Archives par étiquette : nü metal

Chronique : BOARS – There will be parties, there will be fun, there will be gallows for everyone

, Le à 0:24

Si vous suivez l’activité de Smash Hit Combo, vous devez à coup sûr connaître le projet initial et relativement tentaculaire de Maxime Keller (voix) : BOARS, qui nous gratifie enfin de son premier album après une longue maturation. Sobrement baptisé There will be parties, there will be fun, there will be gallows for everyone ce disque permet d’apprécier dès les premiers instants une approche artistique electro/punk plus précise et un univers travaillé, digéré dont les influences s’étalent sur plusieurs générations et sous-genres musicaux, là où BOARS était d’un touche-à-tout extrême sur ses premiers essais (« Toyboy », « Immature »…) L’album recentre les choses et aborde douze titres béton construits de manière cohérente autour d’un fil rouge palpable alimenté de quelques interludes bien classes. Max (et son timbre de voix reconnaissable logé entre Chester Bennington et Austin Carlile) et les autres membres de cet orchestre biomécanique jouent avec les genres, de l’indus au rap, du néo metal à l’électronique, le noyau-dur de l’album rassemble un lot certains d’influences reconnaissables soutenues par la production massive (signée CHS Prod), accentuant son effet Madeleine de Proust. On s’autorise le droit de penser autant à Nine Inch Nails que Linkin Park, RAMMSTEIN et Orgy durant le parcours de « 3% » à « Berzerk », pourtant ce qui démarque BOARS des autres, à la façon d’un Cane Hill réside autant dans l’amour apporté aux compositions que le fait que Max sache où appuyer exactement pour faire mal ou a contrario se rendre plus accessible afin de donner à la musique de BOARS un angle hybride qui mêle sens affûté de la violence et une affinité mainstream improbable. Parfois inquiétant (« Gospel/Warsongs ») souvent aérien (« Guilty ») et incisif, There will be parties[…]everyone exécute brillamment l’exercice de rendre accrocheuse une fusion des genres difficile grâce à son habile dosage qui vise juste à chaque fois. Très inspiré, produit d’une main de maître et branlé avec talent, le premier album de BOARS est sûrement l’un des disques français les plus personnels et audacieux qu’on a pu écouter depuis un long moment, un disque aussi rassurant que déroutant sur lequel règne un sentiment familier qui appelle à y revenir une fois la lecture terminée. On se prend même à croire, avec un cynisme certain, que BOARS représente la relève franche de Sidilarsen. Avec son très solide et impressionnant premier album, BOARS promet d’être à la France son nouveau Chunk No, Captain Chunk! en devenir. There will be parties[…]everyone est autant une friandise de Noël qu’un disque qui n’a pas fini de faire parler de lui grâce à ses puissantes qualités et ses partis pris parfois encore obscurs et inédits dans le paysage de la scène française. En douze titres, le projet de Maxime Keller vient de redéfinir les codes de la musique chez qui il pioche çà et là, mi-machinal, mi-organique, éclatant les barrières et dessinant la silhouette du rock de demain. A vous procurer d’URGENCE !

Note du rédacteur : 

Julien-K.

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A Killer’s Confession (Waylon Reavis, ex-Mushroomhead) : première lyric video feat. Head (KoRn)

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Il y’a plus d’un an déjà, Waylon Reavis quittait Mushroomhead, formation culte et masquée du metal industriel des années 90 chez qui il posait sa voix depuis trois albums à partir de 2006. Il revient aujourd’hui avec un projet 100% indépendant et son premier single se paye pas moins la présence de Head, emblématique guitariste de KoRn et voix de Love & Death. Continuer la lecture

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Tournée européenne « GORE » pour DEFTONES

, Le à 14:30

Faisant suite au grand succès de la sortie en avril dernier de son album GORE, Deftones a annoncé ce début de semaine une tournée Européenne pour l’automne 2017, à laquelle vient se greffer une date exceptionnelle à Paris. Débutant le 18 avril en Autriche, étape française sera faite le 02 mai 2017 à l’Olympia. Continuer la lecture

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KoЯn : le clip officiel de « Take Me » et les 3 pistes bonus de l’album en écoute

, Le à 22:16

KoЯn, qui vient de sortir son 12ème album studio, The Serenity of Suffering (lire notre chronique ici), a posté le clip officiel de « Take Me », le second single à en être issu. Le successeur de The Paradigm Shift (2013) a été produit par Nick Raskulinecz, gagnant d’un Grammy Award et qui a déjà notamment bossé avec Foo Fighters, Deftones, Mastodon et Rush.

