Live Report : Female Show ~ Beyond Chronicles + SINS + Thanatic Eyes + Unscarred + Furykane @ Le Chinois, Montreuil (01/20/14)

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A première vue, on aurait pu se dire que cet event spécial ‘metalchick’ n’avait rien d’extraordinaire, surtout quand les noms de l’affiche vous sont inconnus. Après tout, il est de notoriété que le monde du metal est un milieu de barbe, de vomi, et de bière. Enfin… pour les plus intolérants d’entre nous, peut-être. Mais chez House of Wolves, nous sommes depuis peu dingues des Furykane, et nous nous doutions bien que ce ‘Female Show’ cachait plus qu’il ne laissait l’entrevoir, ce samedi 1er février au Chinois, à Montreuil. N’y a-t-il donc pas plus belle façon que de fêter le début du mois en assistant en plus aux représentations de Beyond Chronicles, SINS, Thanatic Eyes, et Unscarred ?

Toujours accompagné de mon fidèle acolyte Garnet, photographe pour HoW, c’est à peine 48h après avoir assister à un premier event plus que mémorable sur bien des points (voir notre report) que nous sommes allés couvrir notre premier concert officiel du mois. Pas bien dur me direz-vous, nous sommes le 1er… et pourtant, c’est avec une certaine fatigue, qui sera rapidement remplacée par l’excitation de la soirée, que nous nous sommes présentés aux portes du Chinois, en région Parisienne pour ceux ne situant pas Montreuil, où nous y avons retrouvé avant l’heure prévue (19h) Jen, chanteuse des Furykane, que nous avions justement rencontré deux jours auparavant. Le report de ce Female Show, organisé et présenté par THANATOS PRODUCTION, commence donc maintenant.

La raison de mon attrait pour Furykane ? Euuuuh…

La salle du Chinois se veut déjà bien plus grande que celle du Klub, ce qui veut dire plus d’espace pour les musiciens, mais aussi pour nous. Ce soir, nous sommes à un concert purement metal, et il est donc admis qu’il est nécessaire de sauter dans tous les sens afin de montrer aux groupes notre support. La soirée s’ouvre avec Beyond Chronicles, groupe de melo death/thrash metal inconnu pour nous, qui devait théoriquement passer en second.

Une bonne occasion de découvrir après une courte introduction tirée du thème de SAW un groupe puissant et qui en veut vraiment, si ce n’est à un détail près… les problèmes de balance au niveau du chant.

Difficile de blâmer le groupe lui-même pour un ingénieur du son qui n’aura pas réussi à ajuster correctement le leur en 45mns de set (!). Malgré les efforts du chanteur Andy, qui a vu sa présence scénique, réellement convaincante à mon goût, gâchée, il fût la très grande partie du temps inaudible.

Ce qui est étrange, mais se révèle être très souvent le cas dans ce genre de situation, c’est que l’on entendait plus les backup vocals de Gibson, guitariste rythmique et voix claire, que les screams d’Andy…

Et c’est bien dommage que leur passage ait été entaché par une sonorisation ratée, car quand on se tourne vers groupe, on sent l’envie de proposer quelque chose de puissant et de percutant avec des titres comme « Tomorrow’s Path » ou « No Rising Sun », dont l’instrumentale se veut réellement puissante et le côté mélodique apporter un réel plus aux compositions, malgré ce petit côté brouillon apportée par l’aspect thrash.

Si l’on pouvait percevoir une certaine timidité les premiers morceaux, ce qui est normal pour un groupe d’ouverture qui ne sait absolument pas quel public il a en face de lui, les membres ont peu à peu pris de l’assurance, que ce soit du côté guitare solo avec la jolie Carrie ou encore basse et batterie avec Niklas et Alex. Une bonne note à mettre au compte d’un si jeune groupe.

Difficile, donc, d’évaluer Beyond Chronicles ce soir là, car en exagérant un tout petit peu la situation, s’ils avaient joué sans chanteur, cela serait revenu au même… Il est néanmoins facile d’y deviner un certain potentiel ! Pour ma part, tout en restant positif sur leur devenir, j’ai décidé de me forger un avis plus en profondeur lorsque je les reverrai sur scène à l’occasion ou, mieux, lorsqu’ils auront enregistré leurs premiers morceaux.

