Archives par étiquette : marseille

Chronique : DIGITAL NOVA – Orphelins

, Le à 0:21

Adepte de metal ‘conscient’ et surtout francophone, il était impossible de passer à côté d’Orphelins, second album de DIGITAL NOVA, jeune formation marseillaise sachant déjà ce qu’elle veut et surtout où elle veut autant emmener son public que sa musique. Il ne faut pas plus que quelques samples et une production léchée pour qu’Orphelins donne le ton et embarque l’auditeur, dès « Esclave et maître », titre d’ouverture. Le regard y est sombre, l’ambiance paradoxale, aérienne et pesante, comme si Deftones rencontrait No One is Innocent, sublimée par la langue française dont la plume jouit d’un champ lexical autant varié qu’imagé. Car oui, la force de DIGITAL NOVA, en plus de situer sa musicalité exquisement fusionnée entre old et new school réside bien dans la qualité de son écriture déployée par un rap lent, articulé et compréhensible ce qui accorde une véritable efficacité à chaque mot qui claque et chaque rime qui cogne (« Sous les cris », « La peur »). Pourtant, Orphelins ne se noie à aucun moment dans la litanie soporifique grâce à assez de soubresauts énervés, même très violents (« Le monde est beau » et ses 3 minutes sans relâchement) pour garder l’auditeur attentif, voire même rêveur au long de 40 minutes aussi obscures qu’épurées. Orphelins semble être une expression véritable d’un spleen urbain (« La peur », « Pas assez »), d’une collection de désillusions propre à la génération post-Cobain et même si DIGITAL NOVA ne tutoie pas (encore) les ténors du genre, il a suffisamment de personnalité, d’énergie et de rage à revendre pour se frayer un chemin parmi les plus bruyants… ce qui est d’autant plus intéressant quand l’artiste dit (crie) si bien son propos. Dans le plus propre héritage du metal français et de sa grande époque, DIGITAL NOVA, avec son deuxième album, apparaît aujourd’hui comme une sorte de d’air emprunt de nostalgie, effet Madeleine De Proust, en pied-de-nez véritable aux courants actuels et éphémères. Sans renier sa modernité, le groupe conjugue malaise générationnel, sentiment abandonnique, crise sociétale et perte de repaires suffisamment bien pour frapper juste et fort. Exécuté avec efficacité et servi par une écriture de qualité, même s’il s’accorde quelques apparences vieux-jeu, Orphelins gagne une classe résolument française et assez raffinée qui donne une saveur particulière à son metal plus cérébral. Intègres, les DIGITAL NOVA semblent être les gardiens sacrés du temple de la scène française et signent onze titres puissants et bien dosés. Orphelins est un disque à posséder impérativement si vous cherchez un groupe français de qualité, étrange et singulier, qui s’exprime dans la langue de Molière avec élégance et violence. Attention cependant à ne pas tomber dans la morosité trop appuyée pour la suite !

Julien-K

Tags: , , , , , , , , , ,

ETHS : l’ultime concert à Marseille filmé en projet Ulule

, Le à 22:37

Après presque 20 ans de carrière, le groupe ETHS a décidé de mettre fin a ses activités. Pour finir cette aventure en beauté et partager avec ses fans une dernière fois, le groupe donnera 2 ultimes concerts, d’abord à Marseille le 8 avril au Moulin, et ensuite à Paris le 30 avril au Trianon. A cette occasion le groupe veut marquer le coup et se reforme avec son line-up d’origine. Ce sera donc le retour de Candice, chanteuse emblématique du groupe depuis ses débuts, après 4 ans d’absence sur le devant de la scène. Continuer la lecture

Tags: , , , , , , , , , ,

Live Report : Asking Alexandria + The Word Alive + Silent Screams @ Marseille / Jas’Rod (02/03/2017)

, Le à 16:59

Ce soir, dans la cité phocéenne de Marseille, nous avions droit à une affiche quelque peu inhabituelle dans nos contrées… Je ne sais pas si vous avez suivi l’actualité du groupe mais Danny Worsnop, chanteur originel du groupe a fait son retour dans ASKING ALEXANDRIA, pour l’occasion ils ont donc décidé de se lancer dans une tournée européenne avec THE WORD ALIVE.

Pour commencer nous avons droit à SILENT SCREAMS, un groupe de metalcore visiblement, dont je n’avais pas trop entendu parler, c’est sympa, ça chauffe bien la salle, le frontman s’avère très communicatif et sympathique et vient porter par le haut un show quelque peu brouillon selon moi et assez approximatif. Un gros big-up aussi au bassiste/chant clair, qui a le mérite de déjà avoir une bonne personnalité vocale et arrive à la porter correctement en live.

Continuer la lecture

Tags: , , , , , , , , , ,

Ça bouge chez Dagoba, départ de 2 membres !

