Archives par étiquette : DC

Chronique : Wonder Woman

, Le à 11:27

De tout temps, en tout climat social et politique, les héros représentent sûrement notre soupape de sécurité et ce que l’on retrouve de plus inspirant chez eux est bien la sève de ce qui les caractérise en temps qu’icônes héroïques : leur cause, leurs principes. Après Man of Steel, Batman v Superman et Suicide Squad, la quatrième livraison de la saga cinématographique DC s’accorde enfin le droit de lever la tête et de rêver. Wonder Woman de Patty Jenkins s’accorde avec justesse à ses prédécesseurs en y faisant sens mais parvient à s’en émanciper suffisamment afin d’installer un véritable renouveau du genre DC à l’écran tant dans le fond que la forme. Loin des allégories bibliques de la fresque tentaculaire et incomprise de Zack Snyder, Wonder Woman exécute un retour aux sources, plonge dans les abysses d’un long héritage afin de puiser dans le cœur-même de l’espoir et l’héroïsme. A mi-chemin entre le Superman de Richard Donner et le cinéma des sœurs Wachowski, Wonder Woman est un film qui s’articule autour du grand thème du Cœur. Le cœur au combat, le cœur avec ses convictions, l’importance du cœur dans un monde décharné où un défilé de gueules cassées rappelle l’horreur de la grande boucherie des tranchées, le pire de la folie destructrice humaine. Avec sa généreuse, vaillante et naïve Diana, le film de Patty Jenkins interpelle avec classe et pertinence sur des thèmes forts lors de ténébreux et complexes événements et fait le pari osé de questionner l’incrédulité de son public, de le mettre face à son machinisme autant par manque de foi que dans son excès le plus pervers et meurtrier. Le quatrième film DC, s’il s’avère classique dans sa narration, possède une alchimie unique conjuguant les pétillantes blagues sexistes, moments de silence intimes et les grands instants de bravoure, de mystification dont la montée de l’Amazone au front du No Man’s Land restera à tout jamais gravée dans les mémoires. Wonder Woman n’est pas qu’un film sur le Cœur en lui-même, dans toutes ses définitions, c’est également un film qui a du cœur, un noyau-dur viscéral plein de vie et une ode à l’amour. La réalisation de Jenkins est gracieuse, fluide et élégante, dispose d’un grand sens de l’étincelle et de la pause du temps lors de magnifiques séquences impressionnistes presque picturales. Avec son sens moderne du découpage, son écriture délicate, son score merveilleux de Rupert Gregson-Williams (Tu ne tueras point, de Mel Gibson) et sa grande volonté de renouer avec les fondamentaux des mythes du super-héros, Wonder Woman, en plus d’être une leçon de style et de cinéma rappelle que ce n’est pas le combat qui fait le héros mais sa cause et son humanité. Wonder Woman est un film sublime, amoureux et solaire. La Wonder Woman dont nous avions besoin, la Wonder Woman que nous méritions.

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Constantine de retour en série d’animation pour CW Seed

, Le à 23:36

Les fans des comics Hellblazer l’ont eu bien mauvaise après l’annulation de la série Constantine par sa chaîne de diffusion NBC. Après un retour-éclair dans la saison 4 d’Arrow faisant entrer le personnage dans l’univers DC TV de la CW (aux côtés de Flash, Vixen, les Legends of Tomorrow et désormais Supergirl), on attendait avec impatience la résurrection de la série après son unique saison. Continuer la lecture

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Chronique Flash : Batman v Superman – Ultimate Edition