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A quoi peut-on maintenant s’attendre, étant donné que l’ordre de passage initialement prévu s’est vu être modifié ? Et bien c’est sur SINS que l’on peut compter pour reprendre le flambeau et continuer la soirée. Malgré les problèmes de son du groupe précédent, force est d’avouer qu’ils ont réussi à doucement mettre dans l’ambiance les personnes présentes ce soir. Est-ce que les Seven Icons of a New System vont réussir à faire aussi bien voire mieux ?

Certes, les clichés visuels ne sont jamais, ô grand jamais, un moyen fiable de coller une vilaine étiquette à un groupe. Mais à la venue des membres sur la scène, difficile de ne pas déjà les identifier en tant que groupe heavy/thrash, dont la petite touche de féminité se veut ici représentée par Lør Sins, guitariste rythmique.

Et c’est parti avec « Between Pleasure and Pain », premier morceau du set du groupe. Cette alliance de sonorité aurait pu et aurait du faire mouche. Malheureusement, je dois avouer ne pas en être très client… mais laissons mes goûts personnels de côté un moment, car bien que l’on pouvait noter l’envie du groupe que de faire décoller le public de sa passivité, l’apathie de son chanteur, Corentin Epinephrine, n’aura en rien jouer en leur faveur.

Et c’est là le principal reproche que l’on pourrait faire aux SINS : leur manque de dynamisme scénique. Peut-être la timidité a-t-elle prise le pas sur l’enthousiasme, mais jusqu’à leur reprise de Little Big, force est de reconnaitre que le tout manquait réellement de conviction.

Et c’est donc avec « Everyday I’m drinking » que le groupe commença à se lâcher et à vraiment se faire plaisir. Une chanson délirante aux paroles déjantées (‘Hey kiss my ass world! Hey fuckin’ Russian soul! Our country in deep shit yo / But i love, but i love you! / No future, no rich / This is Russia bitch!’) qui aura réussi à persuader les moins enthousiastes d’entre nous (dont j’avoue faire parti), mais surtout à relever la qualité de leur représentation. Dommage que le groupe soit sorti de sa torpeur à un titre de la fin de leur set…

Que dire si ce n’est qu’en plus de ne pas avoir adhérer à leur musique, les SINS auront, à mon humble avis, totalement louper le coche de la soirée en sortant la tête bien trop tard de leurs instruments. Loin de moi l’envie de critiquer leur oeuvre, mais j’aurais personnellement pris plus de plaisir avec le groupe d’ouverture qu’avec celui-ci. Peut-être qu’avec un peu plus d’entrain, ils auraient réussi à me persuader. Surtout qu’il s’agissait d’une petite soirée intimiste où ils auraient pu se lâcher un minimum. Dommage, donc.

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Après 2 sets de 45mns chacun, on attaque maintenant le gros de la soirée avec des sets de 1h, en commençant par Thanatic Eyes qui, après quelques changements au niveau line-up, s’apprête non seulement à sortir son premier album le 22 février prochain au Divan du Monde, mais aussi à faire ses premiers pas sur la scène européenne. Si ce nom ne vous dit rien, souvenez-vous en, car vous les retrouverez dans nos pages d’ici quelques semaines.

On y retrouve Flo, chanteur et hurleur, aussi chargé de la programmation et du management chez THANATOS PRODUCTION, ainsi qu’une batteuse, Klem, incarnant à son tour la petite touche de féminité du groupe.

Après une courte introduction instrumentale avec « A Short Moment Of Peace », les premiers morceaux m’auront, je l’avoue, impressionné. Je ne m’attendais déjà absolument pas à un groupe d’une telle intensité, mais surtout pas à ce que son frontman sorte du lot avec un jeu plus que percutant (et sans problème de son !). Leur agressivité sonore n’est pas leur unique atout, car on y retrouve une dose savoureuse de riffs mélodiques grâce à Loic et à Xavier, mais aussi un désir d’expérimenter, « Euthanatized » étant une belle preuve de leur réussite.

