Archives par étiquette : album

Babylon Pression : nouvel album, Heureux d’être content, en écoute intégrale

, Le à 12:31

Les furieux de la négative génération, Babylon Pression, nom incontournable du metal français depuis bientôt 20 ans, sont de retour avec leur quatrième album Heureux d’être content qui tombe à point nommé durant cette période trouble. Continuer la lecture

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Chronique : DIGITAL NOVA – Orphelins

, Le à 0:21

Adepte de metal ‘conscient’ et surtout francophone, il était impossible de passer à côté d’Orphelins, second album de DIGITAL NOVA, jeune formation marseillaise sachant déjà ce qu’elle veut et surtout où elle veut autant emmener son public que sa musique. Il ne faut pas plus que quelques samples et une production léchée pour qu’Orphelins donne le ton et embarque l’auditeur, dès « Esclave et maître », titre d’ouverture. Le regard y est sombre, l’ambiance paradoxale, aérienne et pesante, comme si Deftones rencontrait No One is Innocent, sublimée par la langue française dont la plume jouit d’un champ lexical autant varié qu’imagé. Car oui, la force de DIGITAL NOVA, en plus de situer sa musicalité exquisement fusionnée entre old et new school réside bien dans la qualité de son écriture déployée par un rap lent, articulé et compréhensible ce qui accorde une véritable efficacité à chaque mot qui claque et chaque rime qui cogne (« Sous les cris », « La peur »). Pourtant, Orphelins ne se noie à aucun moment dans la litanie soporifique grâce à assez de soubresauts énervés, même très violents (« Le monde est beau » et ses 3 minutes sans relâchement) pour garder l’auditeur attentif, voire même rêveur au long de 40 minutes aussi obscures qu’épurées. Orphelins semble être une expression véritable d’un spleen urbain (« La peur », « Pas assez »), d’une collection de désillusions propre à la génération post-Cobain et même si DIGITAL NOVA ne tutoie pas (encore) les ténors du genre, il a suffisamment de personnalité, d’énergie et de rage à revendre pour se frayer un chemin parmi les plus bruyants… ce qui est d’autant plus intéressant quand l’artiste dit (crie) si bien son propos. Dans le plus propre héritage du metal français et de sa grande époque, DIGITAL NOVA, avec son deuxième album, apparaît aujourd’hui comme une sorte de d’air emprunt de nostalgie, effet Madeleine De Proust, en pied-de-nez véritable aux courants actuels et éphémères. Sans renier sa modernité, le groupe conjugue malaise générationnel, sentiment abandonnique, crise sociétale et perte de repaires suffisamment bien pour frapper juste et fort. Exécuté avec efficacité et servi par une écriture de qualité, même s’il s’accorde quelques apparences vieux-jeu, Orphelins gagne une classe résolument française et assez raffinée qui donne une saveur particulière à son metal plus cérébral. Intègres, les DIGITAL NOVA semblent être les gardiens sacrés du temple de la scène française et signent onze titres puissants et bien dosés. Orphelins est un disque à posséder impérativement si vous cherchez un groupe français de qualité, étrange et singulier, qui s’exprime dans la langue de Molière avec élégance et violence. Attention cependant à ne pas tomber dans la morosité trop appuyée pour la suite !

Julien-K

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Incubus : retour musclé avec « Nimble Bastard » extrait du prochain album

, Le à 23:57

On se croirait en 2001 avec l’actualité du jour qui se déchire entre Linkin Park, Papa Roach et une nouveauté d’Incubus ! Le célèbre groupe de fusion américaine prépare un nouveau disque après son EP Trust Fall datant déjà de 2015. Continuer la lecture

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Linkin Park : nouvel album One More Light et nouveau single « Heavy » en streaming

, Le à 18:59

Alors oui, Linkin Park sort un nouveau single portant le nom « Heavy » et qui n’a rien de heavy à proprement parlé, au moins les bases sont posées et vous savez à quoi vous attendre. Le groupe sortira son septième album au printemps et a dévoilé aujourd’hui son premier single, on vous dit tout. Continuer la lecture

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Enter Shikari fête les 10 ans de TAKE TO THE SKIES en Europe

, Le à 14:36

Enter Shikari vient d’annoncer les dates européennes de la tournée mondiale célébrant les 10 ans de la sortie de Take To The Skies. Pour fêter la décennie de ce premier album, le groupe s’apprête à donner une série de concerts intimistes dans des villes où il n’est jamais encore passé, ainsi que dans quelques autres qui leur ont laissé un bon souvenir. Continuer la lecture

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Chronique : BOARS – There will be parties, there will be fun, there will be gallows for everyone

