Live Report : Dagoba (1ère partie : Dreadful Silence) @ Le Sax, Achères (12/10/13)

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Deux fois que je rate Dagoba lors de leur passage en Île-de-France ! Il fallait bien que je me rattrape, et c’est au Sax à Achères dans les Yvelines que le groupe pose ses valises pour ce soir afin de défendre son dernier album, Post Mortem Nihil Est. Étant en avance, je profite d’aller voir les Dreadful (dont j’ai déjà parlé ici ) qui assurent la première partie, discuter et prendre la température en attendant mes compagnons de ce soir. La salle ouvre à 20h, environ 200 personnes à vue d’œil ont fait le chemin jusqu’ici, dont certains en mort-vivants (la Zombie Walk parisienne s’étant déroulée aujourd’hui), l’endroit est pourvu de sièges mais possède une fosse assez grande promettant quand même des bousculades festives. 20h45, les lumière s’éteignent, un sample d’ambiance de fête foraine se lance – intro de l’album -, Ray Glow, l’équivalent d’un monsieur Loyal, prend le micro pour annoncer d’emblée les règles : « Ne pas nourrir les clowns, ne pas leur donner de vêtement avec votre odeur et ne surtout pas les regarder dans les yeux ! », ça donne le ton. Les musiciens entrent un à un sur scène sauf le chanteur, directement cherché par son supérieur parce que celui-ci est un peu spécial, je dirais même « stupide ». La première chanson parle de lézard japonais, le riff de « Godzilla » se fait entendre et met directement dans le bain et provoque les premiers (légers) pogos et headbangs dans le pit qui s’accentue au fil des titres, en plus d’un son tout simplement excellent comparé au concert précédent. Le groupe peut s’exprimer pleinement et malgré le fait que la relation entre Ray et Jacky Clown (chant) soit centrale dans le jeu scénique, les autre membres exploitent totalement la scène et se lâchent, empêchant les regards de se focaliser sur le centre. Entre les titres, notre cher petit fou n’hésite pas à faire des doigts d’honneur avec son sourire enfantin, ou à presque cracher de l’eau dans le dos de son tortionnaire, celui-ci le menaçant en retour. Le trip du groupe (il faut savoir que Ray élève des clowsn qui font de la « mouzik forte » pour avoir de l’argent) va jusqu’à faire un moment « pub » à la moitié du set où le groupe fait la promo du merchandising avec beaucoup d’humour. Le groupe continue la seconde partie avec « Shit » ainsi que « I am the night« , l’une des rares ballades de leur court répertoire où l’on ressent une certaine influence de Manson dans la compo. Le set se conclura sur l’entraînante « Freaks & Demons » avant de voir le groupe repartir dans les backstage devant un public visiblement conquis. C’est à présent le moment d’attendre ! Le quart d’heure d’attente permet de chauffer le groupe par des ‘Franky ! Franky ! Franky !’, batteur du groupe dont l’imposante batterie trône au milieu de la salle. La salle finie par s’obscurcir et une intro mystique se fait entendre, Franky Costanza, dans l’ombre, en profite pour monter l’instrument et commence à chauffer en retour le public, rapidement rejoint par le reste du groupe. Et c’est encore une histoire de lézard en première chanson avec « I, reptile », qui parle de la fin des dinosaures. Un véritable mur de son massif déferle sur la fosse, la grosse caisse fait littéralement vibrer les corps tellement celle-ci se fait puissante, la fosse ne se fait pas prier pour se lâcher cette fois-ci sans retenue durant tout le set. Des wall of death et circle pit seront même demandés et exécutés à mainte reprise agrémentés de (trop ?) nombreux slams. La présence scénique est assurée avec un projecteur au niveau de la batterie, permettant de mettre encore plus en valeur la performance de Franky (pour une fois qu’on voit les batteurs !), Z et Werther parcourent la scène en alternant régulièrement leur place et occupent tout l’espace. Shawter (chant) quant à lui va à la rencontre du public, n’hésitant pas à tendre le micro ou la perche d’une Gopro tendue pour filmer les fans ainsi que les remercier de leur soutient. Celui-ci finira par les rejoindre le temps d’un titre au moment du rappel. La set-list dominée par le dernier opus (« I, reptile », « When Winter », « the great wonder », « Kiss Me Kraken ») n’empêche pas de revenir sur les succès précédents avec entre autres « The thing withing », « The Nightfall and All Its Mistakes », et surtout « Maniak » et « The White Guy (And the Black Ceremony) » qui auront donné un énorme coup de fouet au rappel. En résumé, un excellent concert et surtout un son divin, bien que trop fort parfois sur Dagoba. On ne peut que leur souhaiter bonne chance ou plutôt que la force soit avec eux pour la tournée américaine avec les Japonais de Dir en Grey (!) avant de fouler le sol parisien pour une date au Bataclan.

Set-list Dreadful Silence
– Godzilla
– Carnival Of Dead Bodies
– Town’z Clownz
– Kowboy Klowns From The Outer Space
– Cut the ropes
– Shit
– Hole of U
– Freaks & Demons

Set-list Dagoba
– I, Reptile
– The Man You’re Not The Nightfall and All Its Mistakes
– When Winter
– Black Smokers
– The Fall Of Men
– It’s All About Time
– The Great Wonder
– Degree Zero
– Kiss Me Kraken
Rappel:
– Maniak
– The Things Within
– The White Guy (And the Black Ceremony)

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