Live Report : Skindred + Crossfaith + Deadly Circus Fire @ Le Trabendo, Paris (19/11/13)

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Quand on parle de musique ‘metal’ japonaise, la plupart pensent aux populaires The GazettE, aux regrettés D’espairsRay, aux excellents DIR EN GREY ou encore aux déjantés Maximum The Hormone. Mais depuis un peu plus d’un an, une formation metalcore aux tendances très marquées par l’electro est en train d’émerger des bas fonds nippons.

19h, c’est dans un Trabendo en travaux et un parc de la Vilette extrêmement sombre et calme que se passe la soirée. A peine arrivé les portes s’ouvrent et, par chance, je négocie l’autorisation photo sur place et arrive à en obtenir une pour ce soir. La fosse est vide, j’en profite pour aller devant la scène et la discussion que j’arrive à entamer confirme ce que je pensais : une bonne partie des personnes semble présente pour voir Crossfaith, la formation nippone qui ne laisse personne indifférent. Mais avant de pouvoir confirmer les dires voisins, passons à la première partie : Deadly Circus Fire.

La musique qualifiée d »expérimentale’ du combo anglais laisse la plupart des gens indifférents et peine à séduire un public qui semble plutôt impatient pour la suite.  Scéniquement, le groupe essaye de bouger mais les gimmicks de clowns se limitent au maquillage. Quand on connait le potentiel, c’est bien dommage de ne pas l’utiliser convenablement… Sans compter que celui-ci demandera (presque entre chaque titre) à appeler les 2 prochaines formations de la soirée afin d’obtenir un peu de retour des spectateurs.

Quarante-cinq minutes écoulées, le cirque s’en va et fait place aux balances de Crossfaith, qui d’ailleurs les font eux-mêmes, et c’est donc l’occasion de les apercevoir. Chaque minute le nombre de spectateur grandit jusqu’à ce que le vrai set commence.

L’intro, croisement entre cuivres et électro annonce la suite. A peine montés sur scène, les asiatiques font monter les décibels avec « We Are The Future », qui met en quelques secondes seulement le public, loin d’être aussi figé que la première partie, en transe. Malgré la petite taille de la scène, la réputation du groupe est réelle, le groupe assure. Il faut voir Teru (sampleur/screamer) s’agiter, danser et parcourir la scène, quand Kenta (chant) ne s’arrête jamais de bondir dans tous les sens. Le groupe enchaine avec « Monolith » qui déclenche un déluge de headbangs ; mais ce n’est rien à coté d’un « Jagerbomb » explosif qui fout le pit (encore une fois) sans dessus dessous. Le groupe aime décidément malmener son public et n’hésitera pas à faire multiplier les circle pit et même jusqu’à deux wall of death sur le titre « Countdown to Hell », avec une joie non dissimulée des participants. « Eclipse », aux sonorité quelque peu pop, sera la première et la seule occasion d’entendre la voix clair du chanteur, quand celui-ci ne laisse pas son micro à terre pour faire participer directement une fan. L’heure du dernier titre est venue, les cloches sonnent, « Leviathan » conclût le set à la perfection.

En seulement six titres, les Japonais ont complétement enflammé la salle et reçus une ovation méritée. Une véritable claque made in Japan qui change des groupe de visual kei insipides et qu’on envoie par copinage. On ne peut plus qu’attendre une tête d’affiche pour présenter plus amplement leur dernier album Apocalyze.

La claque passée, au tour de la surprise de ce soir (pour ma part) avec les anglais de Skindred. Après un premier faux départ avec un haussement de son sur « Thunderstuck » des AC/DC, le groupe entre vraiment sur scène sur… la marche impériale de Star Wars. Original. Avant d’entamer son premier titre (le seul que je connais), « Ninja »… Résumer le groupe ? Des riffs rythmés digne du neo-metal, une basse qui claque à la Rage Against The Machine, un flow reggae et quelque partie growlées. Je remarque que le groupe fédère même un public plus diversifié que les traditionnels concerts de metal. La gestuelle typique des deux genres se mélange, entre les bras balancés et les pogos/headbangs. Excellente surprise pour ma part, j’invite à découvrir pour ceux qui veulent un peu de son métissé. A noter que le dernier titre « Warning » sera l’occasion d’un featuring avec Kenta pour un final survolté.

(Le live report ayant été écrit avant l’annonce, entretemps, Crossfaith a été invité à jouer au Hellfest cette année ainsi qu’au Download Festival).

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