Le bilan 2013 de la rédaction

, Le
banntops

lelouch

LelouchCo-créateur, rédacteur

2013 aura été, pour sûr, une année riche. Riche ? Mais riche en quoi, peut-on se dire ?

Riche en retours, riche en surprises, riche en déceptions, riche en coups de cœur, riche en coups de gueule… Retour sur une année qui a vu naître, grandir et partir un bon nombre d’artistes.

Musique

  1. Alice in ChainsThe Devil Put Dinosaurs Here (Grunge/Stoner)
  2. KoRnThe Paradigm Shift (Néo Métal)
  3. Love&DeathBetween Here & Lost (Néo Métal/Post-Grunge/Djent)
  4. DIR EN GREYTHE UNRAVELING (Post-Metal mélodique/Crossover/Alt.Rock)
  5. CombichristNo Redemption (Aggrotech/Indus/Metal)
  6. WoodkidThe Golden Age (Pop alternative)
  7. letlive.The Blackest Beautiful (Punk/Post-HxC)
  8. Dope D.O.D. – Da Roach (Hip-Hop/Horrorcore)
  9. Palms Palms (Post-Rock/Alternative)
  10. Stray from the PathAnonymous (Fusion/Hardcore chaotique)

Commentaire :

Hors « top 10» mais tout ils sont tout aussi mémorables, en musique, et parce qu’il est parfois impossible de tout y faire rentrer, je retiens la performance funk et pétillante du duo français le plus chic et éclectique de sa scène : Daft Punk. Le groupe a donné avec Random Access Memories un album frais, à la fois rétro et moderne, hommage à la funk et à la musique électronique de l’ancienne école. Les français de Year of no Light m’ont carrément bluffé avec leur disque Vampyr, (re)dessinant avec talent une musique lugubre et épurée qui aurait pu servir de bande-originale au Nosferatu de 1922 signé par Friedrich Wilhelm Murnau. Le dernier Sepultura est tout simplement le meilleur depuis Roots quant à la prouesse artistique et complètement inattendu dans le métal plus traditionnel, Stone Sour toujours leadé par le charismatique et talentueux Corey Taylor m’a scotché avec le second volume, sorti en début d’année, de House of Gold & Bones complétant ainsi leur concept de double-album magistralement. Si le groupe a beaucoup écouté Pantera et Black Sabbath (flagrant au fil du disque) le combo propose tout de même une musique personnelle, musclée et marquante, coup de cœur !

Difficile également de passer après la sortie de l’album Horizons de Bertrand Cantat sous le nom de Détroit. Difficile car l’album représente, en plus d’être une prouesse musicale de haute volée, un exutoire, une blessure profonde et un crachat sur le politiquement correct. Un tel diamant brut ne peut laisser indifférent et ce qui passe après paraît nécessairement plus… vide. Toujours en France, le dernier album de Julien Doré s’impose avec grâce et classe comme un album de pop française qui fera date. Dans la lignée des travaux du musicien, sa musique distille une pop à l’esprit rock et à l’identité perchée quelque part entre une âme française et anglaise. Love est un album automnal qui me fait autant vibrer qu’un disque de David Sylvian ou du regretté Nick Drake.

Côté black metal est revenu Summoning avec le très surprenant Old Mornings Dawn. La formation, toujours inspirée de l’univers de Tolkien, renoue enfin avec une musique mélancolique, contemplative et même axée sur l’émotion qui faisait la particularité et le succès d’un disque aussi culte que Dol Guldur. C’est beau, c’est grand et on s’y croit vraiment.

Beaucoup considèrent le dernier Bring me the Horizon comme l’album de l’année… Je ne suis vraiment pas convaincu par ce constat et purement « fan » mais je constate bien qu’à l’écoute de ce Sempiternal je retrouve un peu les sensations juvéniles de fougue et de fraîcheur que j’avais en écoutant les premiers Linkin Park il y’a 10 ans. C’est bien foutu, c’est frais, il y’a une certaine émotion qui se dégage du chant, le tout dans un enrobage bien commercial comme il faut mais… Plaisir coupable.

