Archives par étiquette : neo metal

Linkin Park : 3ème nouveau titre en écoute, « Good Goodbye (feat. Pusha T & Stormzy) »

, Le à 9:19

Après « Heavy » et « Battle Symphony », un 3ème titre de Linkin Park, extrait du futur album One More Light, nous est présenté aujourd’hui. Si les deux morceaux précédents ont pu décevoir les amateurs de metal, ce nouvel extrait, « Good Goodbye », featuring les rapeurs Pusha T & Stormzy, devrait au moins satisfaire les amateurs de la partie hip-hop qui resteront en terrain connu.

One More Light, le 7ème album studio de la formation, sortira le 19 mai prochain sur Warner Bros. Records. Plusieurs packs de précommande sont disponibles sur le site officiel.

Chester Bennington (chant) confiait récemment à Rock Sound que le groupe avait commencé à prendre des risques dès son 3ème album, Minutes To Midnight :

Si les chansons sont géniales, ça devrait être tout ce qui compte. On a l’impression de se dépasser créativement… On aime vraiment jouer avec notre palette et étendre nos compétences en tant que songwriters et performers, et c’est ce qu’on a fait sur ce disque.

Le chanteur révèle également avoir traversé beaucoup de problèmes personnels et familiaux ces deux dernières années et qui ont inspiré les paroles du nouvel album :

Je détestais littéralement la vie… C’était une dépression légitime pour moi en tant qu’être humain et ensuite j’ai du faire tous les efforts et travailler dur pour reconstruire et en récolter les fruits.

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Papa Roach : 2 nouveaux titres en écoute, « Born For Greatness » et « Periscope »

, Le à 15:34

Déjà 4 titres pour le prochain album de Papa Roach, Crooked Teeth, qui sortira le 19 mai prochain, et toujours autant d’éclectisme. Après le rap/metal du morceau éponyme, et le titre plus rock/pop-punk « HELP », la bande à Jacoby nous propose deux nouveaux morceaux d’un coup : « Born For Greatness  », un titre neo-metal/dubstep, et la ballade pop « Periscope » ft. la chanteuse Skylar Grey. Une très bonne fournée.

Crooked Teeth peut encore être précommandé sur la page PledgeMusic du groupe. Découvrez l’artwork ainsi que la tracklist en bas d’article.

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Pleymo : écoutez les démos rares d’Episode 2: Medecine Cake !

, Le à 9:48

Pas vraiment inédites puisqu’elles trainent sur la toile depuis pas mal d’années, mais néanmoins assez rares je pense pour beaucoup de personnes (je ne les avais personnellement jamais entendues et suis tombé dessus par hasard), découvrez les démos de plusieurs morceaux de l’album Episode 2: Medecine Cake (2002) de Pleymo, qui arrivent à point nommé à l’heure où le groupe parisien a annoncé sa reformation pour une série de concerts anniversaires l’an prochain !

Sous des titres et même des textes différents, c’est respectivement les démos originales de « New Wave », « Compact » et « Tout le monde se lève » que vous pourrez découvrir, dans une version qui fait finalement plus penser à leur 1er album, Keçkispasse?, de par le côté hip-hop et neo brut de décoffrage. Même si je leur préfère personnellement les versions finales, plus catchy, nul doute que pas mal d’aficionados y trouveront leur compte.

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Chronique : DIGITAL NOVA – Orphelins