Le chanteur Jonathan Davis a expliqué à The Pulse Of Radio la signification du titre de l’album (la sérénité de la souffrance) :

J’ai l’impression que parfois je suis tellement dans cet endroit, j’y trouve de la sérénité. C’est là où je me sens à l’aise, quand je suis au plus bas. Et je pense que pour les gens qui ont déjà été confrontés à la dépression et aux trucs du genre, ce n’est pas appréciable, mais c’est en quelque sorte un sentiment auquel tu peux t’identifier.

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Chronique Flash : KoЯn – The Serenity of Suffering

, Le à 19:26

Pilier d’un genre qu’il a lui-même créé par son innocente jeunesse en 1994, KoRn reste à ce jour un des groupes dont la longévité aura permis autant de prouesses que de quêtes artistiques, reculant de plus en plus les limites des codes : un crédo fidèle à son essence depuis sa naissance où la bande de Jonathan Davis pensait jouer une funk dissonante et sous-accordée, psychiatrique et sous acide dans une cave, qui a révolutionné à jamais le metal de l’ère post-Cobain. Après des mésaventures de personnel, d’extravagances expérimentales de la quête de soi à travers une étrange fusion funk/metal/grunge, parfois industrielle et hip-hop avant de finir sur les terrains mécaniques et froids de la brostep et de la dubstep avec plus ou moins de réussite, KoRn signait déjà une volonté de retour à ses racines en 2013 sur le très spontané et plutôt mature The Paradigm Shift qui voyait également la réintégration de Brian « Head » Welch, auto-proclamé et approuvé comme étant le « Père du néo metal ». The Serenity of Suffering poursuit cette logique et boucle enfin onze années de touche-à-tout pour la bande de Bakersfield en délivrant un album qui vient des tripes, du cœur-même de KoRn et simplement, en plus d’être le meilleur disque depuis, la suite tant attendue d’Untouchables (2002) comme si le temps s’était arrêté et que la course avait repris. En ayant un pied dans ses racines et un pied dans la modernité, The Serenity of Suffering fait sonner KoRn d’une manière aussi jeune qu’adulte. Moins tribal qu’auparavant, plus sec et technique, le groove du groupe retrouve sa surpuissance qui lui est propre s’autorisant quelques pioches dans l’âge d’or de sa carrière, tel le break funk de « Black is the Soul » sorti directement de 94 et 96, les boucles de claviers de « Take Me » à mi-chemin entre la new-wave rétro de John Carpenter et l’ambiance gothique, l’ouverture de « Baby » qui aurait trouvé sa place sur Follow the Leader (1998). Jonathan Davis retrouve son chant possédé, hanté de son timbre batcave qu’il agrémente de son fédérateur scat (« Rotting in Vain »), de plaintes gutturales ou de son phrasé anxiogène et entêtant ‘there’s nothing in my head, there’s nothing in my head, there’s nothing in my head…’ (« Everything Falls Apart ») qui sonne d’une sincérité angoissante. La part moderne du KoRn #2016 est principalement contenue dans les apports instrumentaux où le son de Head, Munky et Fieldy fusionne un groove percutant à des éléments math-rock/djent (Love & Death n’est pas loin) et quelques bass droppings massifs sévèrement placés à en faire pâlir n’importe quelle jeune formation de ces dernières années, ce qui donne aux nouvelles chansons de KoRn un aspect plus imprévisible que ne le laissent penser de prime abord ses singles évidents à teneur plus classique dont l’intervention ponctuelle de Corey Taylor se révèle, par ailleurs et malheureusement, anecdotique. The Serenity of Suffering s’impose comme le véritable album de KoRn qui viendrait compléter le virage entamé à l’époque par Issues et enfin sublimé par Untouchables. Plus direct et cru, plus organique, viscéral et théâtral, c’est un KoRn profondément honnête envers lui-même que nous offre ce nouvel album gavé de tubes, le plus beau témoignage d’amour du groupe à son public. Sans détour, The Serenity of Suffering s’accomplit en véritable acte de foi, s’inscrit comme leur meilleur disque depuis 12 ans, sûrement l’un de leurs plus violents et travaillés de leur carrière. Merci KoRn.

Note du rédacteur :                                                                                                        J.