, Le à 0:24

Si vous suivez l’activité de Smash Hit Combo, vous devez à coup sûr connaître le projet initial et relativement tentaculaire de Maxime Keller (voix) : BOARS, qui nous gratifie enfin de son premier album après une longue maturation. Sobrement baptisé There will be parties, there will be fun, there will be gallows for everyone ce disque permet d’apprécier dès les premiers instants une approche artistique electro/punk plus précise et un univers travaillé, digéré dont les influences s’étalent sur plusieurs générations et sous-genres musicaux, là où BOARS était d’un touche-à-tout extrême sur ses premiers essais (« Toyboy », « Immature »…) L’album recentre les choses et aborde douze titres béton construits de manière cohérente autour d’un fil rouge palpable alimenté de quelques interludes bien classes. Max (et son timbre de voix reconnaissable logé entre Chester Bennington et Austin Carlile) et les autres membres de cet orchestre biomécanique jouent avec les genres, de l’indus au rap, du néo metal à l’électronique, le noyau-dur de l’album rassemble un lot certains d’influences reconnaissables soutenues par la production massive (signée CHS Prod), accentuant son effet Madeleine de Proust. On s’autorise le droit de penser autant à Nine Inch Nails que Linkin Park, RAMMSTEIN et Orgy durant le parcours de « 3% » à « Berzerk », pourtant ce qui démarque BOARS des autres, à la façon d’un Cane Hill réside autant dans l’amour apporté aux compositions que le fait que Max sache où appuyer exactement pour faire mal ou a contrario se rendre plus accessible afin de donner à la musique de BOARS un angle hybride qui mêle sens affûté de la violence et une affinité mainstream improbable. Parfois inquiétant (« Gospel/Warsongs ») souvent aérien (« Guilty ») et incisif, There will be parties[…]everyone exécute brillamment l’exercice de rendre accrocheuse une fusion des genres difficile grâce à son habile dosage qui vise juste à chaque fois. Très inspiré, produit d’une main de maître et branlé avec talent, le premier album de BOARS est sûrement l’un des disques français les plus personnels et audacieux qu’on a pu écouter depuis un long moment, un disque aussi rassurant que déroutant sur lequel règne un sentiment familier qui appelle à y revenir une fois la lecture terminée. On se prend même à croire, avec un cynisme certain, que BOARS représente la relève franche de Sidilarsen. Avec son très solide et impressionnant premier album, BOARS promet d’être à la France son nouveau Chunk No, Captain Chunk! en devenir. There will be parties[…]everyone est autant une friandise de Noël qu’un disque qui n’a pas fini de faire parler de lui grâce à ses puissantes qualités et ses partis pris parfois encore obscurs et inédits dans le paysage de la scène française. En douze titres, le projet de Maxime Keller vient de redéfinir les codes de la musique chez qui il pioche çà et là, mi-machinal, mi-organique, éclatant les barrières et dessinant la silhouette du rock de demain. A vous procurer d’URGENCE !

Note du rédacteur : 

Julien-K.

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Chronique Flash : Yellowcard – Yellowcard

, Le à 17:13

Pour beaucoup, Yellowcard se résume grossièrement à Ocean Avenue, leur 4ème album, notamment grâce à l’idée ingénieuse d’incorporer un violon à des compositions pop-punk, leur confiant une ambiance singulière et unique par moment. Pour d’autres, Yellowcard rime avec éponyme, et surtout dernier album. 12 ans de carrière, 10 albums, et un ultime adieu avant une séparation définitive avec un dix titres très condensé où l’on retrouvera un Yellowcard classiquement pop-punk mais diablement efficace ( « Got yours » , « Savior robes » ), un Yellowcard plus déchirant sur la pente d’un émouvant adieu ( « Rest In Peace » , « The hurt is gone » , « Fields and fences » ) et enfin un Yellowcard étonnamment peu inspiré sur les musiques les plus dépouillées ( « Leave a light on » , « I’m a wrecking ball » ). Continuer la lecture

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Chronique : Alcest – Kodama

, Le à 0:59

Il y a des groupes qui passent souvent inaperçus, reconnus des mélomanes avertis qui tendent leurs oreilles vers les autres formations, ceux qui ne sont pas sur les couvertures et dans le top YouTube. Nous allons parler d’un de ces groupes aujourd’hui en la présence du dernier album des Français d’Alcest : Kodama.