Quant au reste… Et bien il ne me reste que quelques brides très floues. Ai-je oublié de mentionner que le groupe aurait ramené une bouteille de whisky, destinée à être partager avec la première rangée de spectateur ? Apparemment oui… et ce n’est pas la seule chose dont je ne me souviens pour tout vous dire ! Ça m’apprendra à faire le malin et à vouloir impressionner les copains, que voulez-vous.

Le seul morceau du groupe que je pouvais connaitre grâce à leur clip, « THE TORMENTOR », aura été joué en seconde moitié de leur set, et m’aura lentement mais sûrement sorti de mon état d’ébriété avancé (la fatigue n’aidant pas, forcément…), tout en confirmant le fait que l’on a affaire à un groupe ayant déjà un peu de bouteille (sans vilain jeu de mot).

Je n’oublie pas ce qui est très rarement imperceptible dans un groupe de ce genre : la basse. Pour une fois, Fred aura réussi à se sortir des riffs et autres hurlements pour proposer une ligne certes un peu trop discrète, mais réussie. Tout comme l’aura fait notre batteuse, à moins que ce soit mes instincts primaires d’homme qui parle… Quoi qu’il en soit, il s’agit du premier set entièrement réussi de la soirée !

Il faut dire que le groupe aura occupé toute la scène et se sera fait plaisir, tant sur le plan scénique que sur le plan musical musical. Non seulement leur expérience de la scène aura fait toute la différence, mais une certaine maitrise dans ce qu’ils peuvent nous proposer était perceptible. Et rien que pour ça, on attend leur premier album avec impatience !

Thanatic Eyes, premier ‘gros’ groupe de la soirée, et sponsorisé par Jack Daniels, est à écouter au moins une fois afin d’y trouver une nouvelle recette de thrash, loin des sonorités originelles du genre. En moins de 3 ans d’existence, et avec un line-up qui aura mis un peu de temps à se stabiliser, ils auront réussi à faire ce que peu de groupes ont réussi en 5. Vous pourrez aussi les retrouver très vite avec THE SUFFERING MECHANISMS qui réunira non pas seulement les meilleurs titres déjà parus du groupe, mais aussi pas mal d’inédites !

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Au tour des frontgirls, avec en premier lieu Unscarred, où on y retrouvera le première chanteuse de la soirée ! En tant que vocaliste, j’aurais tendance à dire ‘pas trop tôt, il est temps de pouvoir baver sur ses équivalents’ ! Je m’étais aussi dis, avant d’assister à leur représentation, que je me ferais la surprise de découvrir en direct ce dont ils sont capables. Résultat sans appel : ça dépote.

Dans le genre thrash, il n’y aurait rien de plus fidèle aux premières sonorités du genre. Dès le premier morceau « 100 Lashes », Niloofar aura étonné tout le monde, moi y compris, avec ses capacités vocales et son dynamisme à en faire pâlir les plus énervées. Pour le coup, impossible de rester de marbre face aux charme de la chanteuse. Non, pas ceux auxquels vous pouvez penser, ceux liés à sa voix !

C’est bien aussi la première fois que deux guitaristes inconnus au bataillon m’auront foutu une baffe monumentale. Boris et Nico, deux musiciens complémentaires et saisissants, tant par leurs riffs ultra rapides et ultra violents, que par leur technicité. Pas de doute, nous sommes bien là en face d’un groupe de thrash sous sa forme la plus pure.

Malheureusement, comme souvent, la basse, aura été invisible dans un déluge de sonorités pendant une grande partie du set du groupe,  malgré les efforts de Brice pour se distinguer d’une partie de l’instrumentale. On notera tout de même quelques morceaux, qui sortiront sur leur premier album, sur lesquels celui-ci a pu imposer son jeu ainsi que sa patte.

Avec « REBORN », le groupe aura aussi montré son penchant pour des sonorités plus mélodiques, mais surtout plus orientales, en totale adéquation avec les origines Perse de sa chanteuse. Une très jolie réussite qui, malgré l’alcool, m’aura marqué l’esprit, tout comme la jolie chute de notre séduisante frongirl, sans grave incident je vous rassure.

« Meet your Fate » et « Fake Democracy » auront enfoncé le clou et m’auront ainsi totalement convaincu grâce à, notamment, une technique parfaitement maitrisée des modulations heavy. Que dire de plus si ce n’est que Unscarred m’aura impressionné au point de proposer mes quelques headbangs restants avec mes petits camarades de jeu ?