Chez les japonais, je retiens le dernier the GazettE, la chronique en ligne a déjà expliqué pourquoi mais également GENGAH, projet solo indé d’un chanteur tout aussi indé et méconnu se prénommant Hajime et ayant l’ambition de livrer, à travers son premier MCD, THE POISON APPLES, un son musclé et agressif au feeling non loin des productions de l’âge d’or du visual kei : Les années 2000, GENGAH sait faire vibrer la corde nostalgique des fans de ces formations qui ont su susciter tant de passions à leur époque. Quelque part entre un rock agressif, un punk hardcore  frénétique et un néo-métal/post-grunge poisseux et ensuite ce sont les ikd-sj qui m’ont mis une belle tatane avec leur trilogie Kikuzankajo Section (single/EP/full-album). Leur musique est vraiment atypique et difficile à cerner. Loin des grosses productions « blockbusters », leur statut d’underground se ressent à travers leurs mélodies. Leur musique sent le hangar ou la cave. Ils enfoncent le clou encore plus loin dans leur genre auto-revendiqué de « heavy grunge ambient », avec une musique schizophrène au bord de la recrudescence psychotique qu’on jurerait sorti du mouvement grunge underground au début des 90′s. ikd-sj c’est un peu l’enfant bâtard des premiers et dégueulasses (non-péjoratif) Nirvana,  Korn, Alice in Chains et Deftones.
Surprenant, envoûtant et mené par l’espèce de chaman taré qu’est Akira, leur chanteur.

Ajoutons à cela les excellentes surprises qu’ont été les albums de Shreddy KruegerNight Verses et A Lot Like Birds. Le premier étant une leçon d’efficacité avec une maîtrise de la mélodie exemplaire dans le post-hardcore, le second s’impose comme l’OVNI de la scène post-HxC de l’année n’hésitant pas à briser les codes et les frontières pour proposer une musique qui lorgne près d’un Tool plus juvénile et à l’héritage punk. Si les A Lot Like Birds avaient pu décevoir avec leur second album, Conversation Pieces, livrant davantage un effort d’essai où la bande jouait un ersatz de Dance Gavin Dance quitte à en perdre sa personnalité forte… Erreur corrigée avec leur terrible et époustouflant No Place, véritable compromis de leurs deux premiers disques et renouant avec l’aspect orchestral et expérimental de leur musique, ils signent là un vrai retour en force.

Derniers coups de cœur de l’année en musique avec le premier album de Scar the Martyr, l’espèce de all-stars band formée et leadée par Joey Jordison (ex-batteur de Slipknot) qui délivre un disque de métal industriel plein de fraîcheur malgré une redondance au bout de ses 14 pistes. L’effort est relativement efficace et plaisant pour être souligné et surtout pour susciter l’envie de suivre le bout de chemin de ces gars-là. Je retiendrai aussi le premier album du nouveau projet de Phil Anselmo (monsieur Pantera) avec Philip Anselmo and the Illegals qui possède tous les atouts pour être un des meilleurs albums de métal de tous les temps mais avec une production à deux francs et bien plate ce qui plombe absolument toute la puissance de sa musique. L’ultime place des albums qui m’ont charmé revient à une bande-originale, si l’album No Redemption de Combichrist qui sert de BO au dernier jeu de Ninja Theory, DmC Devil May Cry a été retenu, la place dans le top 10 s’est souvent jouée au coude à coude avec l’OST composée par Jaimie Christopherson pour le jeu de Platinum Games, Metal Gear Rising: Revengeance. La formule présente sur cette bande-originale se veut extrêmement moderne mais également très rétro, renvoyant souvent le même feeling que les bande-sons de jeux Sega de la bonne époque, choix judicieux pour habiller un jeu qui se veut dans la droite lignée des productions à l’ancienne de Sega. Le mélange de dubstep et de speed metal fait mouche, donne des frissons et réveille votre instinct guerrier le plus badass.

Côté déceptions, sans partir dans le même pavé explicatif commençons par LE flop de l’année : Avenged Sevenfold avec Hail to the King. Sans avoir été un familier du groupe, trouvant même nombre de leurs travaux carrément nuls là… On atteint des sommets de nullité. Ça se veut badass alors que le disque n’est au final quasiment qu’un album de reprises des standards thrash en beaucoup moins bien des années 80, et dire qu’ils espéraient avoir leur Black Album avec ça… Les autres déceptions concernent les japonais de MUCC avec leur chute dans la soupe mainstream et dont je m’abstiendrai de poursuivre. Trivium et leur Vengeance Falls qui passe très difficilement après un In Waves mâture et complet. Soyons clairs, l’album est bon, voire même très bon, juste terriblement décevant. Plutôt que de poursuivre dans la lignée mature d’In Waves, on replonge sur The Crusade mais en plus personnel et percutant grâce à la production de David Draiman. La prod fait très bien ressortir le groove, la basse et le punch de l’instrumentale mais le chant reste anecdotique et parfois même dispensable. Pas l’album que j’attendais mais un bon Trivium, un bon album de métal et une belle leçon heavy/thrash avec une fessée à des boulets comme Avenged Sevenfold.