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Concours Nous Prod : 2 places à gagner pour LACUNA COIL @ Paris (20/10/2016)

, Le à 14:54

Cette semaine, c’est avec un immense plaisir et privilège que nous nous associons avec Nous Prod pour vous faire gagner 2 places (2×1) pour la venue de LACUNA COIL à Paris le 20 octobre prochain. Continuer la lecture

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Chronique Flash : Cane Hill – Smile

, Le à 1:44

Cane Hill est un de ces groupes qui possèdent un cachet tout particulier, à la fois grâce à leur approche singulière de leur musique qui les différencient nettement de la tendance mais également par un sentiment particulièrement viscéral qui ne vous quitte pas après écoute. C’était ce qu’avait accompli le groupe en octobre 2015 avec la sortie de leur premier EP, exemplaire de A à Z et OVNI absolu signé chez Rise Records qui s’amusait à démystifier, à briser et reconstruire les codes du metal établis depuis 20 ans. Résolument fans d’Alice in Chains, Nine Inch Nails et Korn, le groupe de Nouvelle-Orléans revient avec Smile, premier album, ayant la lourde tâche de sublimer l’essai. Cane Hill semble étrangement plus marqué par ses influences que sur son premier EP, plus metal industriel aux accents néo/fusion que metalcore groovy. L’exercice de deviner les références et inspirations est plutôt simple mais la sincérité qui bouillonne à chaque titre se déverse maladivement et violemment. Rares sont les disques actuels avec une tendance mainstream à pouvoir se vanter de posséder la même colère, un mal-être identique et une tendance similaire au vomi enragé que les premiers disques de Korn (« True Love ») et Slipknot (« MGGDA »). Cane Hill est contagieux, dérangé et parfois même dérangeant (« Cream Pie ») avec son spleen urbain en pleine décompensation. Smile est une boule de haine, un concentré salvateur de rage, un album de la trempe de ceux dont vous ressortez éprouvé, lessivé après avoir été roué de coups et traversé son abysse d’humeurs tourmentées. Sexe, religion, marginalisation, alienation, médias, Cane Hill nous fait renouer enfin avec des textes à plus haute portée dans la lignée de ceux de l’âge d’or (Antichrist Superstar) du Révérend Manson. S’il y’a bien un sourire qu’arbore Smile, c’est au mieux celui accroché au cutter au bord des lèvres. Smile a pour lui la chance de sortir en 2016 et de bénéficier d’une production solide et percutante renforçant l’aspect agressif et sauvage de la musique de Cane Hill, cela procure un véritable plus au disque qui aurait pu sortir il y’a 20 ans et potentiellement passé inaperçu. Reste que c’est aujourd’hui que Smile voit le jour et représente une fontaine de jouvence, une anomalie temporelle tout droit venue de 1999 et s’apparente à une cassure bienvenue avec les codes et clichés, où les groupes tournent de plus en plus vers l’auto-parodie, en prônant leur abrogation à grands renforts d’hymnes aux refrains marquants tels un poing écrasé sur un visage. Cane Hill est psychiatrique, par moment angoissé, hanté et halluciné, suffoquant et anxiogène. Le groupe développe sa musique dans une atmosphère lourde, et pourtant sait rester accrocheur avec un potentiel mainstream indéniable. Smile a tout du disque bipolaire de culture white trash par excellence, qui rumine ses idéations et tourne en boucle dans la tête de son auditeur/confident qu’il agresse autant qu’il caresse. Déjà culte (pour moi), on réécoutera Cane Hill comme un classique du metal industriel/alternatif de la fin du siècle dernier dans quelques années. 

Note du rédacteur : 

Julien-K

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Chronique Flash : Of Mice & Men – Cold World