Leur performance s’est ensuite achevée sur « Phobia », reprise des Kreator, où Flo, des Thanatic Eyes, aura été invité à la reprendre dans un vacarme des plus plaisants. Spectacle assuré avec un groupe et un chanteur tous les deux marquant avant de laisser place au groupe que Garnet et moi attendions le plus ce soir… sans réelles surprises d’ailleurs.

Premier réel et gros coup de coeur de la soirée, Unscarred aura totalement réussi le pari d’impressionner la foule avec un son des plus tranchants, mais aussi avec une telle énergie que les plus passifs d’entre vous se seraient réveillés de leur léthargie. Dommage que leur EP ait été sold-out à ce moment là, car entre nous, je ne suis pas vraiment loin d’être fan du groupe. Mais avec de la chance, leur premier album paraitra rapidement, bien assez vite pour ne pas être mis de côté par de nouvelles découvertes peut-être tout aussi marquantes !

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Terminons ce Female Show par le groupe pour qui nous étions venus : Furykane. Nous vous les avions déjà introduit dans nos pages, et ce n’est pas pour rien, car ils sont depuis peu l’un de mes groupes favoris sur la scène rock/metal française, aux côtés de, entre autres, Smash Hit Combo. Aucune occasion pour moi d’y caler l’un de mes autres coups de coeur de ces dernières années, mais lors de ce live, j’aurais retrouvé les influences djent si chères aux Alsaciens ‘post rapcore-ien’. Si vous n’avez pas suivi l’actualité du groupe, sachez que les sonorités fusion de FaKe ont été mises de côté pour un son résolument plus mélodique, mais aussi plus moderne.

Tout première fois que je vois Furykane en live, autant dire que je ne savais absolument pas à quoi m’attendre d’un point de vue scénique, si ce n’est que j’avais purement et simplement adoré leur premier album.

Et c’est avec « Feast », dont un extrait avait été teasé quelques semaines auparavant, que la fête commence. Premier morceau, première baffe, ça promet pour la suite, mais surtout pour leur second et nouvel album, prévu pour le 28 mars. Inutile de nier que nous l’attendons avec grande impatience. Morceau aussi choisi pour le rappel, j’aurais préféré que la chanteuse refasse elle-même les gémissements repris par Luka, chanteur du groupe de hard rock/heavy metal BARRAKUDA, présent ce soir là dans le public !

Jen, toujours aussi séduisante sur le plan vocal (mais pas que), en a profité pour nous dévoiler une bonne partie de l’étendue de ses capacités vocales au fil des titres, quasiment tous issus du nouveau album, à commencer par ceux faisant le plus le lien avec les sonorités du premier album : « Hard Cookie » et « Porn to be wild ». Si le second fait dorénavant parti de mes chansons favorites du groupe, autant vous prévenir que les autres ne sont clairement pas en reste.

Comme je vous l’expliquais, une partie des sonorités de FaKe a été mise de côté pour des influences plus modernes, mais aussi plus mélodiques. Bien que la chronique de l’album paraitra dans nos pages à la sortie de celui-ci, autant vous le dire simplement : ce nouvel album s’annonce dores et déjà comme une merveille.

Et si Thanatic Eyes et Unscarred ont été épargné par les problèmes de son, ça n’a malheureusement pas été le cas de Furykane, dont toute la composante guitare metal s’est vu être anéantie par un ingénieur du son qui ne connaissait apparemment pas son métier. Si juste devant la scène, celle-ci était perceptible, le public derrière distinguait un concert… sans guitare. Et il est hors de question que je laisse passer ça pour mes préférés de l’affiche.

Malgré tout, les musiciens ne se sont pas laissés abattre par ça, à commencer par le bassiste le plus imposant de la soirée, j’ai nommé Quentin. Je n’ai, de mes propres yeux, jamais vu un bassiste aussi impressionnant. Et il est le seul de la soirée à s’être démarqué des autres, jusqu’à voler la vedette à Max, le guitariste !

