Un second album prévu pour le début d’année chez Furykane

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Furykane

A la sortie de leur premier album, Furykane, quator originaire de Paris, nous délivrait un son rock/metal fusion, aux influences pop, nü et groove, riche en surprise et parfois assez proche de ce que pouvait jouer Guanos Apes à l’époque « Big In Japan ». Menée par une voix à l’allure faussement angélique tant les relents HxC et crunk peuvent se faire ressentir sur Fake, enregistré et mixé par William Bastiani (Enhancer), la formation nous a mis dans la confidence que l’entièreté de la direction artistique avait été revue pour leur second album.

Avec ce que nous a confié la chanteuse, nous pouvons je pense distinguer deux périodes distinctes à Furykane.

La première, tout vêtus de blanc en opposition au noir dominant de l’univers metal, surprend principalement par une époustouflante capacité vocale. Que ce soit sur leur maxi éponyme Furykane avec des titres comme « Fake » ou, « STFU » (voir en bas de l’article), Jen gère aussi bien les parties chantées que les parties planantes, plaintives, ou bien encore hurlées, avec autant de facilité et de talent qu’un véritable schizophrène, les -indéniables- atouts physiques en plus. Les autres musiciens ne font pas pour autant preuve de figuration avec un duo basse/batterie étonnamment puissant. Qualité typiquement nü vous me direz…

Et bien pas seulement. Car la formation ne s’arrête pas là et intègre plusieurs composantes pop, groovy, fusion et des riffs tantôt rock tantôt vraiment ravageurs à leur compositions. Un véritable cocktail explosif de sonorités distinctes faisant tout le charme de cette formation française hors du commun. L’influence metal alternatif ira se faire ressentir jusque dans des vocalises charmeuses et aériennes que n’aurait pas renié un certain Chino Moreno (Deftones), tel le prouve le clip d’ « Absolute Disgrace » issu de leur premier album Fake, mais aussi l’excellent « Altering Face » et ses séduisants ‘Blah Blah Blah Blah’. On sent dans chacune de leurs compositions cette volonté de proposer autre chose qu’un énième sous-genre aux codes prédéfinis.

Vous pensiez, tout comme moi, que leur second album suivrait les pas logiques de cet univers purement fusion ? Et bien c’est loupé. Il faut avouer que la composante nü a pris un coup de vieux et qu’à part chez les monstres de koRn, il est difficile d’y retrouver cette essence pure et unique du genre. Chez Furykane, on a pensé que donner un petit coup de jeune au son était une bonne idée, puisque ce second album prévu pour ce premier trimestre 2014 s’annonce très différent de leurs autres travaux.

On attend donc avec impatience quelque chose à se mettre sous la dent, et quelque chose me dit que chez House of Wolves, ça ne devrait pas tarder… En attendant, on vous partage l’un de nos morceaux préférés, « STFU » , issu de leur maxi Furykane.