 

Cinéma

  1. Cloud Atlas (Tom Tykwer/Andy&Lana Wachowski)
  2. Hansel & Gretel: Witch Hunters (Tommy Wirkola)
  3. Man of Steel (Zack Snyder)
  4. Kick-Ass 2 (Jeff Wadlow)
  5. The World’s End (Edgar Wright)
  6. Pacific Rim (Guillermo del Toro)
  7. This is the End (Seth Rogen)
  8. Star Trek into Darkness (J.J. Abrams)
  9. Elysium (Neil Bloomkampf)
  10. Django Unchained (Quentin Tarantino)

Commentaire :

Côté cinéma j’aimerais tellement inclure Albator, corsaire de l’espace dans le classement et voire même directement à la première place mais de deux choses, l’une : Pas encore vu. Le cinéaste James Cameron a beau qualifier le long-métrage de visuellement dense, d’épique et de sans précédent, la réserve s’émet vis à vis de la version cinéma dont nous bénéficierons en occident qui sera revisitée, entendez par-là des minutes coupées et un montage différent de la version originale, pour rendre le film plus accessible à notre public. Décision douteuse venant du studio de réalisation japonais qui aurait peut-être tendance à nous prendre pour des cons ou des beaufs de films 100% action où la castagne règne. S’il ne fait aucun doute qu’Albator, corsaire de l’espace sera un excellent film d’animation, un excellent film et peut-être le blockbuster surprise de cette fin d’année il faudra attendre la sortie du blu-ray afin de bénéficier de la version director’s cut du métrage pour en apprécier l’essence et très certainement, fidèlement à l’univers du pirate : une dimension poétique et contemplative.

Les autres coups de cœur s’orientent vers l’inattendu et surprenant Pain&Gain (No Pain No Gain en VF) de Michael Bay où derrière l’entertainer on a retrouvé l’auteur, Gatsby le Magnifique de Baz Lurhmann qui, malgré une 3D honteuse et immonde, s’impose comme un vrai cabaret anachronique de tous les excès mais aussi en œuvre sensible dont la fin laisse vide. Sans oublier Only God Forgives de Nicolas Winding Refn, film d’auteur détonnant où la violence excessive sait servir un récit et se mettre au service d’une réalisation intimiste. Je m’attarde également sur un long-métrage animé sorti en direct-to-dvd : La ligue des Justiciers -Paradox Temporel de Jay Oliva ; une magnifique baffe dans le monde de l’animation et se hisse au rang de meilleure adaptation d’une BD en long-métrage animé avec le majestueux The Dark Knight Returns (dont la seconde partie, dantesque, est sortie en début d’année). Graphiquement sublime, l’univers noir, post-apocalyptique et viscéral de Flashpoint est angoissant et chaque héros atteint son apogée de bravoure. Violent, incisif, ce métrage met en avant un Flash prisonnier de ses tourments devant faire face à la plus grosse erreur de son existence qui s’avère être son action la plus irréfléchie mais surtout la plus humaine.

Côté flop, on compte les blockbusters débiles estampillés « Marvel » où si Iron Man 3 se veut être un film dans la droite lignée des action-movies des années 90 et qui sort 20 ans trop tard mais facilement pardonnable pour son troll assumé, Thor 2 lui fait passer beaucoup plus difficilement la pilule. En plus de livrer un spectacle aux arrières-goûts de déjà-vu (Star Wars et Le Seigneur des Anneaux en tête), la recette du film se calque sur celle qui a fait le succès d’Avengers mais qui ne prend plus désormais (si tenté que la recette d’Avengers ait pu prendre selon le spectateur). N’oublions pas The Wolverine, la chronique en ligne a déjà expliqué ce que je pensais de cette purge.

Sans considérer le dernier film d’Alfonso Cuarón comme mauvais, Gravity est une véritable déception et victime de son propre succès. Le buzz créé autour du métrage amène à hisser ses attentes bien hautes pour au final se retrouver face à une expérience visuelle (de qualité) aux péripéties redondantes, aux métaphores de la vie beaucoup trop frontales à la limite de l’insulte pour le spectateur (oui, je me suis senti pris pour un con par ce manque de subtilité) et à la prestation de Sandra Bullock pas toujours convaincante… De quoi hurler quand certaines critiques le considèrent comme le « nouveau 2001: L’Odyssée de l’Espace » ou même à le cataloguer en science-fiction… Bref, le film aurait gagné à être un court-métrage ou une attraction du Futuroscope.