Le set officiel s’est terminé sur mes deux favorites de FaKe, à savoir « Altering Faces » et « STFU », sur lesquelles j’aurai lâché mes dernières forces, tout comme l’aura fait Romain, le batteur, tout sauf anecdotique. Autre fait assez rare pour être souligné à nouveau !

C’est donc sur un rappel de « Feast » que Furykane nous aura bien trop rapidement quitté, mais quel rappel ! On y aura non pas seulement retrouvé une excellente outro à la guitare, mais aussi, comme pendant tout le set, une basse écrasante ainsi qu’une batterie en parfaite harmonie avec les autres. Autant dire qu’il s’agit du seul groupe de la soirée où j’aurai trouvé que chaque membre se sera imposé à sa manière, ce qui n’était bien entendu certainement pas joué dès le départ.

Non seulement, Furykane fût un groupe fantastique à voir sur scène, au même titre qu’Unscarred, mais il est aussi à souligner que leur nouveau album s’annonce sous les plus beaux auspices. Chaque nouveau titre du set de ce soir aura été un véritable coup de coeur, et je ne pense pas être le seul à déjà aimer ce qui sortira dans un mois, vu comment le public semblait enthousiaste (ou, tout du moins, ceux qui durant toute la soirée se seront joins à moi pour foutre un putain de beau bordel). Impossible, aussi, de ne pas être sous le charme d’un groupe qui a donné tout ce qu’il avait le temps d’une représentation de 60mns, qui sera, pour moi, passée bien trop vite !

FB

Que retenir de ce Female Show, donc ? Selon moi, Beyond Chronicles ont un bel avenir devant s’ils continuent sur cette lancée, tout comme, malgré les apparences, SINS. Thanatic Eyes devraient sous peu se faire un nom non plus chez les groupes underground, mais chez ceux qui commencent à se faire remarquer, avec un premier album à venir et un certain bagage scénique. On attend tous avec grande impatience le premier album des Unscarred, afin de retrouver une voix que l’on est pas près d’oublier Garnet et moi. Quant à Furykane, qui a le plus d’année d’expérience, je me retrouve déjà client de leur nouvel album, et je pense que cela suffit pour vous faire comprendre qu’ils sont incontournables. On remercie bien entendu THANATOS PRODUCTION, ainsi que tous les groupes présents ce soir là pour leur prestation !

Et avant de retrouver les setlists et photos, nous avons une grosse surprise pour vous. Vous n’étiez pas présent ce soir là et vous attendez avec impatience un premier morceau du nouvel album des Furykane ? N’attendez plus, nous avons pour vous un bootleg (enregistrement amateur et ‘volé’ d’un concert) de « Feast », où vous m’apercevrez rapidement dans le coin gauche de la caméra ! Royal, non ?


Setlist Beyond Chronicles :

  • INTRO (Saw theme)
  • WHERE I BELONG
  • INSANITY VISION
  • TOMORROW’S PATH
  • SHADOWS
  • NO RISING SUN

Setlist SINS :

  • BETWEEN PLEASURE AND PAIN
  • PAINKILLER
  • BURNING WHISPER
  • REDEMPTION DIARIES
  • EVERY DAY I’M DRINKING  (reprises de Little Big)

Setlist Thanatic Eyes :

  • A SHORT MOMENT OF PEACE…
  • GUILTY
  • EUTHANATIZED
  • INDEPENDANT
  • DARK SANTA KLAUS
  • RINGS [THE THANATIC OBSESSION]
  • THE TORMENTOR
  • THE EDGE OF LIFE
  • HYPNOTIZED
  • BEFORE YOU DIE [R.I.P. REAPER]

Setlist Unscarred :

  • 100 LASHES
  • TSAR
  • IT’S OVER
  • HEADSHOT
  • RISE
  • REBORN
  • MEET YOUR FATE
  • CROSS THE LINE
  • FAKE DEMOCRACY
  • PHOBIA ft. Flo des Thanatic Eyes (reprise des Kreator)

Setlist Furykane :

  • FEAST
  • HARD COOKIE
  • POINT OF VIEW
  • POP-UP
  • LULLABY
  • IN FLAMES
  • PORN TO BE WILD
  • CHEMICAL LOAD
  • FAKE
  • ALTERING FACES
  • STFU