, Le à 13:36

Ça sent le roussi chez Dagoba (metal – Marseille), et honnêtement ce n’est pas vraiment une surprise. On l’a vu venir lorsqu’en avril dernier, le batteur Franky Costanza publiait un message inquiétant sur sa page Facebook, laissant entendre que le groupe allait jouer son dernier concert sous ce line-up :

Entendre des rumeurs comme quoi ça pourrait être le dernier concert de Dagoba sous ce line up la juste avant de monter sur scène = tristement excitant et désolant mais c’est ainsi… nous verrons bien .
A tout de suite Oignies !
( je crois que je vais le filmer celui ci !! ) Bonne Soirée les ami(e)s !

Continuer la lecture

Tags: , , , , , , , , ,

Chronique Flash : DAGOBA – Tales of the Black Dawn

, Le à 19:03

Parmi les porte-étendards de la scène du métal français, DAGOBA est un nom qui résonne fort et s’impose bien souvent comme un panzer pachydermique, et ce n’est que justice, le groupe étant une véritable machine de guerre sur scène ayant déjà sorti quelques disques marquants durant leur carrière. Le combo marseillais, certainement l’un des groupes favoris des français par ailleurs, revient en cet été 2015 avec un sixième album toutefois très classique mais sévèrement burné. DAGOBA est bien réputé pour être un véritable monstre musical, autant scénique que technique, DAGOBA c’est également une signature qui a fait ses preuves à multiples reprises depuis 1997, une signature reconnaissable entre milles grâce aux blasts destructeurs de Franky Constanza et à la voix gutturale et puissante de Shawter. DAGOBA c’est également deux albums qui nous ont particulièrement enchantés, à savoir Face the Colossus et Poseidon qui possédaient un travail mélodique et d’ambiance à l’épreuve du temps et surtout un souffle épique comme on n’en n’entend encore que trop rarement. Pourtant depuis 2013, la bande de Shawter semble avoir revu ses projets avec Post Mortem Nihil Est renouant avec un son bien plus classique et groovy, fièrement taillé pour la scène, sa suite logique Tales of the Black Dawn qui nous intéresse aujourd’hui en suit les traces. Si les parties instrumentales font toujours preuve d’une efficacité remarquable et que l’on surprend quelques acoustiques et autres relents d’ambiance « marine » propre à leur musique, l’album comme son prédécesseur souffre de son propre point fort : son efficacité qui hisse très difficilement le disque au niveau d’un Poseidon. Exclusivement composé en dix jours dans une ambiance de travail acharné, le frontman Shawter livre un album brut de décoffrage mais d’un classicisme déconcertant. Si Tales of the Black Dawn s’inscrit déjà comme un véritable rouleau-compresseur scénique, la performance sur galette s’avère déjà plus laborieuse. Aucune piste ne semble de démarquer du lot, aucun hit apparent si ce n’est quelques trouvailles instrumentales toujours claquantes (« Born Twice ») et l’album passe sans réelle accroche et même ennuie. Ainsi, si l’instrumentale reste fidèle à ce que fait DAGOBA depuis tant d’années, le chant de Shawter essaie quelques mutations vocales dont un chant encore plus en avant (« The Sunset Curse », « The Loss ») mais sonne parfois faux et abuse de certaines distorsions artificielles qui étouffent la puissance de sa voix ce qui l’amène à rater à plus d’une fois sa cible dans cette folle chasse sous-marine. Qu’on se le dise, avec Tales of the Black DawnDAGOBA fait du DAGOBA, aussi efficace soit-il, il n’en reste pas moins extrêmement et péjorativement classique, accusant le manque évident de prise de risque voire même d’inspiration. Un disque malheureusement prévisible de bout en bout qui, malgré ça, sera une redoutable arme de destruction sur scène. Un album ennuyeux et facile, sûrement pas celui qu’on était en droit d’attendre d’un groupe aussi expérimenté. Espérant que pour le prochain ils reviennent à un travail plus poussé sur la mélodie et le concept comme c’était le cas sur les monstrueux et titanesques Poseidon et Face the Colossus qui restent indétrônés.

Note du rédacteur :

Julien-K

Tags: , , , , , ,

Dagoba : nouveau single en écoute, « The Sunset Curse » et tracklist de Tales Of The Black Dawn

, Le à 10:57

On commence la journée violemment avec « The Sunset Curse », le 1er extrait du nouvel album des Français de Dagoba, Tales Of The Black Dawn, mixé par Logan Mader de Machine Head à Los Angeles et qui sortira le 22 juin sur Verycords. Un titre surpuissant avec un refrain en chant clair qui fait déjà réagir les metalleux de France (et pour ça je l’adore) sur la toile : certains jugent la batterie trop simple comparé aux disques précédents et d’autres ne supportent tout simplement pas le chant clair. C’est personnellement mon titre préféré depuis l’époque Face The Colossus (2008), qui m’avait surpris avec son côté orchestral et ses refrains efficaces. Faites-vous votre propre avis grâce à la vidéo paroles ci-dessous :  Continuer la lecture

Tags: , , , , , , ,