, Le à 0:21

Adepte de metal ‘conscient’ et surtout francophone, il était impossible de passer à côté d’Orphelins, second album de DIGITAL NOVA, jeune formation marseillaise sachant déjà ce qu’elle veut et surtout où elle veut autant emmener son public que sa musique. Il ne faut pas plus que quelques samples et une production léchée pour qu’Orphelins donne le ton et embarque l’auditeur, dès « Esclave et maître », titre d’ouverture. Le regard y est sombre, l’ambiance paradoxale, aérienne et pesante, comme si Deftones rencontrait No One is Innocent, sublimée par la langue française dont la plume jouit d’un champ lexical autant varié qu’imagé. Car oui, la force de DIGITAL NOVA, en plus de situer sa musicalité exquisement fusionnée entre old et new school réside bien dans la qualité de son écriture déployée par un rap lent, articulé et compréhensible ce qui accorde une véritable efficacité à chaque mot qui claque et chaque rime qui cogne (« Sous les cris », « La peur »). Pourtant, Orphelins ne se noie à aucun moment dans la litanie soporifique grâce à assez de soubresauts énervés, même très violents (« Le monde est beau » et ses 3 minutes sans relâchement) pour garder l’auditeur attentif, voire même rêveur au long de 40 minutes aussi obscures qu’épurées. Orphelins semble être une expression véritable d’un spleen urbain (« La peur », « Pas assez »), d’une collection de désillusions propre à la génération post-Cobain et même si DIGITAL NOVA ne tutoie pas (encore) les ténors du genre, il a suffisamment de personnalité, d’énergie et de rage à revendre pour se frayer un chemin parmi les plus bruyants… ce qui est d’autant plus intéressant quand l’artiste dit (crie) si bien son propos. Dans le plus propre héritage du metal français et de sa grande époque, DIGITAL NOVA, avec son deuxième album, apparaît aujourd’hui comme une sorte de d’air emprunt de nostalgie, effet Madeleine De Proust, en pied-de-nez véritable aux courants actuels et éphémères. Sans renier sa modernité, le groupe conjugue malaise générationnel, sentiment abandonnique, crise sociétale et perte de repaires suffisamment bien pour frapper juste et fort. Exécuté avec efficacité et servi par une écriture de qualité, même s’il s’accorde quelques apparences vieux-jeu, Orphelins gagne une classe résolument française et assez raffinée qui donne une saveur particulière à son metal plus cérébral. Intègres, les DIGITAL NOVA semblent être les gardiens sacrés du temple de la scène française et signent onze titres puissants et bien dosés. Orphelins est un disque à posséder impérativement si vous cherchez un groupe français de qualité, étrange et singulier, qui s’exprime dans la langue de Molière avec élégance et violence. Attention cependant à ne pas tomber dans la morosité trop appuyée pour la suite !

Julien-K

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ETHS : l’ultime concert à Marseille filmé en projet Ulule

, Le à 22:37

Après presque 20 ans de carrière, le groupe ETHS a décidé de mettre fin a ses activités. Pour finir cette aventure en beauté et partager avec ses fans une dernière fois, le groupe donnera 2 ultimes concerts, d’abord à Marseille le 8 avril au Moulin, et ensuite à Paris le 30 avril au Trianon. A cette occasion le groupe veut marquer le coup et se reforme avec son line-up d’origine. Ce sera donc le retour de Candice, chanteuse emblématique du groupe depuis ses débuts, après 4 ans d’absence sur le devant de la scène. Continuer la lecture

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Linkin Park : le streaming officiel du nouveau morceau « Battle Symphony »

, Le à 10:10

Linkin Park n’a cessé de se réinventer au cours de sa carrière, parfois au fil des modes, parfois non. S’il est clair que ce qu’ils tentent avec leur nouvel album s’inscrit dans l’air du temps, je leur pardonne tout pour m’avoir regagné avec Living Things (2012) et The Hunting Party (2014), alors que je ne croyais plus en eux, et je suis prêt à accepter cette nouvelle orientation (parenthèse ?) poppy. Après le single « Heavy » qui aura fait beaucoup parler, le groupe dévoile le streaming officiel d’un second morceau, « Battle Symphony », qui j’en suis sûr, n’aura pas fini de diviser non plus même s’il semble beaucoup plus apprécié que le premier si on se fie aux retours sur les réseaux sociaux.

Le 7ème album de la formation, One More Light, sortira le 19 mai prochain.