, Le à 23:30

Déjà chroniqué dans nos pages au moment de sa sortie dans les salles obscures, le dernier film de Zack Snyder en matière d’adaptation DC Comics a fait couler beaucoup d’encre, à juste titre ou non, jusqu’à encore aujourd’hui et pour encore longtemps. La sortie vidéo de Batman v Superman fut spéciale puisqu’elle amène la tant attendue « director’s cut » revendiquée comme plus longue, violente et compréhensible par son réalisateur. Charmé ou non par l’édition cinéma, vous devriez vivement tenter de revivre l’aventure à travers cette Ultimate Edition qui s’impose comme la version de la seconde chance. L’exercice n’était pas aisé et on comprend pourquoi la première version présentée au public semblait si brusquement hachée maladroitement avec des transitions brutales et floues. Si la version longue du film de Zack Snyder n’ajoute pas de séquences entières, elle reconstruit avec cohérence et limpidité son métrage autant dans la résonance de ses dialogues que dans les contextualisations retravaillées de situations, événements, leurs conséquences et répercussions sur chacun des héros et du monde qui les entoure. Ce nouveau montage clairement complet et accompli ne réconciliera sûrement pas les froissés de certains partis pris, mais il mettra tout le monde d’accord quant à ses (très) grandes qualité d’écriture, de mises en images, de prise de risques et de narration à qui justice est enfin rendue. Vous remarquerez également avec plus d’attention, désormais, le travail de précision apporté à l’habillage sonore du film permettant, pour exemple, d’identifier certaines séquences fantasmées ; le son étouffé et distillé habilement de l’hypermachine (vue dans Man of Steel et responsable de la destruction de Metropolis) revient constamment lors des cauchemars de Bruce Wayne, évoquant un trauma important et nous sert de point d’encrage à nous, spectateurs, afin de mieux nous situer entre rêve et réalité, que ce soit lors de la scène du tombeau familial ou de la séquence post-apocalyptique aux allures d’Apokolips. Batman v Superman: Ultimate Edition est le film que Zack Snyder voulait nous présenter, sa déclaration d’amour aux titans de DC Comics, un véritable essai d’un nouveau genre dans le cinéma du blockbuster et du super-héros, un film crépusculaire à mi-chemin entre le grain de la pellicule et le graphisme propre au comic-book qui retrouve le souffle épique dont il a été privé au préalable. Le film prend son spectateur à revers mais également ses propres concepts à l’instar de l’éternelle initiation du Héros, cette fois amenée sur des sentiers peu communs pour Superman puisant son inspiration directe dans les récits bibliques de la vie de Moïse et Jésus, jusqu’à la référence graphique parfois frontale, tandis que le travail sur Batman va à contre-courant de tout ce que l’on connaissait de lui. On était habitués à voir le parcours d’un jeune Bruce revanchard devenir le Chevalier Noir, cette fois Zack Snyder nous présente son anti-héros déchu retrouver la voie de ce qui faisait de lui une figure inspirante et héroïque. Coup de cœur véritable depuis The Dark Knight de Christopher Nolan venant confirmé son statut au-dessus du lot par ses ambitions, Batman v Superman: Ultimate Edition est un essai vivant dans la plus pure tradition du genre grim & gritty initié par Frank Miller. Un long-métrage beau, violent et dramatique, à la fois haut en couleurs et profondément sombre qui nous plonge dans la psyché des traumatismes humains et sur le besoin de l’Homme à s’accrocher à une figure messianique comme guide spirituel dont le sublime est atteint par sa conclusion aussi tragique que pleine d’espoir. Merci Zack, pour cette déclaration d’amour à ces emblématiques icônes de la pop-culture. Culte et en avance sur son temps, peu importe ce qu’en dit autrui.

Note du rédacteur :

Julien-K

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James Gunn tâcle la nouvelle mode hollywoodienne

, Le à 20:56

James Gunn a beau être le réalisateur des Gardiens de la Galaxie et de sa future suite, les franchises et les univers partagés, ce n’est pas franchement son truc. Alors que le metteur en scène espère offrir un peu d’indépendance à sa bande de super-héros pour la suite de leurs aventures, le réalisateur s’est fendu d’un post sur Facebook pour détailler ses angoisses. Intitulé « Mettre la charrue avant les boeufs & le nouvel amour d’Hollywood pour les univers partagés », le texte exprime son scepticisme vis à vis des studios « qui essayent de développer des franchises sur des films encore inexistants ou au succès médiocre« . Continuer la lecture

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