Chronique : NoYdem – #album

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Distribué gratuitement sur leur site officiel avec l’EP The Landing, le premier album des NoYdem intitulé tout sobrement et modernement #album commence à faire doucement parler de lui sur les réseaux sociaux et promeut lentement le groupe de  manières diverses comme chez enterground ou encore pour le Festival Montereau Confluences Officiel, grâce non seulement à une release party au Bus Palladium, mais aussi à un clip officiel réalisé par Ange Della Maggiore (ODyL, …). Nous, chez House of Wolves, avons eu droit à la version physique afin de pouvoir vous offrir cette chronique de manière tout ce qu’il a de plus officielle. Il s’agit aussi de la première chronique de l’année, première d’une longue lignée, alors… enjoy !

Faisant suite à un premier EP plus rock que pop-rock, ce premier album fait les choses en grand avec 10 pistes dont 9 exclusives, en comptant l’introduction. Autant dire qu’il ne s’agit donc pas d’un simple premier album ‘best of’ dont la tracklist est composée à 3/4 des sorties single. Premier bon point. On connaissait déjà « Sometimes » ainsi que « Sexy Radio » depuis la sortie respective des clips officiels en mai et en décembre dernier. La première opte plus pour le côté pop du pop-rock avec riffs mélodiques et chant léger aérien qui se permet de monter dans les aiguës de manière, je trouve, un peu hasardeuse. Mais peu importe, l’effet est réussi et l’ambiance est placée : #album sera un album placé sous le signe de la quiétude. Le second single dévoilé se rapprocherait plus d’une instrumentale à la Red Hot Chili Peppers et signe là un rock funky des plus plaisants mais, surtout, des plus séducteurs. J’espérais personnellement que l’album soit plus composé de ce genre de sonorité que de musiques plus légères. Bingo, et merci au groupe, car c’est le cas.

Après une introduction de 27s, malheureusement inutile comme 90% des introductions d’album récentes mais permettant d’atteindre les 10 pistes significatives, « Leavin the Last Word » et « Homeland » mettent un point d’honneur à prouver une bonne fois pour toute que NoYdem est avant tout un groupe de rock alternatif. Autant dire qu’à l’écoute, j’avais le sourire aux lèvres. La recette ne change pas et confirme la fusion de riffs funky à un chant manquant un peu de puissance mais toujours juste dans ses notes, sauf lorsqu’il s’agit de s’aventurer dans des notes plus risquées. Au fil des morceaux, on a un peu de mal à vraiment différencier les compositions, l’instrumentale se renouvelant assez peu au final. On y retrouve cependant 2 styles : funk rock, comme l’est « Givin up », et enfin rock plus électrique, comme l’est à son tour « Angel Makers ». Mais est-ce vraiment un défaut lorsque la plupart des premiers albums partagent tous la même caractéristique, à savoir une certaine homogénéité ?

Et ça, les membres l’ont bien compris, c’est pourquoi on y retrouve vers la fin de l’album « Lost Memories » plus lente, plus posée, que l’on peut aisément considérer comme une balade, ainsi que « Take it away », plus proche de leur premier single. Afin de conclure cette jolie aventure, le groupe a choisi de redonner un beau coup de jeune à « Insane », seule ‘vieillerie’ datant The Landing (2013). Et là, premier réel point noir… On s’aperçoit alors que les pistes les plus calmes ont été placées à la fin au lieu d’être parsemées au milieu des autres. Choix étrange, mais pas non plus incompréhensible, puisque les morceaux les plus rock, soit ce qui représente réellement nos 4 parisiens, ont été rassemblés et leur donne l’air d’être plus marquants que s’ils étaient dispersés eux-même. D’un autre côté, les derniers morceaux en ressortent moins marquants à leur tour, alors que pris séparément, ils sont vraiment excellents… Tout comme le reste de l’album, j’ai envie de dire.

On retiendra donc au final un aspect plus que prometteur des NoYdem, qui représentent à merveille le rock indépendant parisien. De nombreuses influences, de belles idées, et une jolie façon de mettre tout ça sur papier, ou plutôt ici en musique. On mettra sur le compte de la jeunesse et du manque d’expérience quelques points noirs qui sont loin pour autant de venir ternir notre tableau puisque, en fin de compte, #album est et restera un album agréable à parcourir, plaisant sur sa longueur et, même si loin d’être technique, réellement réussi sur le plan de sa réalisation; à mettre au compte de Jules de Gasperis des Studios Stakato pour ce qui est enregistrement et mixage. On sait déjà que 2015 sera une belle année pour le groupe puisque avec un premier album à leur actif, de nombreuses portes s’ouvriront à eux. Nous ne pouvons que leur souhaiter de continuer leur bonhomme de chemin et de nous donner raison sur le fait qu’il y a fort à parier que nos quatre gaillards (re)feront reparler d’eux d’ici peu !

Note du rédacteur : etoile4

Les + :

  • Un album rock à la fois funky, rock, et pop-rock
  • 8 nouveaux morceaux, si l’on retire l’introduction
  • Une évolution musicale notable depuis The Landing
  • Le coup de jeune donné à « Insane »

Les – :

  • Une tracklist mal pensée, trop ‘découpée’ entre morceaux rock et morceaux plus posés
  • Le chant, parfois un peu juste dans les notes les plus aiguës