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Linkin Park : le vidéoclip officiel émouvant de « Heavy » ft. Kiiara

, Le à 21:11

« Heavy », le nouveau single de Linkin Park feat. Kiiara, et le 1er extrait du 7ème album, One More Light, qui sortira le 19 mai prochain, n’est pas juste le retour à un son beaucoup plus pop, c’est aussi une chanson aux paroles poignantes et dépressives, et le vidéoclip du morceau est là pour nous le rappeler !

Un clip simple mais très touchant, sur une musique qu’on aprécie de plus en plus au fil des écoutes, et tant pis si c’est moins rock, ils ont déjà plus que tout donné avec The Hunting Party et ont maintenant bien le droit d’expérimenter un peu.

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Papa Roach : le clip de « Crooked Teeth » et le nouveau titre « HELP »

, Le à 0:33

Alors que la sortie de son 10ème album, au titre et à la date de sortie encore inconnue, approche quand même à grands pas, Papa Roach s’active et nous propose à quelques jours d’intervalles le vidéoclip du 1er single, « Crooked Teeth », titre que nous avions découvert en novembre dernier et qui illustre bien le côté « street agressif » (voir l’entretien traduit dans notre article précédent) revendiqué par Jacoby Shaddix (chant) pour ce nouveau disque, ainsi qu’un tout nouveau single, « HELP », quant à lui bien plus rock/metal, limite pop-punk même, et quand même un peu moins cool (carrément pas street en tout cas).

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Linkin Park : artwork du nouvel album, paroles et extrait du nouveau single [MAJ]

, Le à 14:46

« Heavy », le nouveau single de Linkin Park, le 1er issu de leur 7ème album, sera diffusé demain à 21h10 en direct sur leur page Facebok. Ce nouvel album fera suite à l’excellent The Hunting Party (2014), un pur disque de rock, acclamé par les critiques, pourtant leur disque qui avait le moins bien fonctionné en termes de ventes (peut-être parce qu’il y ont perdu leur public le plus mainstream ?). Alors que l’album précédent se voulait une réaction à l’absence de rock sur les radios, cette-fois, le groupe ne s’embarrasse pas d’un tel combat et semble embrasser complètement le côté pop de sa musique, en témoigne la récente playlist Spotify composée des morceaux qu’ils écoutent en ce moment.

Le titre de l’album n’a pas encore été annoncé mais, suite à un teasing via un puzzle à reconstituer, les fans ont pu découvrir ce qui est communément considéré comme l’artwork du disque :

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Papa Roach dévoile un extrait du prochain album : « Crooked Teeth » !

, Le à 20:56

Papa Roach (alternative metal) vient tout juste de dévoiler « Crooked Teeth« , le 1er extrait de son 10ème album, qui est prévu pour début 2017. Le groupe a pour l’occasion lancé une campagne PledgeMusic vous permettant de les soutenir et de précommander l’un des nombreux bundles disponibles (dont CD dédicacés).

Le chanteur Jacoby Shaddix parlait récemment à The Scotty Mars Show du successeur de F.E.A.R. (2015) :

Je pense vraiment qu’il y a un changement dans le son du groupe sur cet album, encore plus que dans le passé. Notre but était de foncer et de faire bouger les choses sur ce disque.

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KoЯn : le clip officiel de « Take Me » et les 3 pistes bonus de l’album en écoute

, Le à 22:16

KoЯn, qui vient de sortir son 12ème album studio, The Serenity of Suffering (lire notre chronique ici), a posté le clip officiel de « Take Me », le second single à en être issu. Le successeur de The Paradigm Shift (2013) a été produit par Nick Raskulinecz, gagnant d’un Grammy Award et qui a déjà notamment bossé avec Foo Fighters, Deftones, Mastodon et Rush.

Le chanteur Jonathan Davis a expliqué à The Pulse Of Radio la signification du titre de l’album (la sérénité de la souffrance) :

J’ai l’impression que parfois je suis tellement dans cet endroit, j’y trouve de la sérénité. C’est là où je me sens à l’aise, quand je suis au plus bas. Et je pense que pour les gens qui ont déjà été confrontés à la dépression et aux trucs du genre, ce n’est pas appréciable, mais c’est en quelque sorte un sentiment auquel tu peux t’identifier.