Facile de tirer sur l’ambulance mais il me reste quelque cartouches pour le cinéma français : La vie d’Adèle où l’archétype-même de ce que « doit être » ,selon quelques imbéciles du milieu, un film d’auteur français : chiant, sans implication ni attachement et s’inscrivant dans la bien-pensance collective du moment, des scènes de sexe explicites, gratuites et interminables pour donner un air choc et/ou élitiste, donc péteux, au métrage… Jeune et Jolie sorti à peu de temps d’intervalle était à des années lumière de qualité au-dessus.

La palme du flop revient, cependant, à Spring Breakers d’Harmony Korine. On pouvait penser que ce serait soit un teen-movie, soit un film d’auteur… Pire c’est les deux à la fois. Réalisation immonde, montage dégueulasse, rien n’évolue, les plans sont littéralement à chier et tous ces pseudo-flashbacks pourris gâchent le peu d’intérêt que pouvait présenter la chose. Ça ne raconte rien, ça ne dénonce rien et ça ne dresse aucun constat. Ça aurait pu le faire sous format d’un véritable documentaire où les exigences du genre cinématographique ne s’appliquent pas que ce soit en terme de réalisation/montage ou même idées de fond car là Spring Breakers n’est défendable ni sur le fond, ni sur la forme car il n’y a rien, si ce n’est un travail singé qui pète plus haut que son cul.

 

Séries (En cours ou terminées en 2013)

  1. Sons of Anarchy
  2. Breaking Bad
  3. Sherlock
  4. The Walking Dead
  5. Doctor Who
  6. Almost Human
  7. American Horror Story: Coven
  8. Hell on Wheels
  9. Person of Interest
  10. Arrow

Commentaire :

Niveau séries je reviens uniquement sur mes flops à savoir Under the Dome et Valvrave the Liberator dont j’en attendais énormément et qui m’ont paru être des purges. L’adaptation de l’œuvre de Stephen King laisse sans voix dans le mauvais sens, entre une réalisation plastique, une narration laborieuse, des acteurs peu convaincus et donc peu convaincants et un doublage français à la ramasse, difficile d’accrocher ou même de se sentir conquis. Quant à Valvrave the Liberator, nouvelle série animée née des studios Sunrise (la machine à pondre les Gundam), qui partait avec énormément de qualités notamment avec la présence d’Ichiro Okouchi (Code GeassGuilty Crown, Berserk : l’Âge d’or) au scénario. J’étais plutôt confiant jusqu’à la fin du troisième épisode qui pouvait faire passer la série à une vitesse supérieure mais depuis le quatrième… Dégringolade. Tout choupinoupinet, tout rose, tout peace & love. Là où Code Geass et Guilty Crown étaient punk, Valvrave est une pop sucrée à la limite du supportable… Que ce soit dans la réalisation aux couleurs vives et flashies, la narration au rythme complètement décousu où l’intrigue ou ce qui y ressemble tombe à plat 80% du temps, et aux personnages plus niais et chiants les uns que les autres… J’ai peut-être eu tort d’attendre quelque chose de l’envergure des deux séries sus-citées, la déception aurait été certainement moindre si d’emblée j’avais flairé le sous-Gundam dès le début. Faute à trois premiers épisodes aguicheurs, à un concept intéressant mêlant les codes du mécha, du thriller politique et du cinéma de zombies.

 

Jeux Vidéo

  1. DmC Devil May Cry (Ninja Theory)
  2. The Last of Us (Naughty Dog)
  3. Assassin’s Creed IV: Black Flag (Ubisoft)
  4. Metal Gear Rising: Revengeance (Platinum Games)
  5. Dishonored: Game of the Year Edition (Arkane Studios)
  6. Remember Me (Capcom)
  7. Tomb Raider (Square Enix)
  8. Batman: Arkham Origins (Warner Games Montréal)
  9. Assassin’s Creed: Pirates (Ubisoft)
  10. Final Fantasy VIII -PC réédition 2013- (Square Enix)

Commentaire :

Sur le loisir vidéoludique, j’ai insisté pour mettre DmC Devil May Cry en première position du bilan alors que sa place aurait pu être davantage prise par l’époustouflante fable horrifique et onirique The Last of Us, le retour émouvant (mais incomplet) de The Walking Dead de TellTale ou le fantasme pur que représente Assassin’s Creed IV: Black Flag avec son monde ouvert dans l’univers de la piraterie et malgré le peu d’innovation parvient à proposer un story-telling de qualité, des figures emblématiques charismatiques et attachantes et des mécaniques de jeu fluides… Mais c’est le jeu de Ninja Theory qui prend la couronne afin d’être mieux représenté et pour mieux mettre en avant l’effort du studio anglais pour avoir réussi à redonner un intérêt, un sens et une attitude cool à une licence japonaise qui a difficilement fait mieux que le premier jeu sorti en 2001. Jeu sous-estimé et bashé gratuitement à cause de son ambition de reboot, une chronique est actuellement sur le feu qui mettra les points sur les « i » et les barres sur les « t » afin de rendre ses lettres de noblesse à un jeu punk et ambitieux qui méritait plus de reconnaissance et surtout moins de mauvaise foi.

