Live Report : Towers @ Reims, l’Appart Café (14/11/13)

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Quand on vous annonce que le groupe que vous allez voir se veut grunge, il est bon d’émettre quelques réserves quant à la bonne utilisation de l’étiquette d’un mouvement considéré par beaucoup comme mort et enterré, faute à d’innombrables formations se voulant ‘revival grunge’ en ayant oublié la philosophie même du mouvement, jusqu’à s’éloigner du son typique des heures naissantes du grunge originel. C’est donc avec un gros point d’interrogation, sans aucune information supplémentaire sur un groupe nommé Towers qui s’est produit ce jeudi 14 novembre 2013, que j’attendais le début du show.

Towers, duo Parisien composé d’Emmanuel (chant/guitare) et Paul (batterie), aussi définit par ses créateurs comme de l’experimental punk rock, rappellerait à beaucoup les premières heures de Nirvana et la sortie de leur premier album Bleach. Devant un public composé en majeure partie de clients ‘de passage’ de l’Appart Café, mais aussi devant quelques auditeurs particulièrement amateur de rock bien dégueulasse au vu de leur look (oh le vilain cliché), c’est avec entrain que la formation débute son show avec « WANNA SET YOU FREE » qui chauffe doucement mais sûrement l’ambiance la salle, et se révèle être un titre exclusif (comprendre qui n’est pas encore paru sur CD) qui sera probablement et prochainement enregistré pour le premier full album du groupe. Mais j’y reviendrai plus tard.

« BY MY SIDE », issu de leur dernier EP en date intitulé WE ARE TOWERS, confirme la tendance de nos deux Parisiens de vouloir retourner aux racines mêmes du grunge, à l’époque où celui-ci tirait plus vers la pop punk qu’autre chose, avec des titres courts et incisifs, aux riffs ultra saturés et aux divers effets prenant une place importante dans l’ambiance même des morceaux.

Ces derniers s’enchainent à une vitesse folle du à leur courte durée, dont « HIGH’N’FREE », toujours issu de leur dernier EP, mais aussi  « WHERE THE SUN GOES DOWN », ressorti de leur premier EP GOOD BYE BABYLON, paru à la mi 2011. On retrouvera aussi « NO JOY / NO PAIN » tiré de BACK TO SCHOOL, leur unique deux-titres paru à la toute fin 2012. Les autres morceaux ne paraissant pas dans leur discographie, j’en conclus qu’ils n’ont pas encore été enregistrés et que, encore une fois, ceux-ci composeront l’album qui devrait paraitre l’année prochaine. Aucune date pour le moment, mais je vous en reparlerai à la moindre information.

Towers

Entre temps, Emmanuel se sera défoulé sur sa guitare en se jetant à terre pour un solo, à jeter sa guitare à la fin du set, ou encore en collant sa guitare à l’ampli afin d’amplifier des effets déjà dévastateurs. Celui-ci ne lésine d’ailleurs pas à en abuser voire à en sur-abuser pour le plus grand bonheur des clients présents ce jour-ci, en cumulant d’ailleurs pas loin d’une minute de purs effets disto, doublé par Paul qui a tout simplement mal traité la batterie gracieusement prêtée par le Café (?), le groupe ayant eu quelques soucis de Van et du venir en train. Malgré la fatigue et l’alcool, impossible d’échapper à ce torrent de décibel. La salle étant petite, le son couvre son entièreté jusqu’à faire bourdonner mes petites oreilles déjà habituées à des sonorités bien plus extrêmes. Chapeau.

Avoisinant les 1h de concert, nos deux jeunes rebelles décident de faire une pause. Ce sera sans oublier les amoureux du rock bien crade qu’ils décideront de faire un petit rappel de, si je ne me trompe pas, 2 titres. A vrai dire, je ne pouvais les reconnaitre étant donné que je n’ai acheté ce fameux EP WE ARE TOWERS qu’à la toute fin de soirée, sans connaitre une seconde de leur discographie. Mais tant pis puisque, quand on a une formation aussi prometteuse devant soi, on en redemande sans réfléchir. C’est après pas loin d’1h30 de représentation générale que Towers raccroche et s’offre une vraie pause bien méritée, où je me suis donc permis de m’introduire ainsi que House of Wolves afin de récupérer la setlist et de vous offrir ce live report. Généreux, Emmanuel m’aura offert quelques dizaines de minutes pour papoter musique et beau temps (surtout froid ce soir là), rejoint peu de temps après par son ami Paul, luttant pour leur représentation du lendemain à Lyon. J’en ai donc et d’ailleurs profité pour m’offrir WE ARE TOWERS, dont la chronique paraitra très prochainement. Dans la précipitation, j’en ai oublié de le faire dédicacer. Tant pis, ce sera pour une prochaine fois !

Bref, en deux-trois lignes, ce fût un excellent moment partagé avec deux musiciens convaincus par ce qu’ils font (ce qui se fait rare de nos jours) et, surtout, voulant faire partager leur amour pour une époque passée mais jamais oubliée.

Un grand merci à eux deux pour leur gentillesse, leur temps, et surtout leur musique, puisque je n’avais pas pris de baffe aussi old-school depuis un certain temps déjà. Un grand merci aussi à ma collègue stagiaire Bérangère pour m’avoir fait connaitre l’Appart et donc Towers, aux autres collègues stagiaires qui nous ont accompagné ce soir là, et à vous aussi, lecteurs, pour avoir entièrement lu ce live report ! Je vous donne donc RDV dans quelques jours pour la chronique de WE ARE TOWERS !

Setlist :

  • WANNA SET YOU FREE
  • MEANS NOTHING TO ME
  • LIAR
  • BE ALONE
  • BY MY SIDE
  • MISSING SNOW
  • TRY ME
  • HIGH’N’FREE
  • NEVER FORGET
  • WHERE THE SUN GOES DOWN
  • NO JOY / NO PAIN
  • SO WRONG
  • YES / NO

Photos prises à la volée via smartphone ~