, Le à 11:28

La scène du metal moderne a toujours eu ses figures de proue, et compter sur Of Mice & Men fait désormais partie des acquis depuis 2010. Après trois albums imparables et un changement de cap en cours de route , le groupe mené par Austin Carlile, qui s’est racheté une conduite depuis Attack Attack!, revient pour tenter de confirmer son statut et promettre l’album de la rentrée 2016. Cold World, quatrième production studio d’Of Mice & Men, est clairement l’album accouché dans la douleur, faisant suite à une année épouvantable pour son chanteur principal d’un point de vue santé physique, dont il n’est toujours pas remis complètement à en constater les dernières nouvelles. On était donc en droit, quelque part, d’attendre un album reflétant ce certain état d’esprit, une envie de revanche sur l’adversité, porté sur l’essentiel « de se relever et d’avancer » comme dirait Rocky Balboa… Pourtant Cold World dès les premières écoutes laisse de marbre, donne la fâcheuse impression d’être davantage composé de chutes studio du précédent album qu’un véritable disque neuf et cohérent. Vous l’aurez compris, la quatrième mouture du groupe est la suite plus que directe de Restoring Force: Full Circle et doit être pensé ainsi afin de créer une cohésion plus ferme sur scène. En soi, le précédent était déjà bon dans son genre, mais l’effet redite ne fonctionne pas tant Of Mice & Men surprend dans le mauvais sens en se reposant trop sur ses propres acquis, ou sans jamais s’éloigner de ses influences principales avec lesquelles il a grandi (Breaking Benjamin, Linkin Park en tête) jusque dans sa façon de faire sonner certains mots et gimmicks propres à la bande de Chester Bennington (‘Contagious’, ‘Relentless’, ‘Push Away’). Pourtant, le groupe avait su nous mettre l’eau à la bouche avec son premier single, ‘Pain’, véritable anomalie temporelle sortie du répertoire de Slipknot et si le duo au chant Pauley et Austin fonctionne toujours et se complète comme jamais auparavant, la sensation de déjà-entendu chez eux ou ailleurs reste persistante. Cultivant une nostalgie du néo metal post-2001 dans ses mélodies aussi simples qu’accrocheuses, ne décollant jamais de son propre répertoire pour les pistes plus personnelles, Of Mice & Men déçoit par son manque de risque évident plombé par une production molle donnant à Cold World un aspect las peinant à exploser par pertinence. Pourtant Cold World est loin d’être un ratage et n’est même pas un mauvais album, il collectionne ses tubes (majoritaires dont ‘Game of War’ une des meilleures chansons de la bande en guise d’ouverture, intimiste et posée) et ses titres plus anecdotiques à fonction de remplissage (minoritaires) mais ce qu’il fait de mieux paraît inachevé ou pouvait être davantage poussé. C’est avec amertume qu’est dressé ce constat, Of Mice & Men étant un groupe que j’affectionne particulièrement, reste que la déception est là. Cold World est un album en demi-teinte, prisonnier de ses influences et accusant d’une certaine fainéantise. Alors qu’on l’attendait comme l’un des immanquables de l’année, le nouvel album d’Of Mice & Men en reste malheureusement un des plus oubliables et sûrement le moins bon de la carrière du groupe. Coche loupé, dommage.

Note du rédacteur : 

Julien-K

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KoRn : un clip gothique et dérangeant pour l’inédite « Rotting in Vain »

, Le à 7:17

Comme tout le monde s’en doutait, le retour de la bande de Bakersfield se fera bien cette année comme en témoignait leur récente tournée des festivals principalement axée sur les hits old school de KoRn. Une préparation bienvenue étant donnée l’arrivée de leur douzième album cet automne, exécutant un retour heavy réussi. Continuer la lecture

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Live Report : Download Festival France – Jour 1

, Le à 18:45

Dieu seul sait qu’il se sera fait attendre pour son exportation en France, le bougre. Pourtant, c’est bien le 10 juin 2016 qu’a débuté la nouvelle réunion française (et plus encore) des metalheads au sein de l’Hippodrome de Longchamp. Véritable nouveau lieu de pèlerinage pour chevelus et tatoués en tout genre, le Download Festival s’imposait directement comme un incontournable de par son statut neuf et surtout sa programmation alléchante en tout point. Retour sur ces trois jours de fantaisie au nouveau bastion de la scène metal en Île-de-France. Continuer la lecture

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Live Report : the GazettE @ Le Zenith – Paris (03/06/2016)

, Le à 20:23

Plus de trois ans séparaient la dernière venue des stars japonaises du visual kei, the GazettE, et cette nouvelle réunion avec le public français dans le cadre du Zenith de Paris. Venus défendre leur dernier album conceptuel et carton complet, DOGMA, les cinq « gazemen » rassemblent-ils et déchaînent-ils les passions encore autant qu’il y’a quelques années alors que la mode du rock japonais est retombée dans nos contrées ? La bande de Ruki a donné une réponse complète et incisive sur les planches de la salle parisienne. Continuer la lecture

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Of Mice & Men : retour à Paris et live album à Brixton Academy en streaming complet