Il serait facile de tirer sur l’ambulance en parlant de Call of Duty: Ghosts pour les flops mais  ne possédant plus de cartouches après La Vie d’Adèle et ayant un sens de l’honneur on parlera davantage de LA sortie semi-décevante de la fin d’année : Batman: Arkham Origins. Comme plus haut, soyons clairs, le jeu est bon, si ce n’est même très bon (pour ça qu’il est dans le top 10) grâce à un gameplay solide hérité des opus précédents, une direction artistique à mi-chemin du comic-book et du cinéma et un traitement des origines de Batman et du Joker complètement bien pensé… Là où le jeu peut décevoir réside dans son ambiance et sa narration complètement décousue. Si la narration peine à me faire vibrer à travers une histoire aux rebonds intéressants, l’ambiance est faussement oppressante. Si le huit-clos d’Arkham Asylum renvoyait aux pires craintes des films d’horreur et qu’Arkham City grâce à son terrain plus vaste facilitait grandement la sensation de « seul contre tous » à la manière d’un New York 1997 de John Carpenter, il est très difficile de se sentir en danger et même traqué dans Arkham Origins. Le speech de départ veut que le chevalier noir se fasse traquer dans les rues de Gotham par une bande d’assassins sur-entraînés et sur-équipés mais le retour possible en lieu sûr, la Batcave, le terrain de jeu bien trop grand empêchent clairement le ressenti de confinement et pire assurent même un sentiment de sécurité, entraînant par la même occasion une moins grande passion à suivre la trame narrative. Rocksteady, si vous me lisez : Ne faîtes pas la connerie de faire un Batman « open-world » pour la vraie suite d’Arkham City, pitié, ce serait trahir ce que vous avez créé, n’écoutez pas les « fans » qui ont des goûts douteux, soyons francs.

 

Littérature (Romans/Nouvelles/Recueils de poésie/Romans graphiques)

  1. Punk Rock Jesus (Sean Murphy)
  2. Pour Invalides, changez à Opéra (Stéphane Ronchewski)
  3. The Dark Knight Strikes Again (Frank Miller)
  4. Green Blood (Masasumi Kakizaki)
  5. Ernestine (Charles-Elie Conord)
  6. L’Attaque des Titans (Hajime Isayama)
  7. Superman – Terre-Un (Joe Michael Straczynski)
  8. Le dernier Pape (Edouard Brasey)
  9. Poèmes choisis (Rimbaud/Verlaine)
  10. L’intégrale Z (Max Brooks)

Commentaire :

Arrive le point littérature, pour être honnête je n’ai pas lu une trentaine de livres cette année et que Dieu m’en punisse. Cependant, et je serai bref, je souhaite mettre en avant deux livres qui le méritent : Pour Invalides, changez à Opéra de Stéphane Ronchewski et Ernestine, de Charles-Elie Conord. Si le premier se veut aussi pétillant et plein de ressources à l’image de son écrivain (lui-même comédien que vous avez déjà pu entendre pour le prêt de sa voix à Heath Ledger dans la version française de The Dark Knight et Batman: Arkham Origins), le second s’impose comme une œuvre juvénile et intimiste non loin de l’innocence cristalline et de la désillusion d’une âme errante et dépravée.

C’était tout pour cette année. Je tiens à remercier personnellement tous nos lecteurs pour avoir rejoint l’aventure des loups de mer de House of Wolves, c’est un véritable plaisir que de pouvoir écrire et partager sur nos passions et surtout de vous proposer une alternative aux autres webzines déjà existants, pour la plupart simple relayeurs d’infos ou avides de clics. Vous êtes un véritable motivateur et c’est un plaisir de vous retrouver chaque jour. Yoho matelots ! A l’an prochain ! 2014 promet d’envoyer du très lourd.

Heave a pawl, oh, heave away,
Way, ay, roll an’ go!
The anchor’s on board an’ the cable’s all stored,
Timme rollickin’ randy dandy O!

Tags: , , , ,

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *