Archives de catégorie : Chroniques

chroniques musicales

Chronique : Linkin Park – One More Light

, Le à 8:11

Après 6 albums où le groupe aura changé plusieurs fois de styles, en passant par l’abandon du neo metal au profit d’un rock alternatif plus au goût du jour, un disque expérimental, un autre electro qui revenait en même temps à la violence du neo et enfin un petit chef d’oeuvre en la bombe punk/metal The Hunting Party, Linkin Park nous livre un nouvel effort qui a décidé une nouvelle fois de ne pas refaire le même album, ce qui est tout à leur honneur, même si la plupart d’entre nous aurait préféré le contraire.

Si la dimension pop du groupe est très présente depuis le début (on a tous connu des personnes qui dès l’époque [Hybrid Theory] trouvaient déjà que c’était « trop commercial »), notamment dans les lignes de chant (parfaites) de Chester Bennington, elle est cette fois complètement embrassée, pour un résultat final electropop très typé radio 2017, avec pour principal modèle la sensation PVRIS.

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Chronique : Day Wave – The Days We Had

, Le à 20:33

Sous le nom Day Wave se cache un unique artiste qui, derrière une étiquette aussi vague que foutrement mainstream (la dreampop), s’emprunte de naïveté et de mélancolie pour nous servir une musique bien plus vieille que lui. Une pop juvénile qu’il fait du bien de retrouver à certains moments clés de notre vie. Dans laquelle il fait bon de s’abandonner, et contre laquelle se blottir vous apportera chaleur et réconfort. The Days We Had n’est pas uniquement un reflet de nostalgie où l’on y retrouvera nos regrets, nos erreurs, nos amours, nos déceptions, … c’est aussi un très bon album que je vous invite à découvrir avec moi et dans ces lignes si vous manquez de lumière dans votre quotidien. Prenez ma main, suivez-moi.

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Chronique : Alpha Brutal – Upgrade

, Le à 20:27

Il existe deux écoles du nerd metal. Cette bouillie infâme aux screams tout aussi imbitables (notez le jeu de mot) et aux tunes baclées lâchées ci et là sans grande cohésion que l’on nommera nintendocore, et son penchant plus pop sur lequel surfe Alpha Brutal. Portée par une approche plus technique, un amour non dissimulé pour les Pixies et une prog 8bits, c’est avec l’EP Upgrade que la formation parisienne s’offre un détour dans nos pages pour un coup d’oeil sur ses 7 titres. Si je vous en parle aujourd’hui, c’est parce que, bordel, ÇA GROOVE ! Continuer la lecture

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Chronique : The One Hundred – CHAOS + BLISS

, Le à 0:20

Etoile montante tout droit venue de Londres, The One Hundred avait déjà beaucoup impressionné avec son premier EP, Subculture, en 2014, à tel point que la bande jouissait déjà de nombreux passages sur la BBC – Radio 1, ce qui représente aujourd’hui un véritable exploit. CHAOS + BLISS se devait de confirmer l’essai et peaufiner la grande fresque urbaine de ces punks de la génération Y en besoin de tout détruire.

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Chronique : Gorillaz – Humanz

, Le à 19:54

Lorsque l’on se frotte à un nouveau Gorillaz, mieux vaut prendre le recul nécessaire pour comprendre la démarche artistique du génie Albarn. On se souvient tous du controversé The Fall (2010) et du contexte de sa conception, pas vrai ? Place aujourd’hui à Humanz et à ses -nombreux- guests. A ses guests ET ses interludes, devrais-je préciser, puisque ce nouvel album n’est ni plus ni moins qu’un voyage à travers l’intellectuel particulièrement étrange de son maitre d’oeuvre. Sans même parler de son goût et de sa passion pour le partage de son éclectisme. Pouvions-nous craindre le pire à l’annonce des invités et du cheminement de Humanz ? Clairement. En somme-nous moins dingue pour autant ? Rien n’est moins sûr…

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Chronique : SMASH HIT COMBO – L33T