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Chronique : KoRn – The Serenity of Suffering

, Le à 19:26

Pilier d’un genre qu’il a lui-même créé par son innocente jeunesse en 1994, KoRn reste à ce jour un des groupes dont la longévité aura permis autant de prouesses que de quêtes artistiques, reculant de plus en plus les limites des codes : un crédo fidèle à son essence depuis sa naissance où la bande de Jonathan Davis pensait jouer une funk dissonante et sous-accordée, psychiatrique et sous acide dans une cave, qui a révolutionné à jamais le metal de l’ère post-Cobain. Après des mésaventures de personnel, d’extravagances expérimentales de la quête de soi à travers une étrange fusion funk/metal/grunge, parfois industrielle et hip-hop avant de finir sur les terrains mécaniques et froids de la brostep et de la dubstep avec plus ou moins de réussite, KoRn signait déjà une volonté de retour à ses racines en 2013 sur le très spontané et plutôt mature The Paradigm Shift qui voyait également la réintégration de Brian « Head » Welch, auto-proclamé et approuvé comme étant le « Père du néo metal ». The Serenity of Suffering poursuit cette logique et boucle enfin onze années de touche-à-tout pour la bande de Bakersfield en délivrant un album qui vient des tripes, du cœur-même de KoRn et simplement, en plus d’être le meilleur disque depuis, la suite tant attendue d’Untouchables (2002) comme si le temps s’était arrêté et que la course avait repris. En ayant un pied dans ses racines et un pied dans la modernité, The Serenity of Suffering fait sonner KoRn d’une manière aussi jeune qu’adulte. Moins tribal qu’auparavant, plus sec et technique, le groove du groupe retrouve sa surpuissance qui lui est propre s’autorisant quelques pioches dans l’âge d’or de sa carrière, tel le break funk de « Black is the Soul » sorti directement de 94 et 96, les boucles de claviers de « Take Me » à mi-chemin entre la new-wave rétro de John Carpenter et l’ambiance gothique, l’ouverture de « Baby » qui aurait trouvé sa place sur Follow the Leader (1998). Jonathan Davis retrouve son chant possédé, hanté de son timbre batcave qu’il agrémente de son fédérateur scat (« Rotting in Vain »), de plaintes gutturales ou de son phrasé anxiogène et entêtant ‘there’s nothing in my head, there’s nothing in my head, there’s nothing in my head…’ (« Everything Falls Apart ») qui sonne d’une sincérité angoissante. La part moderne du KoRn #2016 est principalement contenue dans les apports instrumentaux où le son de Head, Munky et Fieldy fusionne un groove percutant à des éléments math-rock/djent (Love & Death n’est pas loin) et quelques bass droppings massifs sévèrement placés à en faire pâlir n’importe quelle jeune formation de ces dernières années, ce qui donne aux nouvelles chansons de KoRn un aspect plus imprévisible que ne le laissent penser de prime abord ses singles évidents à teneur plus classique dont l’intervention ponctuelle de Corey Taylor se révèle, par ailleurs et malheureusement, anecdotique. The Serenity of Suffering s’impose comme le véritable album de KoRn qui viendrait compléter le virage entamé à l’époque par Issues et enfin sublimé par Untouchables. Plus direct et cru, plus organique, viscéral et théâtral, c’est un KoRn profondément honnête envers lui-même que nous offre ce nouvel album gavé de tubes, le plus beau témoignage d’amour du groupe à son public. Sans détour, The Serenity of Suffering s’accomplit en véritable acte de foi, s’inscrit comme leur meilleur disque depuis 12 ans, sûrement l’un de leurs plus violents et travaillés de leur carrière. Merci KoRn.

Note du rédacteur :                                                                                                        J.

