Live Report : Bullet For my Valentine + Callejon + coldrain

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Deux mois sans concert… Le temps fût long, très long. Après deux live reports par mon cher Void (dont un qui sera publié en début de semaine prochaine !) accompagnée de mon avis, je reprends mon poste. Et après les Crossfaith, ce sont les coldrain, originaires eux aussi du pays du soleil levant, que je suis venu voir.  La vague metalcore made in Japan s’infiltre même chez les plus réputé du style, la preuve, ils ne font rien de moins que la première partie des Bullet For my Valentine et remplacent donc les Whiles she Sleeps pendant toute la tournée Européenne. Mais avant de nous lancer dans la critique du concert, résumons la journée.

Il est environ 15h quand j’arrive, accompagné d’une amie rencontrée au concert évoqué plus haut, et qui m’a d’ailleurs fait connaître peu après le groupe. Une chose me surprend, peut être est-ce que parce que c’est un jour de semaine -malgré l’âge des fans du groupe- mais la file semble minuscule, La dernière fois que j’ai été à l’Olympia, c’était en mai, je venais voir la talentueuse Lindsey Stirling, et elle s’étendait loin, très loin, à la même heure. Mauvaises ventes ? Réponse à l’intérieur. J’apprends rapidement qu’une partie des lève-tôt semble plus venir pour la formation asiatique que pour les gallois. Les heures défilent, la pluie tombe (quel hasard), quelques rencontres éphémères se font le temps d’un jour (ou plus parfois).

18h30, les portes s’ouvrent, les fans des openers foncent au premier rang quand, pour ma part, ça sera un long retard suite à un malentendu sur l’attribution de mon pass photo. Je finis par obtenir le fameux sésame loin sans mal, et entre enfin dans la salle. Je constate que, effectivement, l’Olympia semble bien vide pour un tel groupe. Peut-être est-ce l’orientation musicale et les dates rapprochés -moins d’un an avant la dernière date- favorisent le manque de public ? En attendant, retour sur coldrain ! Les japonais entrent sur l’air de « Ode to power » et ouvrent le set sur « no escape ». Etant dans la fosse photo, la présence scénique est impressionnante : le groupe saute, parcoure la scène, headbang, … on ressent leur joie d’être présent et ils le montreront tout le long de leur set. Pendant trente minute le groupe tente de convaincre le public en jouant leurs titres les plus brutaux de leurs dernières sorties dont « the revelation » , « Inside of me » , « The war is on » (entre autres). Le son live donnant plus de lourdeur à leurs compositions, la fosse parviendra à être réceptive et les souhaits de circle pit de Masato (chant) finiront exaucés. Malgré un set assez court et une ouverture en première partie, le groupe a l’air d’avoir convaincu une partie du public. Les initié(e)s sont comblé(e)s, quand, pour ma part, ça sera le groupe de la soirée.

Après le Japon, au tour de l’Allemagne de faire ses preuves, groupe de metalcore croisé avec des éléments d’indus et au chant en allemand, la comparaison avec Rammstein est donc inévitable. Je ne vais pas mentir en disant que le groupe m’a laissé de marbre. La langue, les ‘grognements’ étranges (screams ?), m’ont laissé perplexe. Une impression de répétitivité se ressent, et des effets de fumée verticale seront utilisés, mais à part cacher un musicien et gêner les photographes, j’en ai vraiment pas vu l’utilité. Malgré que plus tard dans la soirée, plusieurs personnes m’aient dit ne pas avoir apprécier leur set, le combo arrive à secouer la fosse de façon plus qu’efficace.

Aux Gallois de rentrer sur scène sur l’air, cette fois ci sur « O’ fortuna » de Carmina Burana. L’épique est décidément à l’honneur ce soir ! Le groupe enchaine sans attendre avec « Raising hell », nouveau titre dévoilé récemment et qui semble adopté puisque le public semble bien connaître le refrain ! Bien que le fond de la scène à l’artwork de « Temper temper » semble donner une impression de tournée de promotion pour le dernier opus, le fan service musical semble plutôt de mise, enchaînant une longue set-list très tournée sur les précédents jusqu’à faire un medley avec un titre de chaque cd de la discographie. Mais est-ce que tout est bon pour autant ? Pas vraiment. Le son est clairement pas au top, particulièrement sur la voix trop en retrait, ou encore le solo de Padge qui ressemble au célèbre solo de Van Halen, gestuelle incluse, la technique en moins et le son trop brouillon en plus. Parlons maintenant de Matt (chant). Je n’ai jamais vu un concert du groupe auparavant, mais autant les autres se sont donnés à fond, autant celui-ci m’a semblé bien trop statique devant son micro (la guitare n’aide pas, j’en conviens). L’estrade au dessus de la batterie servira de temps à autre, mais au delà de ça, on pourrait presque se passer de cet artifice. En somme un set en demi-teinte entaché par des problème de son et une présence scénique minimale pour le plus voyant du groupe.

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