu’ils nous ont apporté pendant cette quasi décennie. Pour parler plus particulièrement de ce disque, on y retrouve à peu de choses près toutes les forces et faiblesses d’une formation qui n’a plus rien à prouver et qui peut donc se faire plaisir musicalement parlant. Mais à vouloir s’échapper de leurs racines, le groupe se perd un peu et perd par la même occasion une partie de ce qui fait leur charme. Parce que Yellowcard n’est pas une énième sortie mais est emprunt d’une certaine nostalgie qui nous fera regretter une dernière release vraiment marquante, on ne peut que saluer l’effort pour signer cet album de l’empreinte d’un goodbye honnête et sincère sans pour autant crier au génie par rapport à ce qu’a pu produire Yelloward par le passé. Nul doute qu’ils seront regrettés rapidement et qu’ils manqueront à bon nombre d’entre nous, moi y compris.

Note du rédacteur : etoile3

Void.