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Hacktivist : le clip révolté du nouveau single, « No Way Back »

, Le à 10:13

Les Anglais d’Hacktivist (neo-metal/fusion/djent) ont sorti leur premier album très attendu, Outside The Box, en mars dernier (notre chronique ici), et nous proposent maintenant un nouveau single avec le clip du morceau « No Way Back », réalisé par le bassiste Josh Gurner, pour lequel le groupe porte bien son nom :

‘No Way Back est une réaction au triste état des choses dans lequel nous nous trouvons aujourd’hui. La population générale réalise que nous avons créé une société corrompue et non-durable d’inégalité, sur-consommation et désinformation, mais que nous sommes trop familiers avec le status quo pour nous unir et influencer le changement vers une solution.

La plupart d’entre nous se contentent des idéaux qu’on leur vend de distraction et de gratification personnelle. Nous sommes au courant qu’il y a un système brisé, mais nous nous rejeterons rapidement des révélations hideuses ou des opportunités pour progresser parce que « ça a toujours été ainsi ».

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Chronique Flash : Cane Hill – Smile

, Le à 1:44

Cane Hill est un de ces groupes qui possèdent un cachet tout particulier, à la fois grâce à leur approche singulière de leur musique qui les différencient nettement de la tendance mais également par un sentiment particulièrement viscéral qui ne vous quitte pas après écoute. C’était ce qu’avait accompli le groupe en octobre 2015 avec la sortie de leur premier EP, exemplaire de A à Z et OVNI absolu signé chez Rise Records qui s’amusait à démystifier, à briser et reconstruire les codes du metal établis depuis 20 ans. Résolument fans d’Alice in Chains, Nine Inch Nails et Korn, le groupe de Nouvelle-Orléans revient avec Smile, premier album, ayant la lourde tâche de sublimer l’essai. Cane Hill semble étrangement plus marqué par ses influences que sur son premier EP, plus metal industriel aux accents néo/fusion que metalcore groovy. L’exercice de deviner les références et inspirations est plutôt simple mais la sincérité qui bouillonne à chaque titre se déverse maladivement et violemment. Rares sont les disques actuels avec une tendance mainstream à pouvoir se vanter de posséder la même colère, un mal-être identique et une tendance similaire au vomi enragé que les premiers disques de Korn (« True Love ») et Slipknot (« MGGDA »). Cane Hill est contagieux, dérangé et parfois même dérangeant (« Cream Pie ») avec son spleen urbain en pleine décompensation. Smile est une boule de haine, un concentré salvateur de rage, un album de la trempe de ceux dont vous ressortez éprouvé, lessivé après avoir été roué de coups et traversé son abysse d’humeurs tourmentées. Sexe, religion, marginalisation, alienation, médias, Cane Hill nous fait renouer enfin avec des textes à plus haute portée dans la lignée de ceux de l’âge d’or (Antichrist Superstar) du Révérend Manson. S’il y’a bien un sourire qu’arbore Smile, c’est au mieux celui accroché au cutter au bord des lèvres. Smile a pour lui la chance de sortir en 2016 et de bénéficier d’une production solide et percutante renforçant l’aspect agressif et sauvage de la musique de Cane Hill, cela procure un véritable plus au disque qui aurait pu sortir il y’a 20 ans et potentiellement passé inaperçu. Reste que c’est aujourd’hui que Smile voit le jour et représente une fontaine de jouvence, une anomalie temporelle tout droit venue de 1999 et s’apparente à une cassure bienvenue avec les codes et clichés, où les groupes tournent de plus en plus vers l’auto-parodie, en prônant leur abrogation à grands renforts d’hymnes aux refrains marquants tels un poing écrasé sur un visage. Cane Hill est psychiatrique, par moment angoissé, hanté et halluciné, suffoquant et anxiogène. Le groupe développe sa musique dans une atmosphère lourde, et pourtant sait rester accrocheur avec un potentiel mainstream indéniable. Smile a tout du disque bipolaire de culture white trash par excellence, qui rumine ses idéations et tourne en boucle dans la tête de son auditeur/confident qu’il agresse autant qu’il caresse. Déjà culte (pour moi), on réécoutera Cane Hill comme un classique du metal industriel/alternatif de la fin du siècle dernier dans quelques années. 

Note du rédacteur : 

Julien-K

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