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The Dillinger Escape Plan : ultime disque, dernière tournée et au revoir

, Le à 12:11

The Dillinger Escape Plan a annoncé la sortie de son nouvel et dernier album. Ce qui a pu être une nouvelle surprenante pour l’ensemble de la scène rock est expliquée par le fait que le groupe préfère mettre un terme à sa carrière au meilleur moment. Continuer la lecture

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Of Mice & Men : retour à Paris et live album à Brixton Academy en streaming complet

, Le à 12:51

On les attend avec impatience depuis leur passage à la Machine du Moulin Rouge en mars 2015 où le groupe avait fait sensation accompagné de ses groupes prestigieux en guests, Of Mice & Men, clairement l’un des groupes du moment compte bien s’accaparer l’année 2016 avec deux albums et une date parisienne en automne. Continuer la lecture

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letlive : les détails sur leur nouvel album et « Good Mourning, America » en écoute

, Le à 15:36

Nous sommes fiers de vous révéler les détails du nouvel album des punks radicaux de Los Angeles, letlive. Leur quatrième album, intitulé If I’m The Devil… sortira le 10 juin prochain chez Epitaph, avec un son décrit comme celui « du premier groupe réellement post-hardcore depuis des années ». Continuer la lecture

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Chronique : HACKTIVIST – Outside the Box

, Le à 3:38

Les gars d’HACKTIVIST sauront-ils confirmer ? Évoluer ? Faire mieux que les copypastas que sont les albums de djent dernièrement ? Pas mal de questions se bousculent à l’arrivée du nouvel album de la formation. Leur premier album en fait, déjà quatre ans après leur seule et unique sortie, l’EP éponyme. Entre temps la hype autour du groupe est pas mal retombée, Smash Hit Combo nous a gratifié d’un très bon album de rap-djent, en français qui plus est, et le djent a commencé à se casser lentement la gueule avec des albums qui à la fois ne ressemblent plus à rien et se ressemblent tous. À une ou deux exceptions près par an.

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Chronique : Dive Your Head – Le Prix du Sang

, Le à 18:00

Dive Your Head (ou Dave you’ Head, selon votre maîtrise de l’accent anglais) fait partie de ces jeunes formations françaises qui semblent parties pour ne plus jamais être arrêtées, à l’instar de The Butcher’s Rodeo et Sipping. Avec notamment l’appui de Smash Hit Combo, la jeune bande sort son premier album, Le Prix du Sang, et promet une distribution de mandales 100% certifiées françaises. Continuer la lecture

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Chronique Flash : HAPPENING – IN THE MIDDLE OF THE SEAS

, Le à 0:36

HAPPENING c’est clairement la nouvelle sensation française dans le paysage du post-hardcore. Bien que l’on connaisse déjà la force de frappe de notre scène tricolore sur ce terrain musical grâce à des formations bien percutantes et reconnaissables (on pense à Merge, Fallaster, The Prestige ou L’Homme Puma…) il devient difficile, en 2015 de se créer une place de choix parmi les rangs déjà bien fournis de cette véritable vague. Et pourtant, plus qu’à une vague, c’est face à une véritable mer déchaînée que nous positionne le premier album d’HAPPENING, IN THE MIDDLE OF THE SEAS. Avec un brouillage des repères d’entrée de jeu grâce à un travail d’ambiance sublimé par la production, les français vous plongent la tête la première dans les tourments d’un océan colérique en pleine tempête. Ce premier album est une véritable plongée dans les abîmes dont le voyage, ponctué par une musique qui transpire et saigne le rock dans ce qu’il a de plus brut grâce à des atouts de taille tels qu’un chant grave et rocailleux, une partie rythmique aussi robuste que la coque d’un insubmersible et de sons de guitares lourds comme une encre. Le son post-hardcore d’HAPPENING joue dans la catégorie d’un Norma Jean, d’un Feed the Rhino ou justement de The Prestige, appuyant une volonté forte de créer un rock aussi solide que torturé et pourtant accessible grâce à sa minutie de dosage entre les humeurs de la musique. Souvent énervé mais ne baignant jamais dans la violence gratuite, HAPPENING vous fait voguer au gré d’un vent favorable aux titres forts tels que « It’s all about suffering », « Galilée », « All in the same cage » et tour à tour vous caresse, vous frappe autant avec apaisement que force, comme peut le faire sous de faux-semblants leur titre « Ghost » ou « Crisis » avec son souffle quasi-épique et dramatique. Puisant autant dans le post-hardcore énervé, le stoner rock et le grunge, HAPPENING est un groupe qui nous livre un album personnel, autant calibré pour l’écoute personnelle que pour la scène, un équilibre aussi rare qu’appréciable et lui donne donc un cachet d’originalité imparable. IN THE MIDDLE OF THE SEAS est autant un excellent album de rock qu’une expérience immersive en eaux troubles, les français d’HAPPENING s’apparentent à des marins de l’impossible, bravant vents et tempêtes au service d’une musique écorchée et sincère. Une excellente surprise et un groupe à suivre de près, quand on voit que l’album est distribué par Send The Wood Music (Tess, qui n’en n’est pas très éloigné finalement…), on tient là un certain gage de qualité.

Note du rédacteur : 

Julien-K

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