, Le à 12:42

On y est, à peine plus de deux ans depuis leur dernier et excellent album, Playmore, les Smash Hit Combo reviennent avec un quatrième effort bien particulier. Particulier car ce dernier s’articule autour d’un concept français/anglais étalé sur deux disques avec suffisamment de différences pour que la magie, cette fois, opère : ordre des chansons modifié, textes et mélodies de voix différentes, samples disséminés aux quatre coins de l’album, l’illusion est parfaite pour croire détenir deux albums résolument différents… et en vérité, ils le sont bien. Continuer la lecture

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Chronique : The Maine – Lovely Little Lonely

, Le à 19:14

On continue notre petite sélection de musiques plus colorées avec le dernier The Maine. Deux ans auparavant, American Candy laissait derrière lui une très bonne impression malgré quelques points noirs et nous attendions la suite avec impatience afin de voir où tout cela allait amener nos 5 Arizoniens à la discographie déjà très riche en dix ans (6 albums et 6 EPs). Continuer la lecture

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Chronique : JVNE – JVNE EP

, Le à 20:58

Chez House of Wolves, on défend avec ferveur notre scène locale et régionale. C’est pourquoi nous levons aujourd’hui le voile sur JVNE, jeune formation de synthpop/synthwave fort sympathique originaire de Caen, berceau de notre jolie AudeSo. Avec l’arrivée des beaux jours, si vous cherchez quelque chose de jeune et de pétillant sans pour autant tomber dans les travers d’un CHVRCHES et de leur double chant où l’on zappe volontiers les morceaux où le chant masculin s’incruste, vous pourriez trouver en cet EP un bon moment de détente.  Continuer la lecture

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Chronique : DIGITAL NOVA – Orphelins

, Le à 0:21

Adepte de metal ‘conscient’ et surtout francophone, il était impossible de passer à côté d’Orphelins, second album de DIGITAL NOVA, jeune formation marseillaise sachant déjà ce qu’elle veut et surtout où elle veut autant emmener son public que sa musique. Continuer la lecture

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Chronique : Serenity In Murder – THE ECLIPSE

, Le à 13:55

En parallèle à la scène death nordique qui, à mon sens, nous a offert tout son potentiel et peine aujourd’hui à se détacher de ses racines, la scène death japonaise émerge peu à peu au fil des années notamment du côté mélodique/symphonique. Après Shatter Silence qui restera très certainement et à jamais mon ultime coup de coeur tant ils me correspondent en tant que vocaliste, voilà le dernier né des Serenity In Murder, THE ECLIPSE. SIM, c’est quoi ? Une ‘jeune’ formation ayant fait fureur avec leur morceau « The First Frisson of the World » dont le postulat de départ ne pouvait que me déplaire : du chant hurlé féminin, des claviers, et des tonnes d’orchestrations en général toutes plus cache-misère les unes que les autres… bref, tout ce que je n’apprécie absolument pas avec le symphonique. Et pourtant.

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Chronique : AFI – AFI (The Blood Album)

, Le à 0:21

Un dixième album éponyme attendu au tournant pour AFI, avec, comme à chaque fois, cet espoir égoïste de les voir revenir au son de Sing The Sorrow, c’est à dire, pour faire vite, remettre un peu de hargne dans leur rock. Une attente enfin récompensée, puisque, AFI (Blood Album) se veut un croisement entre le rock puissant et la mélancolie de Sing The Sorrow, le rock épuré de Crash Love et le cold-wave de Burials ! Et bien plus encore.

On regrette premièrement l’absence d’une intro épique vraiment marquante, comme ce fut le cas sur tous les albums du groupe jusqu’à présent (même « Torch Song » sur Crash Love avait ce côté grandiloquent dès ses premières notes), au profit de « Dark Snow », qui installe d’entrée une ambiance electro héritière de l’album précédent.