, Le à 12:51

On les attend avec impatience depuis leur passage à la Machine du Moulin Rouge en mars 2015 où le groupe avait fait sensation accompagné de ses groupes prestigieux en guests, Of Mice & Men, clairement l’un des groupes du moment compte bien s’accaparer l’année 2016 avec deux albums et une date parisienne en automne. Continuer la lecture

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Chronique Flash : ISSUES – Headspace

, Le à 23:25

Après deux EP et un album autant acclamés que moqués, ISSUES a tout du groupe qui ne laisse personne indifférent et pour cause, leurs partis pris artistiques ont de quoi faire jaser n’importe quel adepte ou puriste de chaque courant musical dans lequel emprunte sans gêne le groupe originaire d’Atlanta. Pouvant être perçu comme une énième excroissance désinvolte et extravertie de la scène metal/hardcore, comme si les londonniens d’Hacktivist troquaient leur grime pour un R’n’B assumé, ISSUES est plutôt l’antithèse claire du groupe anglais et sûrement le meilleur remède à une morosité ambiante. Headspace, leur second album, devait à la fois porter le groupe à un niveau tout autre qu’auquel nous avait préparé leur disque éponyme sorti en 2014 mais également enfoncer le clou dans une direction artistique marquée ; en somme « passer le cap du second album. » A l’écoute des singles évidents que sont « The Realest » et « COMA », forcé de constater qu’ISSUES joue la carte du compromis, parfait terrain d’entente entre un second degré d’attitude et premier degré créatif. Allant plus loin que sur le premier album dans sa fusion des genres, le groupe d’Atlanta ne pioche pas uniquement dans les genres de façon brute pour les faire coexister comme sur leur premier effort. Ici, tout est passé au niveau supérieur, la musique « djente » toujours autant et se retrouve gavée d’intentions claires et funky dans lesquelles la section rythmique groove avec justesse (« Lost’n’Found », « Hero », « Flojo ») et où les samples et scratches flottent dans des bulles d’atmosphère idyllique. Le mélange complémentaire des deux chants est plus appuyé et enrichi par l’ouverture vocale de Michael Bohn, jusqu’à lors cantonné à un rôle de voix saturée, où sur Headscape il se révèle comme chanteur à part entière via toute une nouveauté de cleans, d’uncleans et de rap en complétude totale du chant limpide et éloquent de Tyler Carter, l’identité pop du groupe. Sorti pile au bon moment pour les beaux jours, Headscape d’ISSUES est un album rafraîchissant et véritablement riche d’un groupe qui ne craint pas l’étiquetage et ne s’enferme pas dans une doctrine définie si chère aux milieux hermétiques de la scène metal. Taillé pour la scène, le second album d’ISSUES collectionne les singles potentiels qui s’enchaînent piste après piste où chaque refrain et chaque break se tatoue en mémoire à l’encre colorée. Headscape se révèle être un album qui, au-delà des premières apparences loufoques, reste le produit d’un groupe qui a des choses à dire (« Blue Wall » sur les violences policières, qui trouve autant écho chez nous que chez eux) autant par son contenu que sa forme extrêmement libérée de tout code (la fermeture sur « Slow Me Down » et son approche à la Michael Jackson…) Proche quelque part de Linkin Park et Incubus au début de la décennie précédente, ISSUES est sûrement l’un des groupes actuels, n’en déplaise aux éternels détracteurs qui continueront de détracter encore plus avec ce Headscape, qui s’inscrit le plus dans la mentalité du mouvement « néo » des années 2000 avec son rock djenty dopé au R’n’B calibré, à la pop acidulée, au rapcore bruyant et à la funk percutante. Plus riche que son prédécesseur, affranchi de toute barrière, sûrement plus radiophonique également et décomplexé, Headscape d’ISSUES a tout de l’album estival parfait. Renouvelant à la fois la fusion de genres et confirmant ses idées fraîches, on tient la relève assurée des groupes de rock juvénile dits « à campus » que l’on ressort avec les beaux jours. Une vraie cure de jouvence et de vitamine D compactée en un disque.

Note du rédacteur : 

Julien-K

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Cane Hill décroche la claque de la semaine avec « (The New) Jesus »

, Le à 22:49

Vous le savez si vous nous suivez depuis quelques temps, Cane Hill est clairement, pour nous, le nouvel espoir de la scène metal actuelle. Non seulement car ils savent se démarquer grâce à une forte identité qui tranche avec les standards du moment et surtout grâce à une volonté de renouer avec les racines du metal des années 90. Continuer la lecture

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