Live Report : Bring Me The Horizon + Pierce The Veil + Sights and Sounds @ Paris, Le Bataclan (15/11/2013)

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Après un concert que l’on peut qualifier de catastrophique en 2011, avec un Oli Sykes (chant) tellement drogué qu’il n’avait assuré que très partiellement son concert, Bring Me The Horizon, la formation metalcore la plus populaire du moment, nous rend visite une nouvelle fois, en compagnie des Pierce The Veil, pour présenter ses nouveaux membres, son excellent nouvel album : Sempiternal, et surtout laver l’image effroyable laissée à ceux qui étaient présents lors de leur précédent passage avec un concert sold out !

C’est quelques heures avant le concert que commence ce live report, avec la séance de dédicaces du groupe, événement organisé à peine quelques jours avant le concert par Landscape Rockshop à Bastille, et plus précisément dans la rue Keller ; bastion et lieu de rencontre parisien de la culture metal/goth, médiatisé principalement par le bouche à oreille. Environ 150 personnes iront braver le froid (et les cours pour certain(e)s) pour rencontrer en personne leurs idoles et obtenir une signature, pour ma part écorcher mes tympans avec des cris strident à l’arrivée des membres. Membres d’ailleurs bien souriants, communicatifs (tant bien que mal étant à la chaîne) et joyeux, un très bon signe pour le concert de ce soir.

Signature en poche sur un flyer du groupe, direction Le Bataclan à un petit quart d’heure à pied… Ou plus, tout dépend de son sens de l’orientation dans la capitale. Arrivé devant la salle, c’est une file assez mal organisée qui se présente avec des barrières non fermées en plus d’être non surveillées, me permettant de me faufiler directement dans les 200 premiers.
Une petite demi-heure plus tard, les portes s’ouvrent, permettant de réchauffer les moins habillés en ce glacial début de soirée d’automne. La plupart foncent pour se placer au plus près du centre de la scène, les moins téméraires iront se placer au balcon. Les choses s’accélèrent rapidement et à 19h, la salle se plonge dans le noir.

Et c’est à Sights & Sounds d’avoir la dure tâche d’ouvrir le bal. Le jeune groupe de rock (avec pourtant Andrew Neufeld de Comeback Kid !) semble mal adapté, leur son peine à toucher les personnes présentes, qui ne semblent applaudir que par politesse et non réelle appréciation, le tout étant un brin répétitif et les musiciens semblent très figés, ce qui n’arrange pas leur cas. Dans d’autres occasions, le groupe pourrait avoir un peu d’indulgence, mais avec deux gros noms derrière, les spectateurs ne semblent guère prêts à leur laisser une chance.

Au tour des Californiens de Pierce the Veil de faire le show. Dès les premières minutes, l’ambiance change radicalement, l’entrée des membres suffit déjà à faire vaciller quelques jeunes filles émoustillées et faire monter les décibels à coup de cris et de guitares saturées. « Bulls in the bronx », lancera les premiers pogos de la soirée et démarquera rapidement les fans venus pour le groupe, reprenant les paroles de la plupart des titres majoritairement issus du dernier opus, parfois au grand regret des oreilles des autres. (Je ne remercierai jamais assez la personne à proximité qui m’a hurlé (et non chanté) avec une voix très fausse la quasi moitié des paroles me gâchant une énorme partie du concert.)
Le jeu de scène montera d’un cran avec un quatuor sachant occuper la grande scène du Bataclan, le combo confirmera sa proximité avec son public en prenant en fin de set le drapeau lancé par la fanpage française et en l’attachant au micro avant le dernier morceau, « King For A Day », avant de repartir rapidement dans les backstages.

Le moment de répit permet enfin de dévoiler l’arsenal scénique avec un mur d’amplis Marshall blancs et surtout un gigantesque ‘BMTH’, initiales du groupe, qui s’illuminera tout le long du set. Revenons au groupe, c’est une fosse chauffée à bloc qui attend les Anglais, l’intro déclenche en quelques secondes un déferlement d’hystérie vocale ! Les nappes de synthé qui suivent annoncent « Can You Feel My Heart », qui montre un Oli’ en excellente forme, sautillant presque en permanence, arborant même un sourire à plusieurs reprises. L’intensité montera d’un niveau avec « Shadow Moses » repris avec enthousiasme par un public conquis, mais la violence sonore et physique reviendra vite avec l’enchaînement « Diamonds aren’t Forever » et son wall of death. Puis s’enchaînent « The house of Wolves » & « Go to hell for heaven sake », sur laquelle les membres du groupe n’arrêteront pas de faire tourner leurs doigts pour faire comprendre qu’ils veulent des circle pit. « And the snake start to sing », à mi-chemin avec la balade, permettra de souffler dans une fosse devenue infernale, ainsi que de découvrir une dimension plus théâtrale qui permet de confirmer l’amélioration de la voix du tatoué, en assurant la majorité de ses parties claires sans aucune fausse note.


Le groupe enchaîne avec « Empire (let’s them sing) » et surtout « It never ends » dont la très mauvaise idée de Sykes est de proposer de lui taper dans la main… Les slams se multiplieront à une vitesse affolante dans toute la salle pour tenter de l’approcher, occasionnant pas mal de coups involontaires dangereux (pour ma part 3 coups de pied dans la nuque, ce qui n’est vraiment pas agréable). Heureusement « Deathbeds » calmera les ardeurs et provoquera même un silence devant la prestation du chanteur totalement soliste sur ce coup. Mais c’est pour mieux repartir avec « Chelsea smile », classique du groupe et repris en choeur. « Antivist » est annoncé par un nouveau Wall of Death concluant le set. Mais les fans ne l’entendent pas de cette oreille et font taper les pieds sur le sol, occasionnant un vacarme monstre ! Les Britanniques semblent l’entendre et reviennent pour un véritable rappel avec deux titres de différentes époques : « Blessed with a Curse » et « Sleepwalking » avec, en bonus, un bain de foule du frontman.

Les problèmes personnels et physiques semblent loin derrière, la réputation du groupe aux performances aléatoire n’est plus et celui ci semble résolument tourné vers l’avenir, en témoigne la très grande majorités de chansons tirées de Sempiternal. Néanmoins, un défaut subsiste, le fait que BMTH se retrouve vite catalogué à un membre au lieu d’un ensemble, bien que les musiciens essayent de se mettre en avant, ils paressent effacés à coté de la star de la bande. Et à noté que Oli (ainsi que le reste) a bien tenu parole : celui ci est sorti très tard mais a pris le temps de rester avec ses fans pour des photos et discuter un peu.

Set-list Pierce The Veil

Bulls in the Bronx
May These Noises Startle You in Your Sleep Tonight
Hell Above
Bulletproof Love
Hold On Till May
A Match Into Water
Stained Glass Eyes and Colorful Tears
Caraphernelia
King for a Day

Set-list Bring Me The Horizon

-Can You Feel My Heart
-Shadow Moses
-Diamonds Aren’t Forever
-The House of Wolves
-Go to Hell, for Heaven’s Sake
-And the Snakes Start to Sing
-Empire (Let Them Sing)
-It Never Ends
-Deathbeds
-Chelsea Smile
-Antivist
Rappel:
-Blessed with a Curse
-Sleepwalking

Texte : Garnet

Photographies : Ilan & Garnet

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