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Chronique : LOWER THAN ATLANTIS – Safe in Sound

, Le à 14:01

En provenance du Hertfordshire, LOWER THAN ATLANTIS agrandit de mois en mois sa communauté et à juste titre, depuis 2007 le groupe anglais incarne tout ce qu’il y’a de plus rock en définitive et vient confirmer ça dans le sang et l’encre de tatouage avec Safe in Sound, leur cinquième album. Assurément puissant, ambitieusement explosif et délicieusement accrocheur, le groupe qui a commencé par marcher sur les plate-bandes du punk et du post-hardcore il y’a 10 ans a su se forger une identité marquée en évoluant vers un power rock venant titiller les grands noms actuels tels que Biffy Clyro, Bring Me The Horizon ou les Foo Fighters et sans avoir à en rougir. Safe in Sound est une mine à hits qui emmène LOWER THAN ATLANTIS au rang des incontournables de l’arena mais aussi dans notre sélection soundtrack pour un roadtrip. Que ce soit avec « Dumb », « Could be Worse », « I Would », « Work For It » ou encore le ticket gagnant pour un passage victorieux en radio qu’est « Boomerang », la bande anglaise rassure par le respect solennel qu’elle accorde à ses influences premières sans jamais en renier la principale caractéristique bruyante dont LOWER THAN ATLANTIS peut être fier, le timbre de voix clair de Mike Duce non loin de celui de Rou Reynolds (Enter Shikari) aidant clairement, tout en accordant un regard et un emprunt à des sons rock mainstream et alternatif. Sans non plus créer la surprise totale par rapport à Changing Tune (2012) et Lower Than Atlantis (2014), la démarche de Safe in Sound s’inscrit plutôt dans une continuité avec une volonté sévère d’en découdre avec les autres. Presque à contre-courant des productions lisses des vétérans de la scène, LOWER THAN ATLANTIS confirme, à l’instar de Deaf Havana et Bring Me, qu’il est possible de conjuguer l’âme du sale gosse véritable qui transpire l’alcool et le tabac avec une forme plus chic typiquement dans l’héritage du gentleman anglais et c’est ce qu’est cet album : tout ce qu’il y’a de plus anglais (« I don’t want to be here anymore »), un rock de gendre idéal, sûrement quelque chose que Robbie Williams ne renierait à aucun moment. Safe in Sound en plus d’être une démonstration brute et frontale du hit radio-rock ultime, garantit une entrée à LOWER THAN ATLANTIS aux intouchables de la scène anglaise actuelle. Espérant dorénavant que le groupe marquera la postérité avec sa volonté aussi rare qu’appréciable de renouer avec les racines du « bloody rock’n’roll » en les imprimant de suffisamment de pop moderne et acide pour tutoyer les tenors du milieu. L’incontournable du moment !

Note du rédacteur : 

Julien-K.

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Le bilan 2016 de la rédaction

, Le à 11:07

House Of Wolves entamera avec vous sa 5ème année en 2017, un webzine encore jeune mais qui, fort notamment des expériences passées de ses rédacteurs, augmente son audience petit à petit, lentement mais sûrement, gagnant, comme nous aimons à le penser, un public de fidèles lecteurs toujours plus large, qui y trouvera son compte d’une façon ou d’une autre, au travers de notre large couverture de l’actualité culturelle passionnée.

Nous avions manqué le rendez-vous en 2015, mais vous n’y échapperez pas cette année, voici le temps de faire un bilan de l’année 2016, qui, si elle fut bien tragique, notamment pour notre pays (parmi tant d’autres), et son lot de célèbres décès à n’en plus compter, nous a offert son lot d’œuvres à ne pas manquer. L’année du débat aussi, ou le public n’a pas hésité à reprendre le pouvoir aux médias, que ce soit pour défendre un film ou ironiser l’actualité politique, pour le plus grand bien de tous.

Bonne fin d’année à tous, et entamons joyeusement une nouvelle  à vos côtés.

Cliquez sur le nom d’un rédacteur ci-dessous pour afficher son dossier de fin d’année :

avatar sylvain 2014Sylvain Créateur, rédacteur en chef

Julien Ka Rockatansky's portrait.
Julien KCo-créateur, rédacteur, reporter

10719486_1574395606122091_885168567_nLucaRédacteur, live reporter

VoidRédacteur

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Chronique : BOARS – There will be parties, there will be fun, there will be gallows for everyone

, Le à 0:24

Si vous suivez l’activité de Smash Hit Combo, vous devez à coup sûr connaître le projet initial et relativement tentaculaire de Maxime Keller (voix) : BOARS, qui nous gratifie enfin de son premier album après une longue maturation. Continuer la lecture

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Chronique : Avenged Sevenfold – The Stage

, Le à 12:24

Trois ans après Hail to the King, un album qui aura autant cartonné dans les charts que ce qu’il aura reçu de critiques, Avenged Sevenfold nous revient avec The Stage, un album qui en est presque l’antithèse, proposant une ambiance onirique semblable à celle de Nightmare (2010), sauf que le thème de la mort est remplacé ici par celui de la création, des origines de la vie, des intelligences artificielles et enfin de l’exploration spatiale.

Un disque qui se veut plus dynamique que Nightmare, avec déjà des classiques comme le single de 8 minutes « The Stage » (ce refrain est une tuerie : « Who is the crowd that peers through the cage, As we perform here upon the stage?  Tell me a lie in a beautiful way, I believe in answers, just not today », « Creating God » qui s’interroge sur le pouvoir que nous donnons aux ordinateurs sur-intelligents (« We’re creating god, master of our designs, We’re creating god, unsure of what we’ll find« ), le morceau presque punk « Fermi Paradox » avec pourtant un chant léger et planant, avec surtout moins de ballades, hormis l’envoûtante power-ballade « Angels », vraiment magnifique, et le morceau très calme et orchestral « Roman Sky », héritier sobre mais tout aussi réussi de « A Little Piece of Heaven ». On sait le père du guitariste Synyster Gates bluesman, et c’est une influence que le fils a déjà mis en avant, notamment sur Nightmare, ici on voyage également en-dehors des frontières du metal avec les orchestrations hispaniques de « Sunny Disposition » ou le pont génialement bluesy de « God Damn », qui alterne metal et acoustique, comme le groupe sait le faire avec brio. Vraiment plus expérimental, avec pour seule ligne directrice le concept qui les a motivé, le groupe s’évertue à recréer le Big Bang avec « Exist », un morceau de 15 minutes, qui vous fera revivre l’émergence de l’univers, le calme avant la vie, et la voix de l’Homme qui s’élèvera enfin, avec en prime la participation de l’astrophysicien Neil deGrasse Tyson dans le but d' »éduquer » les fans. Un disque tout simplement inspiré, tant dans le fond que la forme, où chaque morceau a sa place, avec la batterie fracassante de Brooks Wackerman (ex-Bad Religion) et un chant continuellement intense, beau, où M. Shadows donne tout ce qu’il a en terme de puissance.

Moins tubesque que Hail to the King dans son approche, The Stage met du temps à se dévoiler, mais une fois que l’on s’y est ouvert, on s’en veut presque de ne pas avoir vu tout son potentiel lors des premières écoutes. J’aime à penser que c’est la marque des grands disques, ceux que l’on écoutera longtemps, sans se lasser (et de toute façon, avec plus d’une heure de musique, vous ne risquez pas de vous lasser rapidement). Certainement leur album le plus organique, avec très peu d’effets hormis quelques touches electro et orchestrations, leur plus rock’n’roll par essence. Leur meilleur ? On peut se laisser aller à le penser.

Sylvain L.

Note du rédacteur : etoile5

Les + :
– M. Shadows était inspiré et cela se ressent tant dans les textes que dans sa performance
– un album presque timide qui se révèle au fur et à mesure titanesque
– une ambiance mystique et spéciale, comme le proposait déjà Nightmare
– pas un morceau à jeter

Les – :
– l’illusion de penser au début que ça manque de tubes

01. The Stage (8:32)
02. Paradigm (4:19)
03. Sunny Disposition (6:41)
04. God Damn (3:42)
05. Creating God (5:35)
06. Angels (5:41)
07. Simulation (5:31)
08. Higher (6:29)
09. Roman Sky (5:00)
10. Fermi Paradox (6:31)
11. Exist (15:39)

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